Nota Bene

                                                                   "La lutte de l'homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l'oubli".

                                                                                                                                                          Milan Kundera

En juillet 1996, les Jeux Olympiques rénovés, voulus et créés par le baron Pierre de Coubertin, fêtaient le centenaire de leur refondation à Atlanta, la ville de Coca-Cola (préférée à Athènes, la Cité fondatrice de l’Olympisme). Soixante ans auparavant, en 1936, ils s’étaient déroulés à Berlin, capitale de l’Allemagne nazie. A cette occasion, et pour la première fois depuis leur création en 1896, le ministre allemand nazi des sports demanda et obtint que la flamme olympique embrasât une vasque, geste devenu depuis tradition des jeux d’été comme d’hiver…

 Le 12 août 1961, sur ordre du Kremlin, la République pseudo-démocratique allemande d’obédience stalinienne érigeait à Berlin, un mur de près de quatre mètres de haut coupant en deux la ville et le pays dans le sens Est-Ouest de la guerre dite froide, lequel perdurera vingt-huit ans sous le surnom mérité de « mur de la honte ». Le 12 août 2002, soit quarante et un ans après jour pour jour, Israël édifiait à son tour un mur long de sept cent vingt trois kilomètres coupant l’Etat juif de la Palestine tout en s’octroyant au passage dans l’illicéité la plus totale 13% des territoires dévolus aux Palestiniens sans que cela ne débouche sur aucun surnom ni aucune action malgré la condamnation explicite de la Cour internationale de justice. Edifiant, non ?...

Le XXème siècle aura connu, entre autres turpitudes, deux guerres mondiales qui ont coûté la vie à plus de soixante dix millions d’êtres humains, quelques guerres coloniales qui ont fait une dizaine de millions d’autres victimes et cinq génocides : celui du million et demi d’Arméniens exterminés par la Turquie, celui des six millions de Juifs et des trois cents à cinq cent mille Tsiganes exterminés par l’Allemagne, celui des sept cent mille Serbes exterminés par la Croatie, la Bosnie et leur alliée allemande, celui des huit cent mille Tutsis exterminés par le pouvoir Hutu au Rwanda avec la complicité de la France et le silence assourdissant de la « communauté » internationale. Pourquoi ces massacres s’arrêteraient-ils ?

Prescott Bush (père et grand-père de deux futurs présidents des Etats-Unis) fut, en son temps, l'un des directeurs de l'Union Banking Corporation qui finança, entre autres, les fournitures de l'armée allemande, version IIIème Reich. Joe Kennedy (père d'un futur président et de deux sénateurs), ancien spéculateur boursier, fit fortune pendant la prohibition grâce à l'appui de la mafia qu'il sollicitera lors de la campagne présidentielle de son fils, John Fitzgerald. Avant cela, nommé ambassadeur en Grande-Bretagne, il conseillera au président Roosevelt de pencher plutôt vers Hitler que vers Chamberlain ou Churchill et se verra rappeler à Washington...

Le 16 mars 1978, le Président de la Démocratie-Chrétienne, Aldo Moro, était « prélevé » à Rome par un présumé commando des Brigades Rouges. Son corps sera « livré », cinquante-cinq jours plus tard, dans le coffre d’une R4 amarante (immatriculée Roma N57686) symboliquement stationnée à équidistance des sièges de la DC et du PCI. Questions : les B.R. possédaient-elles, dans leurs rangs, des tireurs d’élite capables d’abattre cinq gardes du corps entraînés puisque les quarante-neuf balles extraites de leurs cadavres provenaient presque toutes de la même arme ? Pourquoi le ministre de l’Intérieur, avisé de la cache du commando au 96 de la via Gradoli a-t-il préféré dépêcher ses policiers dans le village de Gradoli, situé à une centaine de kilomètres de la capitale ?...

Six mois après la sinistrement célèbre répression de la place Tian’anmen du 4 juin 1989 à Pékin, les Etats-Unis envahissent le Panama au nom de leurs seuls intérêts et massacrent plus de mille civils sans que cela ne soulève la moindre protestation. Un an auparavant, des milliers de Birmans étaient massacrés par leur propre armée sans que cela ne provoque le plus infime émoi. C’est ce qui s’appelle avoir l’indignation sélective, spécialité des gouvernants et éditocrates occidentaux…

En 1998, tandis que tout ce que la France compte d’officialités bien penchantes fête en grandes pompes le cent-cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, on découvre sur une voie publique d’Avignon une jeune Somalienne de vingt ans qui venait de s’enfuir de chez ses « maîtres » après quatre années d’asservissement total. Elle pesait trente deux kilos et souffrait d’infection tuberculeuse. Il en existerait plusieurs centaines dans le pays et deux cents millions à travers le monde. A part ça, l’esclavage a été aboli. Merci pour elles et pour eux…

Le 9 octobre 2009, M. Barack Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique depuis dix mois seulement, s’étant mis aux ordres du complexe militaro-industriel de son pays en expédiant un supplément de trente-quatre mille hommes dans le bourbier afghan, a reçu le Prix Nobel de la Paix censé récompenser des personnalités ou des institutions oeuvrant « au rapprochement des peuples, à la suppression ou la réduction des armées permanentes, à la propagation des progrès en faveur de la paix ». One comment ?...

Le 30 octobre 1979, le corps du ministre Robert Boulin est retrouvé dans la forêt de Rambouillet, roué de coups, à cinq mètres d’un étang profond, à cet endroit, de cinquante centimètres. Malgré ces indices, l’enquête conclut à un « suicide ». Le ministre en savait-il un peu trop sur le financement occulte de son propre parti (le RPR) via les dictateurs Saddam Hussein et Omar Bongo et avait-il menacé de le révéler ? Toujours est-il que, trois jours plus tard, afin de détourner l’attention d’une opinion publique et d’une presse aussi inconsistantes qu’inconstantes, les policiers de l’OCRB tiraient comme un lapin le  énième « ennemi public numéro un », Jacques Mesrine, puis se donnaient en spectacle aux friands médias…

Le 7 novembre 1968, Beate Klarsfeld, militante de la mémoire de la Shoah, giflait le chancelier allemand Kiesinger l’accusant publiquement d’être un ancien nazi et précipitant du même coup sa chute politique. Trois ans plus tard, la jeune députée Bernadette Devlin, militante de l’indépendance irlandaise, qui eut à connaître les geôles de la « démocratie » à l’anglaise, gratifiera le député conservateur Richard Mandling  d’un coup de poing en pleine figure parce qu’il avait voulu exonérer l’armée britannique du massacre que ses parachutistes avaient commis le dimanche 30 janvier 1972 dans le quartier du Bogside à London Derry en tirant à vue sur une foule désarmée causant la mort de quatorze civils et en blessant des dizaines…

Qui oserait prétendre que, pour des raisons d'ordre économique et stratégique, un gouvernement puisse aller jusqu'à rendre malades voire tuer ses propres citoyens ? C'est pourtant ce qu'il est advenu aux habitants de Handford (dans le comté de Benton, USA) quand, suite à la construction de la première centrale nucléaire au monde, au terme des années 40, les autorités ont décidé de tester travailleurs de la centrale et population autochtone à des fins expérimentales. Le but était de connaître les effets de la radioactivité sur l'organisme humain et d'en mesurer les doses tolérables...

Le 10 mai 1981, pour la première fois en vingt-trois ans, un candidat représentant la Gauche, en l’occurrence François Mitterrand, devenait Président sous la Vème République. Il l’aurait sans doute pu dès le 19 mai 1974 si la Droite française ne s’était livrée à l’un de ses tours de passe-passe favori : le bourrage d’urnes dans les DOM-TOM. Il sera réélu sept ans plus tard pour un deuxième septennat ponctué, comme une partie du premier, d’une deuxième cohabitation avec la Droite dont il s'accomoda aisément, les politiques des uns et des autres ne divergeant que sur des questions de rhétorique...

Le 22 novembre 1963, à Dallas, Lee Harvey Oswald est inculpé à 19h00 (heure locale) du meurtre d’un agent de police. 19h00 à Dallas correspondent à 14h00 en Nouvelle-Zélande. Or, le quotidien The Christchurch Star publie la nouvelle assortie d’une biographie complète de l’assassin présumé, censé être un parfait inconnu, affirmant qu’il est également le meurtrier du président Kennedy, alors qu’Oswald a été inculpé pour ce crime, dont il était plus que probablement innocent, à 23h00 (heure de Dallas) soit 18h00 en Nouvelle-Zélande…

Le 26 août 1978, le cardinal Albino Luciani était élu pape sous le pseudonyme de Jean-Paul 1er. D'une lignée doctrinale plutôt orthodoxe, il commit l'erreur de vouloir ouvrir une véritable enquête sur la banque du Vatican, ses malversations avérées et ses accointances mafieuses. Trente-trois jours plus tard, au matin du 29 septembre, on le retrouva sans vie dans sa chambre. Refus d'autopsier de la Curie. Embaumement immédiat. 33. Le chiffre christique et gravement fatal à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se dressent contre les Marchands du Temple. Son successeur, stakhanoviste de la canonisation, après avoir adopté le prête-nom démagogique de Jean-Paul II, s'empressa de remettre la Maison-mère sur le chemin du Gold Gotha avant de fréquenter quelques-unes des personnalités les plus infréquentables de la planète...

Depuis le 7 juillet 1990, une chaîne de télévision publique française diffuse un divertissement de fausse aventure dont le cadre se situe au sein du Fort Boyard, entre les îles d’Aix et d’Oléron. Bâti pour protéger la rade des assauts de la marine anglaise, non seulement son utilisation militaire n’a jamais été ce qu’elle aurait dû être mais, qui plus est, lors de la Commune de Paris, en 1871, le gouvernement dirigé par Adolphe Thiers y enferma une centaine de Communalistes, survivants du massacre dit de la « Semaine sanglante » et en attente de déportation…

Lors de sa première campagne présidentielle, le très affable William Jefferson Clinton se fendit d'un bref aller-retour dans son fief de l'Arkansas pour assister à l'exécution d'un malade mental. Après quoi, au tout début de son mandat présidentiel, il donna l'ordre à l'armée de mettre un terme aux agissements d'une secte religieuse stationnée à Waco, ce qui se solda par un total de quatre-vingt six morts, parmi lesquels une grande majorité de femmes et d'enfants. Sous sa seconde présidence, puis celle de ses successeurs, les USA alignèrent le plus fort taux d'incarcération au monde avant même qu'il rétablisse une loi datant du XVIIIème siècle, dont s'était amplement servi le sénateur Mc Carthy de sinistre mémoire, autorisant le gouvernement à emprisonner toute personne "susceptible de mettre en péril la sécurité intérieure". Lui qui avait habilement fui la conscription quand il était en âge d'être appelé sous les drapeaux, il se fit un devoir présidentiel d'ordonner les bombardements des populations civiles somaliennes, afghanes, soudanaises, serbes et qualifia le tueur de masse indonésien Suharto de "notre genre de type"...

En février 2014, la Cour des Comptes italienne accusait les trois principales agences de notation d’avoir créé une augmentation du coût de la dette du pays en occultant de leurs calculs sa richesse immatérielle faite d’œuvres d’art, de patrimoine architectural et de films, provoquant ainsi un préjudice financier de deux cent trente-quatre milliards d’euros sur trois ans. Pour mémoire, rappelons que l’Italie possède à elle seule plus de 50% du patrimoine culturel mondial…

Ces propos éclairants de David Ben Gourion, père fondateur de l'Etat d'Israël et Premier premier ministre, prononcés le 18 juillet 1948 et repris dans ses Mémoires : " Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais. Les vieux mourront, les jeunes oublieront". De Golda Meir, Première ministre, le 15 juin 1969 : " Il n'y a pas semblable chose que les Palestiniens. Ils n'ont jamais existé".  De Menahem Begin, Premier ministre, le 25 juin 1982 : " Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes". De Rafaël Eitan, Chef d'état-major de l'armée israélienne, dans le New-York Times du 14 avril 1983 : "Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille"...

Et ceux volontairement oubliés et enfouis du général Moshe Dayan dans le quotidien Ha'Aretz en date du 4 avril 1969, à contrepied et en contrepoids de tous les autres : " Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes (...). Il n'y a pas un seul endroit bâti dans ce pays qui n'ait pas eu une ancienne population arabe"...

Dans son ouvrage intitulé Le savant et le politique, le sociologue Max Weber distinguait deux sortes de politiciens : ceux qui vivent de la politique et ceux qui vivent pour la politique. Or, lorsque l'on se retrouve dans les situations politiques qui sont les nôtres, c'est à dire de mascarades médiatiques en pharisaïsmes électoralistes, on est en droit de penser qu'il n'y a plus guère de politiciens en dehors de ceux qui vivent de la politique, l'autre catégorie s'étant lentement éteinte ou ayant été réduite par la première au rang de lumignon...

La Nouvelle-Orléans est la capitale mondiale de l'incarcération. L'Etat y emprisonne un pourcentage plus important de sa population que tout autre pays au monde. Le taux d'incarcération de la Louisiane est cinq fois supérieur à celui de l'Iran et treize fois supérieur à celui de la Chine. Il est vrai que les prisons privées sont très rentables. C'est une industrie qui, en 2016, pesait déjà la bagatelle de cent-quatre-vingt-dix millions de dollars...

Quand, dans les années 80 du XXème siècle, le dictateur irakien Saddam Hussein faisait gazer vingt milliers de Kurdes, son allié étasunien (qui l'avait armé dans la guerre contre l'Iran) ne fronça aucun sourcil. Mais, quand le même dictateur, en août 1990, crut pouvoir envahir le Koweit et profiter de son pétrole, l'allié étasunien constitua via l'ONU une coalition de trente-quatre vassaux et déclencha deux opérations (l'une aérienne, l'autre terrestre), lesquelles se soldèrent, quarante-trois jours plus tard, par la mort de trois cent mille Irakiens, principalement civils, victimes de bombes au napalm, à fragmentations et à l'uranium appauvri, toutes interdites par les conventions internationales...

De surcroît, cette double opération fut à l'origine de ce qu'il a été convenu d'appeler le Syndrome de la Guerre du Golfe qui désigne un ensemble de pathologies dont on été victimes des dizaines de milliers de soldats de la coalition après leur retour. Ces pathologies, mortelles ou gravement handicapantes, ne sont jamais entrées dans le bilan officiel des pertes humaines de la coalition. A quoi s'est ajouté, pour la population irakienne, l'embargo imposé par l'ONU, responsable selon l'UNICEF de la mort de cinq cent soixante sept mille enfants, mesure reconnue comme nécessaire par l'indécente Madeleine Albright...

Le 27 juin 1980, le DC9 de la Compagnie privée Itavia quitte Bologne pour Palerme avec quatre-vingt un passagers à bord. C'est au moment où il survoie la mer Tyrrhénienne qu'il va exploser en plein vol avant de s'éparpiller en mer. Il aura fallu attendre trente-trois ans pour que deux jugements en responsabilité civile de la Cour de cassation italienne attribuent l'explosion à un missile air-air (probablement destiné à l'avion du colonel Kadhafi qui circulait dans les parages) et dont la marque conduit à un seul et unique suspect: la France. En autorisant le 22 avril 2014, la déclassification de tous les documents confidentiels concernant les attentats commis sur le territoire italien au cours de la décennie 70-80, le Président du conseil Renzi a ouvert une boîte de Pandore qui devrait mettre encore très longtemps à se refermer sur les doigts du coupable...
 
Des pays comme l’Allemagne, l’Angleterre, les Etats-Unis, la France qui ont pratiqué et s’exercent encore ici ou là de par le vaste monde au crime de guerre, à la torture, à la sédition, au génocide ou à l’ethnocide par eux-mêmes, par intérêt ou par procuration, sont-ils les mieux placés pour donner des leçons et s’ériger en juges internationaux de leurs indignes héritiers ?...

En 2012, le pèlerinage des Musulmans à la Mecque a fait entrer seize milliards de dollars dans les coffres suisses et autres de l’Arabie Saoudite, soit la deuxième manne financière après ses puits de pétrole. C’est sans doute en quoi, pour cette monarchie absolutiste qui dénonce les bonhommes de neige comme anti-religieux, Allah ne peut être qu’absolument Grand…

Dernière nation d’Europe occidentale à avoir supprimé la peine de mort en 1981, la France des notables et des nantis, autoproclamée pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, n’aura patienté que six petites années pour devenir la première nation européenne à condamner un mineur à la perpétuité pour un double meurtre dont il s’est avéré innocent mais qui lui aura néanmoins coûté quinze ans d’incarcération,violences incluses…

On a tellement reproché aux Alliés de la Deuxième Guerre mondiale de ne pas avoir bombardé les rails qui conduisaient aux camps d’extermination, que les néo-Alliés occurrentiels et interchangeables d’aujourd’hui, voyant des Hitler partout où cela sert leurs politiques à géométrie variable, bombardent à tout-va les populations civiles des pays qu’eux-mêmes décident d’incriminer…

Au cours de la campagne électorale pour l'élection présidentielle étasunienne, en 1964, le candidat du parti démocrate, Lyndon Baines Johnson, axa son discours de politique étrangère sur son refus d'intervenir militairement dans le Sud-Est asiatique au contraire de son rival du parti républicain, Barry Morris Goldwater, qui réclamait une intervention immédiate. Les électeurs, explique l'historien Howard Zinn, choisirent Johnson mais ils eurent tout de même la politique étrangère de Goldwater, à savoir : escalade et intervention...

Il y a quelques années de cela, un quelconque élu en mal probable de reconnaissance eut l'idée saugrenue, et pour d'aucuns sacrilège, de vouloir entrelarder les journaux télévisés des trois principales chaînes nationales de pages publicitaires à l'instar des stations de radios privées. Aussitôt, branle-bas de combat dans la presse, cris d'orfraies et autres poussées de fièvre indignées de la profession. Depuis lors, c'est cette même presse qui, sur Internet, accable les visiteurs de ses sites en les bardant de publicités débiles et tapageuses par lesquelles il se voit contraint de transiter ou de s'y reprendre à deux fois s'il veut accéder à la lecture de certains articles...

L'historien britannique  de l'université de Cambridge, John Coatsworth, observe que, pour la période comprise entre le début des années 60 du XXème siècle et l'effondrement du système stalinien au début des années 90, "le nombre de prisonniers politiques, de victimes de la torture et d'exécutions de dissidents en Amérique latine ont dépassé de loin ceux de l'Union soviétique et de ses satellites de l'Europe de l'Est". Et ce, avec le soutien inconditionnel voire le concours plus ou moins clandestin des Etats-Unis d'Amérique, chantres de la démocratie et de la liberté. A ce sujet, une plaisanterie de fort bon goût et pleine de justesse court sur l'ensemble du territoire latino-américain. Elle tient en une question et une seule réponse possible : Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de coups d'Etat aux Etats-Unis ? Parce que c'est le seul pays au monde où il n'y a pas d'ambassade étasunienne...

Le 21 juillet 1969, quand Apollo XI alunit, après une bonne quarantaine de milliards de dollars investis, l’un des spationautes s’extasia en ces termes : « Je vois la terre. On dirait une orange. Une orange bleue ! ». Quarante années auparavant, en 1929, le poète Paul Eluard avait écrit, dans le texte numéro 7 de son recueil L’Amour, la Poésie : « La terre est bleue comme une orange », sans que cela ne coûte le moindre centime au contribuable français. D'autant que la NASA aurait depuis effacé les bandes originales du divin alunissage alors que le texte de Paul Eluard, pour plus ancien qu'il soit, est toujours accessible. A propos : comment un drapeau (même étasunien) peut-il claquer au vent dans un environnement privé d'air ?

Les étoiles jaunes sur fond bleu, au nombre de douze, du drapeau de l’Union européenne, ne sont en rien liées à l’identification des douze premiers membres d’avant l’élargissement de la communauté économique du Vieux-Continent. Elles font référence à une représentation purement christianiste de cette Europe reproduisant la vision de la Vierge aux douze étoiles de Saint-Jean...

Le 27 février 2014, dans un rapport sur les meurtres d’enfants et d’adolescents perpétrés en Palestine, Amnesty International observait : « La fréquence et la persistance du recours à la force abusive, inutile et arbitraire contre des manifestants pacifiques en Cisjordanie par les soldats et les policiers israéliens, ainsi que l’impunité dont ils bénéficient, laissent à penser qu’il s’agit là d’une politique délibérée »…

Ceux qui ont cru que l'élection d'un président afro-américain allait changer quoi que ce soit au racisme qui règne aux Etats-Unis depuis leur fondation et à la ségrégation sociale qui en résulte voire à leur politique étrangère provocatrice et interventionniste ont eu huit années pour revenir de leur naïveté. Dans la réalité, la caste dominante étasunienne n'a consenti à l'élection de Barack Obama que pour gommer l'image désastreuse laissée par son prédécesseur auprès du monde dit "libre". Pour le reste, ce partisan de la peine de mort et de la possession d'armes, expéditeur de trente-sept mille soldats supplémentaires en Afghanistan n'aura été que  l'ixième domestique du complexe militaro-industriel, déjà dénoncé en leur temps par le sociologue Charles Wright-Mills et l'ancien président Dwight Eisenhower...

Entre juillet 1966 et mai 1996, la France a procédé à cent quatre-vingt dix neuf essais nucléaires sur le territoire polynésien, plus particulièrement sur l'atoll de Moruroa, rebaptisé Mururoa. Tandis que les techniciens de la métropole et leurs familles présentes lors des tirs étaient systématiquement soumis au passage en douche avec crèmes et savons spéciaux, rien n'était fait pour protéger la population autochtone des retombées radioactives que les autorités françaises déclarèrent officiellement nulles tout en dissuadant les Blancs de manger les poissons du lagon pendant que les Polynésiens continuaient d'en consommer. De nombreux cancers furent diagnostiqués. De nombreuses polynésiennes accouchèrent d'enfants morts-nés ou gravement malades. En langage reo-mahoi, Moruroa signifie "le grand secret". On comprend mieux pourquoi les dirigeants successifs de la Vème république atomiste ont jeté leur dévolu sur cette île...

Quand les Jihadistes afghans commettaient des attentats contre les troupes d’occupation soviétiques de l'ex-URSS, les médias occidentaux les qualifiaient de résistants. Mais quand ces mêmes Islamistes afghans, entraînés et financés par les USA, se sont mis à commettre d’identiques attentats contre les troupes d’occupation occidentales, ces mêmes médias les ont taxés de terroristes…

Les citoyens français qui, chaque année, à date fixe, tombent en pâmoison devant le défilé militaire de leurs troupes sur les Champs-Elysées, savent-ils au moins que ce 14 juillet-là ne correspond en rien au 14 juillet 1789 de la chute de la Bastille mais au 14 juillet 1790  commémoratif de la Fête de la Fédération convoquée sur le Champs-de-Mars par les élites régnantes en présence du Roi, Louis XIV, qui avait toujours la tête bien en place sur les épaules. En revanche, l'acte de naissance de la République, cette République que nos dirigeants nous chantent sur tous les tons et sur tous les toits, elle, n'est jamais commémorée. Mieux ou pire, c'est selon : deux cents ans pile après son avènement, ces mêmes dirigeants l'ont faite passer de l'ère de Valmy à l'heure de Maastricht...
 
En mars 2003, lorsque les USA décidèrent d’envahir une seconde fois l’Irak  afin de faire main basse sur son pétrole et que le gouvernement français d’alors se refusa à les suivre, les médias étasuniens unanimes qualifièrent les citoyens de ce pays de « singes capitulards bouffeurs de fromages ». Dix ans après, ils reprirent leur amicale  formule en insistant sur le fait que les singes en cause seraient devenus depuis « les tigres les plus carnassiers de la planète ». Des tigres de papier, probablement, au regard de ces grands amis étasuniens. Comme le rappela un de leurs présidents : "Parfois nous devons forcer la main de pays qui ne font pas ce que nous voulons qu'il fassent". Mais depuis, nos résidents élyséens successifs ont retenu l'adage de leur suzerain...

Le 1er Juillet 1991, à Prague, était dissous le Pacte militaire de Varsovie créé en mai 1955 à l’initiative de l’URSS stalinienne et englobant la plupart de ses feudataires du bloc dit de l’Est afin de faire face à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN ou NATO) créée quatre ans plus tôt par les Etats-Unis et regroupant leurs vassaux européens du bloc dit de l’Ouest. Malgré la dissolution dudit Pacte et la promesse faite au dirigeant de l'URSS d'alors (Mikhail Gorbatchev) de ne jamais s'approcher des frontières russes en échange de la réunification de l'Allemagne, l’OTAN est demeurée en place, cernant de plus en plus près le territoire de la Fédération de Russie, menaçant ainsi en permanence la paix sur le Vieux Continent au nom des seuls intérêts étasuniens… 

Le 6 mars 1971, ce qui reste des deux mille habitants de l’île de Diego Garcia, dans l’Océan indien, est expulsé manu militari par l’armée US qui veut installer sur cette île, gracieusement offerte par les Britanniques, une base navale. Nombre de ces Chagossiens avaient déjà quitté volontairement leur île sur la promesse d’un retour prochain. Ceux qui n’avaient pas voulu les suivre furent privés de tout moyen de survie et finirent par céder à la force. A Port-Louis, ils retrouvèrent leurs compatriotes dans les bidonvilles de la capitale mauricienne…

L’an 2005, a figuré le centenaire de la séparation à la française de l’Eglise et de l’Etat. Cent années au cours desquelles l’Eglise a continué de s’occuper de ce qui ne la regardait plus avec l’aval tacite et souvent même les finances d’un Etat qui s’occupait de ce qui n’aurait plus dû le regarder, imposant à son Education nationale des jours fériés et des semaines de vacances presque exclusivement liés à des fêtes religieuses telles que Noël, Pâques, Pentecôte, Assomption...

Dans ses Notes sur la grandeur et la décadence de l'Europe, le poète et philosophe Paul Valéry observait, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale : « L’Europe aspire visiblement à être gouvernée par une commission américaine » qu’Elle a elle-même désignée sous le travestissement de « commission européenne », dirigée par des présidents qui ont dû tout ou partie de leurs carrières aux Etats-Unis. Il ajoutait: "L'Europe n'aura pas eu la politique de sa pensée". Dans les conditions précédemment dites en avait-elle seulement une ?

La sensibilité qui gémit pour la cause tibétaine occultant volontairement les cas des Abkhazes et Ingouches de Géorgie, des Mongs du Laos, des Tamouls du Sri-Lanka, des Ouighans du Xinjiang, des Karens de Birmanie, des Sahraouis du Maroc et de tant d’autres justes causes de par le monde, ne peut apparaître que partiale, trompeuse et donc orientée…

Le micro-émirat du Qatar (celui des Palaces parisiens et cannois, des clubs de football et handball du PSG, des fonds pour certaines banlieues…) a déversé des millions de ses dollars gazogènes et pétroliers dans les caisses jihadistes d’Afrique, d’Irak, de Syrie, d’ailleurs et d’un peu partout même, participant à ce que les Services de renseignements occidentaux désignent comme « l’expansion du fondamentalisme islamiste » dont l'Irak et la Lybie sont des laboratoires grandeur-nature. Mais puisque autorités gouvernementales et médias hexagonaux applaudissent à tout rompre…

De même que le système nucléaire se contamine lui-même et se nourrit de l'argent de la contamination puis de la décontamination, de même le système libéraliste radicalisé se nourrit de l'argent de l'endettement puis du remboursement de ladite dette, les pays concernés étant contraints d'emprunter toujours plus pour payer des intérêts toujours plus élevés qu'ils n'arriveront pas à éponger totalement mais dont leurs citoyens feront les frais...

La théorie couramment admise selon laquelle l'Etat d'Israël aurait été créé pour empêcher tout retour à une extermination de la communauté juive telle qu'elle s'est déroulée en Europe lors du deuxième conflit mondial est battue en brèche par le courrier du 2 novembre 1917 adressé à Lord Walter Rothschild par le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Arthur James Balfour, s'engageant à créer un "foyer national juif" en Palestine, fût-ce au détriment de la population autochtone, ce qui s'est effectivement produit trente et un ans plus tard. Les intentions du gouvernement britannique de l'époque (soit vingt-cinq ans avant l'Holocauste) ont été clairement exposées par Lord Balfour lui-même quand il déclara : "Nous recherchons consciemment à reconstituer en Palestine une nouvelle communauté et à y expédier définitivement une autre majorité numérique dans l'avenir"...

En mars 2014, le ministre des Affaires étrangères (et même étranges) de la France, échangeait une franche poignée de main avec un nommé Oleh Tyahnybok, leader du parti nazi Svoboda qui, entre autres saloperies, avait éructé quelque temps plus tôt; "Il faut purger l'Ukraine de quatre mille Juifs". Quant au philosophe pour les nuls, suite à l'une de ses énièmes prises de parole en l'air, il affirma, péremptoire comme à son habitude, n'avoir vu trace ni de néo-nazis ni d'antisémites, place Maïdan à Kiev, sur une tribune pourtant gardée et filtrée par des miliciens  des partis nazis Svoboda et Praviy Sektor. Il est vrai que n'ayant d'yeux et d'oreilles que pour lui-même...

Le jeudi 19 octobre 1995, le cadavre du magistrat Bernard Borrel est découvert dans un ravin, à Djibouti, où il avait été détaché en tant que conseiller technique auprès du ministre djiboutien de la Justice pour des missions de coopération. Dans un premier temps, les autorités locales et françaises qualifient de "suicide" la découverte de ce corps à moitié calciné. A les en croire, le juge Borrel se serait donc infligé plusieurs fractures avant de s'immoler par le feu. Pourtant, le jour même, le chef d'état-major des forces françaises à Djibouti avait été informé qu'il s'agissait bien d'un assassinat. L'information avait aussitôt été classée "secret-défense" et elle le restera au mépris de toutes les lois jusqu'en 2007 sur pressions des différents ministres français de la Justice, des Affaires étrangères et de la présidence de la République. C'est à l'obstination de sa veuve (elle-même magistrate), de quelques juges et journalistes que ce faux-suicide sera requalifié en assassinat vingt-deux ans après les faits. Quant à la France, le 23 avril 2015, elle s'est vue, une nouvelle fois, condamnée par la Cour européenne des Droits de l'Homme. Une sorte d'habitude ou d'abonnement...

Dans son ouvrage, La Pensée tiède, l'historien britannique Perry Anderson note à propos du philosophe pour les nuls (BHL) : "Il serait difficile d'imaginer une inversion plus radicale des normes nationales en matière de goût et d'intelligence que l'attention accordée par la sphère publique en France à ce grand nigaud, en dépit des preuves innombrables de son incapacité à saisir coreectement un fait ou une idée. Une telle caricature pourrait-elle exister dans une autre grande culture occidentale aujourd'hui ?". Peut-être chez le suzerain étasunien à propos de quelques-unes de ses timbales élevées au rang de génies par la même sphère publique française et plus spécifiquement encore parisienne voire germano-pratine...

Entre 1994 et 2009, vingt et un cas de policiers ayant assassiné de jeunes Noirs non armés ont été jugés aux Etats-Unis. Trois d'entre eux ont écopé de peines légères. Les dix-huit autres sont ressortis aussi libres que l'air vicié des salles d'audience où ils ont été acquittés. Depuis, les cas de ce type ont eu tendance à s'accentuer. Pour preuves, ce policier qui, à l'été 2014, s'est autorisé un carton de douze balles (dont six mortelles) sur un énième adolescent noir toujours non armé. Pourquoi se gêner ? C'est ce qu'ont dû se dire ses deux collègues de Cleveland qui, le jour même que le Grand Jury décidait de ne pas poursuivre le meurtrier de Ferguson, ont abattu un jeune Noir de douze ans sur une aire de jeux de la ville. Et ainsi, pour les seuls cinq premiers mois de l'an 2015, trois cent-quatre vingt cinq fusillades à l'encontre de personnes issues des minorités afro-étasuniennes et hispaniques ont pu être répertoriées sans qu'il ne vienne à l'idée d'aucun responsable politique de mettre un terme à ces tirs aux pigeons...

Le 20 septembre 1992, plutôt que de commémorer le bicentenaire d’une République, ainsi qu’elles l’avaient fait trois ans plus tôt avec une révolution qui n’avait pourtant pas eu lieu ce jour-là, les élites françaises ont majoritairement préféré enterrer en grandes pompes référendaires l’esprit même de cette République originelle dans l’approbation subtilement calculée du traité de Maastricht…

Au Rwanda, suite à l’assassinat du Président Juvénal Habyarimana (volontairement non élucidé) et le déclenchement immédiat d’une guerre civile qui a opposé le gouvernement intérimaire (intégralement issu de l’ethnie Hutu) et le Front Patriotique Rwandais (essentiellement composé de militants issus de l’ethnie Tutsi) a été perpétré, entre le mercredi 6 avril et le lundi 4 juillet 1994, un génocide qui a coûté la vie à huit cent mille Tutsi, avec le soutien logistique du gouvernement français et le silence assourdissant de la « communauté » internationale…

Le 27 avril 2014, avec toute la pompe dont la richissime église catholique peut se prévaloir, le pape François et son prédécesseur démissionnaire ont conjointement célébré la cérémonie officielle de double canonisation des papes Jean XXIII (dit « le bon pape ») et de Jean-Paul II (non dit le raminagrobien) prouvant ainsi que l’un comme l’autre confondaient allègrement la notion de serviteur du bon Dieu avec celle de supporteur de n’importe quel diable tel le Croate oustachiste et antisémite Tudjman, le général fasciste Pinochet ou le fondateur des Légionnaires du Christ tout à la fois héroïnomane, pédophile et géniteur de famille nombreuse…

Entre le 5 mai et le 20 août 1981, dans la prison de Maze, en Irlande du Nord, dix militants irlandais, âgés de vingt-trois à trente ans dont la figure symbolique avait nom Bobby Sands, sont morts l’un après l’autre des suites d’une grève de la faim afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques, sans que le gouvernement britannique dirigé par Margaret Hilda Thatcher ne fasse le moindre geste pour les sauver d’une agonie qui a duré entre cinquante-neuf et soixante-sept jours…
 
La France, qui a toujours eu pour réputation d’être une terre d’accueil, serait plutôt dans la réalité la terre d’écueil que nombre d’étrangers en délicatesse politique ou économique dans leurs propres pays ont pu éprouver quand la IIIème République les a jetés dans ses sordides camps de concentration ou quand la Vème les entasse dans ses humiliants centres de rétention…

Dans son excellent et révélateur ouvrage intitulé Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, l'historien Howard Zinn note : "Un pour cent de la population américaine détient un tiers de la richesse nationale. Le reste est réparti de telle manière que les quatre-vingt dix neuf pour cent de la population restante sont montés les uns contre les autres : les petits propriétaires contre les plus démunis, les Noirs contre les Blancs, les natifs américains contre les citoyens d'origine étrangère, les intellectuels et les professions libérales contre les travailleurs non qualifiés...". Voilà une réalité parmi quelques centaines d'autres que les médias français (écrits comme audiovisuels) et leurs pseudo-spécialistes s'emploient obstinément à ignorer. 

Suite à la création par les Etats-Unis et ses vassaux de l'OTAN de la République fantoche et mafieuse du Kosovo, non seulement cette enclave artificielle ouvertement islamiste est devenue le principal foyer exportateur de jihadistes en Europe mais, de surcroît, l'on a assisté depuis l'été 2014 à l'exode de cent cinquante mille Kosovars en un peu plus de six mois vers la Hongrie, l'Autriche, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et dont le flot, aux dires mêmes des observateurs,n'est pas près d'être épongé...

Mitterrand à Vichy ? Parlons-en. Mais pourquoi taire Couve de Murville à Vichy ? Mitterrand faisant fleurir la tombe de Pétain ? Parlons-en. Mais pourquoi taire de Gaulle, Pompidou et Giscard faisant fleurir la tombe du même Pétain ? Mitterrand et Bousquet ? Parlons-en. Mais pourquoi taire de Gaulle et Papon voire le même de Gaulle et l’ex-nazi néo-chancelier Kiesinger, puis Pompidou et Touvier, Giscard et encore Papon ? Que signifie cette lecture borgne de l’Histoire ?...

Les 16 et 17 septembre 1982, les milices chrétiennes libanaises, sous le regard plus que complice de l’armée d’occupation israélienne, se sont livrées à un raid meurtrier sur les camps palestiniens de Sabra et Chatila, essentiellement peuplés de vieillards, de femmes et d’enfants. Quarante heures ininterrompues de viols, de tortures, d’assassinats qui ont fait entre mille et trois mille morts parmi la population civile palestinienne…

En 2013, la ville de Nice comptait le plus grand nombre de caméras de vidéosurveillance en France (soit une pour trois cent-soixante habitants), les plus importants effectifs de policiers municipaux du pays (soit un pour neuf cent deux habitants) et les résultats parmi les plus médiocres en matière d’atteinte aux biens (à la quatre-cent unième place sur quatre-cent huit) comme en matière de violences aux personnes (à la trois cent quatre-vingt neuvième place). De surcroît, elle détenait également le record national de candidats au djihad. Trois ans plus tard, au soir du 14 juillet 2016, un poids lourd de dix-neuf tonnes conduit par un djihadiste inconnu des services de police fonça sur la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais dans l'attente des feux d'artifice et causa la mort de quatre-vingt-six personnes et plus de deux centaines de blessés. Pourtant, la veille et l'avant-veille (les 12 et 13 juillet) au volant du camion qu'il avait volé, le djihadiste récemment converti s'était montré par deux fois sur cette même Promenade, pourtant interdite par arrêté municipal aux poids lourds de plus de trois tonnes, stationnant à deux reprises devant  l'hôtel Négresco sans quitter sa cabine, sans même simuler une livraison et surtout sans que cela n'alerte en rien les contrôleurs tranquillement assis devant leurs écrans...

Comment réussir à faire se suicider d’une balle dans la nuque, d’une balle derrière l’oreille et par pendaison avec un fil électrique, trois détenus menottés dans le dos dont eux-mêmes et leurs cellules étaient quotidiennement fouillés ? C’est l’exploit réalisé par la « démocratie » allemande, le 18 octobre 1977, dans la prison de Stammheim, sur les personnes d’Andreas Baader, Jan-Carl Raspe et Gudrun Ensslin, dirigeants de la Fraction armée rouge…

Le 9 novembre 1989, tombait le mur de Berlin qui coupait l’Allemagne en deux. Toutefois, l’espace géographique scindé par cette frontière ne correspondait en rien aux divers points de jonction des troupes soviétiques et étasuniennes au terme du Deuxième conflit mondial. Si tel avait été le cas, ce sont les trois-cinquièmes de la superficie de la RDA qui auraient dû se trouver dans la zone d’influence occidentale. Mais, de même qu’en octobre 1944, Churchill et Staline s’étaient entendus pour dépecer les Balkans sur le dos des populations, entre février et juillet, Roosevelt et le même Staline  s’étaient déjà accordés pour laisser filer dans l’escarcelle soviétique la totalité de l’étendue qui constitua la RDA et dont la limite avec la RFA naquit d’un tracé britannique datant de janvier 1944. Puis vint Yalta, juste pour la photo…

Les partis sont des modèles réduits de la société politique. Des rangs subalternes de la salle jusqu'à son fond, on trouve le peuple des militants et sympathisants venus assister au meeting du chef. Au milieu et au-devant, se situe l'aréopage des élus du parti et de leurs invités de marque. Tout en haut, sur la scène et triés sur le volet, ceux qui sont censés compter dans le parti avec, en leur centre, le chef en personne. Celui-ci s'adressera en dernier à son public de fidèles. Non par modestie ou humilité, mais parce que dans les partis c'est le dernier orateur qui a raison de tous ceux qui l'ont précédé. La question que l'on peut se poser concernant les partis est donc la suivante : comment une organisation de type oligarchique peut-elle prétendre pratiquer la démocratie une fois au pouvoir ? 

Dans son ouvrage-phare publié aux Etats-Unis en 1956 et intitulé L'Elite du pouvoir, le sociologue Charles Wright-Mills remarquait: "On peut concevoir les hommes des hautes sphères comme un ensemble de groupes dont les membres se connaissent, se rencontrent dans les bureaux ou la vie mondaine, et par conséquent tiennent compte les uns des autres quand ils prennent leurs décisions. Les membres de l'élite selon cette conception se considèrent et sont considérés par les autres, comme le noyau des 'classes sociales supérieures'. Ils forment une entité sociale et psychologique plus ou moins compacte (...). Ou l'on est accepté par cette classe, ou on ne l'est pas; c'est une limite [auto]qualitative, et non une échelle numérique, qui les sépare de ceux qui ne font pas partie de l'élite...".

La France est cette République d’un genre légèrement bananier, proxénète de régimes africains concordants et mimétiques, dans laquelle une aristocratie de roture cooptée et prépotente, composée pour l’essentiel de fils et filles de…élargie à des proches et autres serviteurs fidèles, règne sur tous les terrains décisifs en parvenus arrogants. Le peu d’entre celles et ceux qui, hors de ce cercle, sont autorisés à s’insinuer à travers les mailles du filet ne constituent en rien des exceptions mais leurs alibis…

Le 26 mai 1993, à l’Olympiastadion de Munich, en finale de la première Ligue des Champions, sur un corner tiré de la gauche vers la droite par Abedi Pelé et repris de la tête par Basile Boli, à la quarante-troisième minute du match, l’Olympique de Marseille (dirigé par l'homme d'affaires Bernard Tapie et entraîné par le Belge Raymond Goethals) devenait le premier club de football français champion d’Europe en battant le grand Milan AC. Depuis lors, les commentateurs français (dits sportifs et autres) font semblant de ne pas s'en souvenir et aucun autre club français, depuis vingt-cinq ans, n'a plus réussi à brandir la coupe dite aux grandes oreilles. Mais s'il advient qu'un jour l'un de ces autres y parvienne, gageons que nos muets actuels n'en finiront plus d'en parler...

Un pseudo-philosophe qui se prend les pieds dans le tapis en citant un théoricien qui n’a jamais existé, un pseudo-scientifique qui se mélange les crayons en reproduisant de faux graphiques sur le climat, un pseudo-romancier qui confond révisionnisme et fiction, avec le temps des postures médiatiques finit toujours par arriver le moment des impostures révélées…

Si l'on ajoute à la suite du FBI et de la CIA, la fameuse NSA (National Security Agency) et les moins célèbres mais tout aussi pernicieux NRO (National Reconnaissance Office), NSC ( National Security Council), NIE (National Intelligence Estimate) ainsi qu'une bonne dizaines d'autres officines du même acabit, l'on peut dire des Etats-Unis d'Amérique qu'ils sont : soit la "démocratie" la plus paranoïde de la planète, soit la société la plus anti-démocratique du monde occidental...

Le 31 janvier 2014, un rapport des plus officiels établissait à plus de cent quarante mille le nombre de Sans-abri officiels en France. Soixante ans auparavant déjà, un certain Henri Grouès, plus connu sous le nom d’abbé Pierre, lançait un appel en faveur de ces mêmes délogés dont l’une venait de mourir de froid de la même manière qu’il en meurt encore de nos jours quotidiennement et en toutes saisons…

Le mardi 11 septembre 1990, le Président George Herbert Bush père monte à la tribune du Congrès étasunien pour proclamer le « Nouvel Ordre mondial ». Le mardi 11 septembre 2001, soit onze ans après,  jour pour jour, sous la présidence de George Walker Bush fils, un attentat terroriste par avion détruit les deux tours jumelles du World Trade Center de New-York et une partie du Pentagone causant la mort de deux mille neuf cent soixante-dix-sept personnes. Hypothèse basse : entre ces deux dates (dont la seconde est un rappel évident de la première) quelle partie du contrat d’affaires le clan Bush et le complexe militaro-industriel étasunien n’ont pas respecté aux yeux des commanditaires ? Hypothèse haute : entre ces deux dates (dont la seconde est un rappel évident de la première), n'a-t-on pas assisté à la mise en oeuvre du protocole devant conduire au Nouvel Ordre mondial proclamé onze ans auparavant, jour pour jour (le mardi 11 septembre 1990 donc) par une autre administration néo-conservatrice et qui devait ouvrir sur "le nouveau siècle américain" ?

Ce même 11 septembre 2001, au moment des attentats, se tenait à l’hôtel Ritz-Carlton  de Washington, l’Assemblée générale annuelle des investisseurs du groupe Carlyle présidée par Frank Carlucci (ex-directeur de la CIA et proche des Bush) avec, à ses côtés, Chafik Ben Laden, frère d’Oussama. Quand on en fit la remarque à Carlucci, il répondit que « comme tout investisseur, Chafik Ben Laden avait le droit d’assister à la réunion, ce qu’il a choisi de faire ». Mais précisément, pourquoi Chafik Ben Laden (frère d’Oussama) a-t-il "choisi de le faire" ? Quel événement connexe aurait pu l’en dissuader, dont personne n’était censé être au courant ?

Une autre interrogation à propos de ces odieux attentats : comment s'y prit un autre prince saoudien, alors qu'aucun appareil n'était autorisé à décoller ou à atterrir sur tout le territoire des Etats-Unis, pour affréter un charter, dès le lendemain, dans lequel il ramènera toute la famille Ben Laden chez elle, en Arabie Saoudite, le pays où la seule loi religieuse qui vaille oblige à croire que la terre est plate ?

 Last but not least : un parallèle peut être fait entre la Commission Kean-Hamilton chargée d'enquêter sur les attentats du 11 septembre 2001 à New-York puis à Arlington d'une part et la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, d'autre part. En effet, si la Commission Kean-Hamilton est partie, sans plus en démordre, sur l'hypothèse de travail suivante: "Al-Quaida et l'organisation des attentats du 11 septembre", la Commission Warren avait en son temps posé comme énoncé, sans plus jamais le remettre en cause : "Lee Harvey Oswald, assassin du président Kennedy". Depuis quand ce qui pourrait être la conclusion d'une enquête devient-elle l'introduction par laquelle tout doit découler ? 

Vingt-huit ans avant le 11 septembre étasunien, commémoré année après année par les médias hexagonaux, il y eut un autre 11 septembre qui se déroula au Chili où un président démocratiquement élu vit son Palais bombardé par sa propre armée, lui-même assassiné les armes à la main et son gouvernement démocratique balayé par un coup d'Etat militaire encouragé, aidé puis soutenu par les Etats-Unis qui causa la mort de plusieurs milliers de Chiliens dont le poète Prix Nobel de littérature Pablo Neruda mais que les médias hexagonaux ne rappellent jamais au souvenir de leurs chers lecteurs, auditeurs et téléspectateurs...  

Entre 2000 et 2009, en France, soixante et un policiers sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Au cours de la même période, six mille cent soixante-quatre salariés sont morts par suite d’accidents du travail. Les premiers ont eu droit à des funérailles nationales avec tapage médiatique audiovisuel à la clef. Les seconds, cent fois plus nombreux, ont dû se contenter d’obsèques familiales avec silence-radio sur toutes les ondes…

Samedi 7 octobre 2006 : assassinat commandité de la journaliste russe Anna Politkovskaïa de quatre balles à bout portant, dans la cage d’escaliers de son immeuble. Chroniqueuse à la Novaïa Gazeta, elle s’efforçait de dire certaines réalités sur la guerre que le gouvernement de son pays mène dans le Caucase. Les journalistes occidentaux lui ont rendu hommage, la qualifiant « d’honneur de la Russie », eux dont la plupart sont quotidiennement le déshonneur du journalisme, de parfaits anti-Politkovskaïa…

En mai 2014, on apprenait qu’une radio anti-cubaine, haut-parleur d’un groupuscule installé à Miami, responsable d’actions terroristes commises sur le territoire cubain et financé par une Fondation paravent de la CIA (chargée de déstabiliser des gouvernements ou des oppositions « inamicales » comme en Ukraine) émettait depuis le sol français et le centre de radio en ondes courtes sis sur la commune de Saint-Aoustrille dans l’Indre géré par Télédiffusion de France dépendant directement du gouvernement français…

Dans son ouvrage intitulé Spirale de la violence, Don Helder Camara observait : "Il y a trois sortes de violences. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d'hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La deuxième est la violence révolutionnaire, qui nait de la volonté d'abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d'étouffer la deuxième en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n'y a pas de pire hypocrisie de n'appeler violence que la deuxième sorte, en feignant d'oublier la première qui la fait naître et la troisième qui la tue". A tout bon entendeur muni d'une cervelle...

Les Palestiniens sont les Amérindiens du Proche-Orient. Comme eux, ils ont connu des massacres de femmes et d’enfants, des expulsions manu militari, des exécutions sommaires, des transferts de population, des blocus affameurs, la colonisation sauvage et les réserves de la bande de Gaza et d’une partie de la Cisjordanie. Les quelques missiles éculés que leurs extrémistes lancent à dessein sur le colon limitrophe ont autant d’effets que les flèches des Amérindiens face aux canons et aux fusils à répétition des tuniques bleues étasuniennes, mais ce sont eux que l’on montre du doigt… 

Du 14 au 28 octobre 1962, ce qu’il a été convenu d’appeler « la crise des missiles de Cuba », à propos des missiles nucléaires de l’URSS pointés sur le territoire des USA n’était nullement (comme on l’a fait croire) un acte d’agression ou d’intimidation plus ou moins délibéré de l’Union soviétique à l’encontre des Etats-Unis mais une riposte  à l’installation des missiles étasuniens pointés sur la Russie depuis le territoire turc, un an auparavant. Pour autant, la Russie n’avait pas alors tenté de débarquer en Turquie comme les Etats-Unis s’essaieront à le faire, trois mois seulement après « la crise », dans la désormais ridiculement célèbre Baie des Cochons. Toujours cette lecture borgne de l’Histoire…

Le jeudi 5 février 1987, le Lear-Jet de Michel Baroin (président de la GMF et de la FNAC)) se crashe au nord de Douala, au Cameroun. Version officielle : une panne de circulation aurait actionné les alarmes de survitesse et les pilotes n’auraient pas réagi comme il se devait. La boîte noire, arrivée tardivement en France, serait restée muette. Dix ans plus tard, suite à une enquête serrée, la journaliste Dominique Lorentz a démonté la version officielle et démontré que cet accident (survenu un an jour pour jour après l’attentat commis à la FNAC-Montparnasse et dix mois après « l’accident » mortel de la fille de Michel Baroin) avait bel et bien maquillé un assassinat au cours d’Une Guerre de l’atome dont Véronique puis son père et Georges Besse furent parmi les premières victimes…

Le 26 septembre 2014, à la tribune de l'ONU, le résident élyséen n'a pas eu un mot pour les victimes palestiniennes de l'occupant terroriste israélien, soit dix mille blessés et deux mille cinq cents morts civils, en majorité des femmes et des enfants. De son côté, le résident de la Maison-Blanche a déclaré le plus sérieusement du monde que "la violence de la région a conduit nombre d'Israéliens à renoncer à la paix...". Quant à la Cour pénale internationale, censée juger les crimes de guerres et les crimes contre l'humanité incluant les bombardements d'écoles, d'hôpitaux, de fermes, d'usines, sans parler des tortures et des viols, commis lors de cette énième agression israélienne à Gaza, elle n'a pas jugé bon de s'exprimer concrètement sur le sujet...

Face à l'ultra-médiatisation de l'affaire Grégory, en 1984, celui que l'on surnomma "le petit juge" se fourvoya ou fut amené à le faire sous les diverses pressions qui s'accumulèrent autour de sa personne. Il avait alors trente-deux ans et c'était sa première instruction. il commit des erreurs d'appréciation, de jugement. L'assassinat d'un enfant au sein d'une phratrie divisée, aux réactions archaïques, n'est sûrement pas le meilleur moyen de débuter une carrière. Les médias et même certains de ses collègues ont beaucoup dit et plus encore médit à propos du juge Jean-Michel Lambert. Trente-trois ans plus tard, quelques jours après la réouverture (judiciaire et médiatique) du dossier, il se donna la mort. Sur la chaîne d'informations toxiques CNews (ex-I-Télé), le 12 juillet 2017, un animateur illettré ou trisomique déclara en guise d'oraison personnelle: "On se croirait dans un mauvais roman de Georges Simenon". Mais bon : faut-il se fier au jugement péremptoire d'un illettré trisomique ?

Si les quatre cent mille soldats Ryan tués entre 1942 et 1945 sont un lourd tribus payé par la jeunesse des Etats-Unis pour la libération de l'Europe, comment qualifier alors les vingt-sept millions de Popofs (soldats et civils confondus) tués entre 1940 et 1945 sans le sacrifice desquels ni le débarquement en Sicile ni le débarquement en Normandie n'auraient pu avoir lieu, ce qui aurait prorogé la Deuxième Guerre mondiale de plusieurs mois, accentuant encore le nombre des morts estimés à un total de cinquante-trois millions. Car c'est en effet, aux trois pâtées que l'armée soviétique a infligées à l'armée allemande devant Leningrad, Kourk et Stalingrad et au blocage des troupes du Reich sur le territoire russe (ainsi que l'a reconnu le général Dwight Eisenhower) que ces deux débarquements ont pu avoir lieu aux jours et aux endroits où ils se sont produits. Bon, d'accord. Hollywood a fait le reste. Mais même avec la meilleure volonté hollywoodienne, le sinistre bilan chiffré continuera à parler de lui-même...

A entendre la dévotion dont font quotidiennement preuve les élites françaises et leurs relais médiatiques à l'égard de l'actuelle et provisoire puissance économique dominante, on comprend mieux pourquoi leurs prédécesseurs en affaires comme en propagandes n'ont eu ni peine ni pudeur, hier comme jadis, à collaborer avec les puissances militaires occupantes et comment leurs successeurs feront exactement de même avec les futures puissances hégémoniques...

En novembre 2012, Amnesty International nous apprenait ou nous rappelait qu’en Colombie, en Haïti et au Mali des fillettes et des adolescentes étaient régulièrement victimes de violences sexuelles ; qu’au Nigeria, au Chili et au Cambodge des expulsions forcées jetaient des milliers d’enfants dans les rues; qu’en Syrie des enfants étaient victimes d’actes de tortures et d’exécutions sommaires ; qu’aux Etats-Unis deux milliers de mineurs condamnés à perpétuité n’avaient pour seul avenir que de mourir en prison. Quant à l’Europe, au Proche-Orient et dans ce qui reste du monde…

En avril 2003, quand l’armée des Etats-Unis envahit puis occupa l’Irak, elle ne remua pas d’un pouce face au pillage des bibliothèques et à la mise à sac des musées dont nombre d’entre elles et d’entre eux recélaient des trésors artistiques et donc humains plusieurs fois millénaires. En revanche, cette même armée protégea d’emblée les puits de pétrole. C’est aussi cela la barbarie…

Le 15 janvier 1999, selon les médias occidentaux, quarante-cinq « paisibles villageois » de Raçak (au Kosovo) ont été abattus « à bout portant » par la police serbe. A ceci près que ces quarante-cinq individus  « inoffensifs » se sont avérés des combattants de l’UCK armés jusqu’aux dents et abattus par des balles longue distance, autrement dit en situation de combat. Le énième mensonge du conflit entre l’OTAN et la Yougoslavie accrédité par les médias et signé de l’ambassadeur William Walker, connu pour avoir formé à Fort Benning la fine fleur des tortionnaires d’Amérique latine dont les escadrons de la mort qui ont opéré au Salvador…

Le 9 septembre 2001, le commandant Ahmed Chah Massoud, icône des commentateurs à la botte et autres piètres penseurs occidentaux, était victime d’un attentat suicide. Cet islamiste intégral, qui dirigeait lui-même la prière de ses soldats et imposait à son épouse burqa et réclusion, était également un épurateur ethnique d’envergure qui avait fait massacrer, à Kaboul, des centaines de chiites, ne tolérant dans ses troupes que des combattants issus de l’ethnie Tadjike. Deux ans après sa mort, la poste française édita un timbre à son effigie comme elle l’avait déjà fait en février 1989 pour le comte de Noailles, compagnon de massacre de Rochambeau à Saint-Domingue sous Napoléon…

Le Bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU indiquait qu'en 2014 les autorités israéliennes avaient détruit cinq cent quatre-vingt dix structures appartenant à des Palestiniens de Jérusalem-Est et de la Zone C, forçant mille cent soixante dix-sept d'entre eux à se déplacer. Selon ce Bureau de coordination, il s'agit du plus important déplacement de population enregistré en Cisjordanie depuis 2008. Ces déplacements et déportations forcés qui durent depuis des décennies répondent au mot d'ordre sioniste : "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre". A ceci près que le peuple qui ne possédait pas de terre en possède désormais une alors que celui qui en possédait une la voit se transformer jour après jour en peau de chagrin. En tout cas, ce doit être l'avis des quatre cents rabbins d'Israël et d'ailleurs qui ont demandé au chef du gouvernement israélien d'en finir avec ces démolitions...

Le 24 octobre 2005, disparaissait Rosa Parks à l’âge de quatre-vingt douze ans. Un demi-siècle auparavant, le 1er décembre 1955, cette couturière, exténuée par une journée de dur labeur, avait refusé de céder sa place dans le bus à un Blanc, ainsi que l’exigeait la loi. Arrêtée, emprisonnée, cette répression suscita une campagne de protestation et de boycott de la Compagnie durant près de quatre cents jours, conduite par un jeune pasteur nommé Martin Luther King, qui contraignit la Cour suprême des Etats-Unis à abolir les lois ségrégationnistes dans les bus…

Les individus n'étant ni fondamentalement honnêtes, ni totalement libres voire libérés et moins encore indépendants, on ne voit pas très bien comment ceux de ces individus qui font les médias pourraient être à la fois libres, honnêtes et indépendants. Toutefois, en tant que donneurs de leçons pemanents, revendicateurs à tout bout de propos de la liberté d'expression, ceux que l'on désigne indifféremment par le terme de journalistes devraient être plus ou au moins mieux que tout autre libres, honnêtes et indépendants, ce que l'immense majorité d'entre eux ne sont en rien ou fort bien peu...

De même que la pauvreté n'est pas un départ mais une addition de facteurs systémiques appauvrissants eux-mêmes nés d'inégalités de plus en plus prégnantes et violentes, de même les actes terroristes en eux-mêmes sont des aboutissements dûs à une somme de facteurs frustrants, excluants, bloquants eux-mêmes nés de politiques socialement et culturellement discriminatoires et répressives. Celles-ci n'excusent en rien ceux-là mais les deux sont indissociablement mêlés...

Parrain de l'évasion fiscale (dit aussi évitement) au profit du Luxembourg et de trois cent-quarante multinationales quand il était premier ministre du Grand Duché, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne intronisé par les dirigeants européens et les partis de droite et dits de gauche, déclarait le 29 janvier 2015 : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens...". Garde-à-vous et Heil Lui !

Un nazi ou un pro-nazi peut-il être un génie ? A en croire les historiens et critiques littéraires de tous les temps et de toutes les modes, la réponse est indubitablement oui puisque leur Louis-Ferdinand Céline en a été à la fois l'un et l'autre jusqu'au bout des ongles, collant aux théories antisémites hitlériennes avant même qu'elles ne se propagent par le fer et le feu dans toute l'Europe puis bouclant ses valises en même temps que l'occupant allemand au terme de la guerre pour s'exiler d'un château, l'autre en attendant courageusement que tout se tasse avant de rentrer pleurnicher dans le soutif d'une République qui se montra plus que bonne fille...

Une des spécialités des vraies-fausses démocraties libéralistes est le travestissement d'assassinats de personnalités devenues par trop gênantes en suicides ou en accidents. On l'a vu, en France, avec les morts de Robert Boulin, de Michel baroin et de quelques autres personnalités. En Italie, la mort d'Edoardo Agnelli Jr, fils de feu Gianni Agnelli dit l'Avvocato (ex-patron de la FIAT) entre dans la première catégorie. Et donc comment, le 15 novembre 2000, se précipiter du haut d'un viaduc autoroutier à une heure de pointe sans être vu de personne pour atterrir quatre-vingts mètres plus bas toujours chaussé de ses mocassins ?  Puis, comment être inhumé en catimini sans passer par la case autopsie ? Enfin (mais peut-être pas), attendu ses engagements politiques et religieux, quel document le dissonant héritier Edoardo Jr aurait-il obstinément refusé de signer quelques semaines avant sa mort ?

Dans la nuit du 4 au 5 août 2012, des agressions racistes éclataient à Aigues-Mortes à l’encontre de certains éléments de la communauté maghrébine, lesquelsn'avaient jamais posé le moindre problème et étaient parfaitement intégrés de la même façon que dans la nuit du 16 au 17 août 1893 leurs ascendants s’étaient déjà livrés à un pogrom à l’encontre d’immigrés italiens venus travailler dans la Compagnie des salins du Midi, eux aussi parfaitement assimilés, et dont une dizaine d’entre eux avaient été tués à coups de pelle, de pioches, de fusils et une cinquantaine d'autres plus ou moins gravement blessés. En 1893, les coupables furent tous acquittés par le tribunal à la grande satisfactions des autochtones. En 2012, l'appareil judiciaire prononça des peines de prison ferme qui entraînèrent de vives protestations de la part des Aiguemortais. Décidément, il y a des lieux où l’atavisme marque...

Depuis que la guerre existe, on a eu le temps de se faire à l'idée que les armées d'occupation (voire de "libération") sont liées à la prostitution comme une corde à son pendu. Toutefois, depuis la fin du XXème siècle, l'ONU a inventé pour ses "soldats de la paix", la prostitutionnalisation de l'après-guerre. C'est ainsi qu'en Bosnie et au Kosovo (entre autres) il n'y a jamais eu autant de bordels que depuis leur accession à la pseudo-indépendance. Les principaux clients sont les employés civils et militaires de l'ONU. La plupart des prostituées non consentantes sont des mineures âgées de treize à quinze ans...

Les questions posées par la plupart (pour ne pas dire la totalité) des commentateurs d'actualités sont autrement plus révélatrices sur eux-mêmes que les réponses de leurs invités sur la problématique en cause. Que ces questions soient d'une banalité confondante, d'une complaisance coupable ou d'une agressivité patente selon l'invité, elles énoncent le degré d'incompétence ou de soumission de celui ou celle qui les pose...

Selon The New-York Times qui a vérifié soixante mille câbles diplomatiques saoudiens révélés par Wikileaks, l'Arabie Saoudite a mis en place un système de prosélytisme financier à l'échelle planétaire afin de promouvoir un islamisme sunnite des plus radicaux pour ne pas dire des plus extrêmistes...

Qui pourrait croire que, pour des raisons d'ordres économique et stratégique, un gouvernement puisse aller jusqu'à rendre malades voire tuer ses propres citoyens ? C'est pourtant ce qu'il est advenu aux habitants de Handford (dans le comté de Benton, USA) quand, suite à la construction de la première centrale nucléaire au monde, les autorités ont décidé de tester travailleurs de la centrale et population locale à des fins d'expérimentation. Le but était de connaître les effets de la radioactivité sur l'organisme humain et d'en mesurer les doses tolérables...

Quand on voit la façon dont la Commission européenne a traité des Etats tels que l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, Chypre et la Grèce (avec la complicité du FMI et de la BCE), comment peut-on encore s'étonner qu'elle se moque comme d'une guigne du sort des migrants qui viennent s'échouer par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes et dont quatre mille sont morts noyés au cours de la seule année 2016. Comme le rappelle le sociologue libanais George Corm, les causes historiques et politiques des migrations sont la colonisation, le besoin de main d'oeuvre à bas coût et les guerres déclenchées au Moyen et Proche-Orient par les divers dirigeants étasuniens et leurs vassaux européens...

La deuxième chaîne de la télévision publique allemande a été prise la main dans le sac à embrouilles pour avoir employé de faux-acteurs qu'elle a déguisé en soldats russes, combattants aux côtés des séparatistes ukrainiens. Quant à la première chaîne allemande, elle a publié de fausses images de la présence de troupes russes en Ukraine, les photos ayant été prises dans le courant de 2009 en Géorgie. "L'information, observait le philosophe Gilles Deleuze, est le système contrôlé des mots d'ordre"...

Qui, le premier, a eu l’idée d’une Constitution européenne ? Le président étasunien Dwight Eisenhower. Qui, le premier, a suggéré l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ? Le président étasunien William J. Clinton. Qui, le premier, a fermement invité les pays baltes à rallier l’OTAN et l’Union européenne ? Le président étasunien George Walker Bush. Pour sa part, le Traité de Rome du 25 mars 1957 est un copié-collé des préceptes commerciaux du droit étasunien. Quant aux deux officiels pères fondateurs de l’Europe (Jean Monnet et Robert Schuman), ils furent en leur temps qualifiés par les Etats-Unis themselves « d’employés au service des intérêts américains »…

Au terme de la guerre du Golfe, en 1991, le Président étasunien George Herbert Bush félicita les journalistes pour le caractère extraordinaire de leur couverture médiatique. Au terme de la guerre que l’OTAN déclara à la Serbie, en 1999, ce furent les journalistes en personne qui félicitèrent le porte-parole de cette organisation de ses efforts pour les informer. Lors de la guerre contre l’Irak, en 2003, des journalistes sélectionnés par le commandement militaire acceptèrent d’être intégrés à la troupe sous la condition de ne dire ou de ne montrer que ce qu’autorisait ledit commandement. Ainsi louvoie la position de l’informateur couché…

Le 25 janvier 2011, Hashim Taçi (ex-chef de l’organisation terroriste mafieuse UCK) ci-devant Premier ministre de la république fantoche du Kosovo, a été cité par une commission d’enquête du Conseil de l’Europe dans un vaste trafic d’armes, de stupéfiants et d’organes humains prélevés sur trois cents prisonniers serbes déportés à cet effet du Kosovo au nord de l’Albanie en 1999,confirmant  ainsi les accusations de l’ancienne présidente du Tribunal pénal international Carla Del Ponte dans son ouvrage consciencieusement occulté par les médias occidentaux…

Entre juin et août 2003, une canicule exceptionnelle a frappé l’Europe y provoquant soixante-dix mille morts dont vingt mille dans la seule France, pays parmi les plus touchés, les plus mal préparés et les moins réactifs face à la catastrophe : insuffisance de l’évaluation des risques, déficience de la coordination des services sanitaires, absence de médecins libéraux…

Le 12 avril 1961, le Russe Youri Gagarine est devenu le premier cosmonaute à voyager dans l’espace à bord de la capsule Vostok1. Parti de la base de Baïkonour à 9h07 (heure de Moscou), il a effectué une révolution de 1h48 autour de la Terre avant de se poser à 10h55 près de Saratov, achevant sa descente en parachute…

En 2006, soit cinq ans après les attentats du World Trade Center et du Pentagone, le FBI a reconnu n'avoir jamais détenu le moindre élément de preuve contre Ben Laden, lequel a toujours nié en être le commanditaire, de même que pour les attentats contre les ambassades US du Kenya et de Tanzanie. Quant à la fameuse Al-Quaida elle n'était à cette époque que le nom de code de la base de données contenant les patronymes de tous les agents que la CIA a formés et envoyés combattre les troupes de l'ex-Union soviétique en Afghanistan sous la direction de Ben Laden et qui, au moment voulu, est devenue comme par enchantement le nom de la plus puissante organisation terroriste islamiste, en attendant Daech...

Depuis le 28 février 1986, à 23h21, que le Premier ministre suédois Olof Palme a été abattu à Stockholm par un tireur isolé d’origine finnoise, jamais les policiers n’ont abouti dans leur enquête. L’eussent-ils fait qu’ils auraient dû impliquer ceux de leurs collègues d’extrême droite qui ont balisé la piste de l’assassin, du cinéma Grand jusqu’à l’angle des avenues Sveavägen et Tunnelgatan, juste après la boutique Dekorima, où Olof Palme a été exécuté d’une balle dans l’aorte...

L'histoire du Vatican, durant tout le XXème siècle, procéda d'une constante liaison amoureuse entre les diverses papautés et l'Allemagne quels qu'en fussent ses dirigeants, y compris durant les deux guerres mondiales auxquelles ce pays soumis l'Europe et le monde. Ce n'est donc pas un pur hasard si, le 19 avril 2005, Mgr Joseph Aloisius Ratzinger devint pape sous le pseudonyme de Benoît XVI. C'est bel et bien en hommage au Quinzième du nom et du chiffre que celui que l'on surnommait le Panzer-cardinal adopta ce prête-nom. Ce même Benoît XV qui avait tout tenté en son temps pour que l'Italie et les Etats-Unis restassent neutres au regard du Premier conflit mondial et pour que la France paie le prix le plus élevé possible quant à sa revendication des territoires alsaciens et lorrains. Son successeur (un certain Pie XII) ne se fit pas davantage prier pour lui emboîter le pas, lui dont le surnom quand il n'était que le cardinal Pacelli fut "Il Tedesco", autrement dit : l'Allemand...

Le 29 août 2005, l'ouragan baptisé Katrina ravageait la Nouvelle-Orléans. La totalité des habitants furent déplacés. La Cité Calliope survécut à la catastrophe. Trois ans plus tard, les dirigeants politiques décidèrent de sa démolition, substituant du même coup au logement social en place une privatisation des terrains. C'est ainsi que les promoteurs immobiliers détruisirent un à un ces logements sociaux en parfait état pour les remplacer par de nouvelles habitations, aux mêmes endroits, dont les 90% de la population qui y vivaient antérieurement au passage de l'ouragan n'ont pu retrouver à se loger au vu du côut des nouvelles constructions...

Comment financer une campagne présidentielle contre le candidat désigné de son propre Parti quand on est Premier ministre et que l’on dispose de complices peu regardants aux ministères du Budget et de la Défense ? On brade trois sous-marins à une puissance d’Asie méridionale, sachant que l’on va faire perdre beaucoup d’argent à son pays, et l’on se paie sur les rétro-commissions. Bilan final : quatorze morts dans l’attentat de Karachi du 8 mai 2002, le nouvel élu élyséen ayant aboli les termes de ce contrat faisandé pour se venger de son rival vaincu entraînant la vengeance des autres contractants. Une affaire de famille, comme l’on dit dans la mafia. Il faudra attendre quinze ans après les faits pour que l'ex-Premier ministre finisse par être mis en examen par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République sous les accusations de "complicité d'abus de biens sociaux et recel". Quant aux quatorze victimes collatérales et à leurs familles...

Les 27 mai 1992 et 5 février 1994, à Sarajevo, deux attentats (le premier devant une boulangerie de la rue Vase Miskina, le second sur le marché de Markalé) font respectivement seize et soixante-huit morts. Imputés à l’armée serbe à la fois par le leader islamiste Alija Izetbegovic, l’administration Clinton et les médias occidentaux, il a été prouvé que ces actes criminels étaient le fait des bérets verts dudit leader islamiste bosniaque qui a choisi de faire tirer sur ses propres citoyens afin de forcer la main des puissances occidentales dont certaines n’en demandaient pas tant…

De même que les peuples ont à souffrir des crises répétitives couvées par la finance de marché et couvertes par leurs gouvernements, de même l'information et la culture pâtissent des mêmes acteurs auxquels s'ajoutent de supposés journalistes dont l'immense majorité ne sont que les domestiques de leurs patrons milliardaires ou politiques voire les dux. C'est ainsi que les plateaux audiovisuels sont à cette information et à cette culture ce que les plateaux-repas sont aux repas gastronomiques. Fins mets pour les uns et malbouffe pour les autres. Quant aux chroniques et articles de la presse écrite, ils ne valent pas mieux tant la relationite aigüe s'y exerce pratiquement sans partage ou juste assez pour laisser accroire qu'ils nous parlent de tout et de tous. Le fait même que de moins en moins de personnes lisent régulièrement des journaux ou ne s'intéressent que fort peu ou de loin en loin aux émissions dites culturelles diffusées sur les ondes et les antennes suffit à les disqualifier...

Courant juillet 2013, l’informaticien de l’étasunienne NSA, Edward Snowden, qui a jeté bas le masque de son pays et de ses officines d’espionnage planétaire, s’est vu contraint à une errance de plusieurs semaines avant d’être provisoirement hébergé par la Russie du caractériel Poutine, aucune des grandes démocraties occidentales, si éprises de liberté, ne lui ayant accordé l’asile, préférant pencher du côté de leur ami l’Etat-voyou plutôt que de celui qui l’a démasqué. Qui se ressemble…

Sous la houlette du « couple » franco-allemand, l’Union européenne a supprimé les barrières douanières, ouvert un grand espace économique, créé une monnaie unique, appliquant à la virgule près le programme qu’appelait de ses vœux Henri Ardant, le vice-président de l’Union générale des banquiers français en septembre 1941, c'est-à-dire en pleine collaboration déjà franco-allemande...

Voici ce qu'écrivait de manière assez prémonitoire, la philosophe-ouvrière Simone Weil, en 1943, à propos des volontés hégémoniques de certains Etats : "De même que l'hitlérisation de l'Europe préparerait sans doute l'hitlérisation du globe terrestre (...), de même une américanisation de l'Europe préparerait sans doute une américanisation du globe terrestre. Le second mal est moindre que le premier, mais il vient immédiatement après. Dans les deux cas, l'humanité entière perdrait son passé". Autrement dit, sa mémoire...

Le 22 février 2014, après que l’autocrate Ianoukovitch a été mis hors d’état de nuire avec l'aide souterraine des Etats-Unis (qui l'avaient félicité pour son élection en 2010 jusqu'à ce qu'il se refuse à adhérer à l'Union européenne en 2013), l’Ukraine s’est retrouvée aux mains d’un quarteron de putschistes nationalitaires (notamment des partis nazis Svoboda et Praviy Sektor partisans d’une « Europe blanche et chrétienne ») que les gouvernements occidentaux ont aussitôt reconnu comme légitimes au contraire des insurgés tout aussi ukrainiens mais ciblés pro-russes des provinces de l’Est que les médias ont aussitôt qualifié de terroristes. Il y aurait donc deux sortes de rebelles en Europe : les favorables aux Etats-Unis et à leurs vassaux européens que ceux-ci soutiennent contre vents et marées et les présumés défavorables qu’ils morigènent et sanctionnent envers et contre tout au nom des intérêts supérieurs de leurs classes dominantes…

En 1992, a été fêté en grandes pompes le cinq centième anniversaire de la découverte de l'Amérique par Cristoforo Colombo. En réalité, ce sont plutôt les Amérindiens qui ont eu la malchance de découvrir l'explorateur et sa soldatesque. Par ailleurs, rappelons pour mémoire que, d'une part, les véritables ascendants de ces "Indiens" d'Amérique étaient partis de Sibérie vingt cinq mille ans auparavant, lors de la glaciation de Wurms et, d'autre part, que le susdit criminel Colombo et ses pillards sanguinaires n'ont pas été les premiers à découvrir et à explorer ces terres pas tout à fait inconnues donc puisque, au Vème siècle, une mission de religieux bouddhistes venus de l'actuel Afghanistan s'y étaient déjà amplement promenés...

L'Angleterre et l'Italie revendiquent chacune l'invention du football. L'Italie, et plus spécifiquement la ville de Florence, aurait eu quelques décennies d'avance sur le Royaume de sa Majesté puisqu'au Moyen-Âge l'on jouait déjà à la balle dans les rues et sur les places florentines. Quelques temps plus tard, le 17 février 1530 se disputa même l'une des plus célèbres parties tandis que les troupes de Charles Quint assiégeaient la cité toscane. Toutefois, pour mettre ces deux prétendants d'accord, il faut dire qu'il existait déjà un jeu de ballon au pied chez les Aztèques, les Grecs, les Romains et même les Chinois en des temps autrement plus immémoriaux que ceux revendiqués par ces deux pays pour l'invention de ce sport désormais aux mains du dieu-argent...

Dans son étude intitulée Notes sur la suppression générale des partis politiques, la philosophe-ouvrière Simone Weil (1909-1943) observait: "C'est précisément parce que la conception du bien public propre à tel ou tel parti est une fiction, une chose vide, sans réalité, qu'elle impose la recherche de la puissance totale". Et encore: "Les partis sont des organismes publiquement et officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice"...

C'est chaque fois le même cirque : le temps d'une campagne électorale européenne destinée à offrir une députation à des politiciens qui ne peuvent pas ou plus se faire élire en France, les médias hexagonaux servent au bon peuple leur soupe uniformément européiste, stigmatisant celles et ceux qu'ils qualifient en bloc d'eurosceptiques voire d'europhobes. Une fois les élections passées, ils redeviennent par leurs propos et dans leurs programmes ce qu'ils sont en réalité : pro-étasuniens. Lesquels, au nom de leurs intérêts particuliers, ne sont ni eurosceptiques ni europhobes mais logiquement anti-européens.

Le 1er Mai 2011, le Président étasunien Barack Obama a annoncé que l’inspirateur d’Al-Quaida, Oussama Ben Laden (meilleur alibi des USA dans leurs invasions de l’Irak et de l’Afghanistan), avait été abattu au Pakistan par une unité des forces spéciales étasuniennes. Pourquoi a-t-il fallu dix ans pour localiser l’homme le plus recherché au monde qui vivait tranquillement au milieu d’une population urbaine ? Etait-il impossible ou dommageable de le capturer vivant afin qu’il soit jugé en bonne et due forme comme tout Etat revendiqué de droit se devrait de le faire et l’a d’ailleurs fait, le 5 octobre 2013, aux dépens d’Abou Anas al-Libi, réfugié et capturé en territoire lybien ? Parce que faire un martyr d'un gazier qui voulait précisément mourir comme tel n'est pas très publicitairement judicieux, si c'est bien lui qui a été exécuté puisque, contrairement aux "ennemis" des Etats-Unis dont les cadavres sont généralement exposés à la vue des caméras, celui de cet ex-allié a été dissimulé aux yeux du monde entier...

Le jeudi 5 décembre 2013, décédait Nelson (Madiba) Mandela, ancien résistant anti-apartheid condamné à vingt-sept ans d’emprisonnement dont dix-huit passés  au pénitencier de Robben Eiland, au large du Cap, avant de devenir le premier Président noir de son pays, la République sud-africaine. Il n’a pas manqué une voix au concert des prétendus Grands de ce bas monde pour lui rendre hommage. Eux, ces anti-Mandela quotidiens…

En l'an 2000, l'acteur et réalisateur étasunien Warren Beatty manifesta l'intention de faire acte de candidature à la présidence des Etats-Unis. Voici ce qu'il affirma en substance lors de sa déclaration de candidature :" Le danger qui nous guette est un lent coup d'Etat des intérêts financiers sur l'intérêt public". Si c'était plutôt bien observé, ce fut assez mal perçu...

En France, tous les consommateurs ont payé l'I-Phone d'Apple, y compris ceux qui ne l'avaient pas acheté. C'était le résultat d'un accord entre Apple et les opérateurs français en plus des meilleures places dans les boutiques, des stocks imposés et du financement des campagnes publicitaires. C'est aussi cela la vassalité...

En 1953, au Conseiller des Frères musulmans qui lui demandait d’imposer le voile aux femmes d’Egypte, Gamal Abdel Nasser répondit : « Vous avez une fille à l’université de médecine qui ne le porte pas. Comment, moi, réussirais-je à le faire porter à dix millions d’Egyptiennes ? »…

Rapprocher, ainsi que cela a été fait, le double crime contre l’humanité commis par les Etats-Unis contre les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki  les 6 et 9 août 1945, alors même que les autorités japonaises avaient officiellement manifesté et réitéré en vain leur volonté de se rendre sans conditions depuis le 18 juillet, avec l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, conséquence d’un séisme suivi d’un tsunami, relève de l’amalgame ignominieux. Mais les médias-collabos n'en sont plus à un près...

Quelques dates signalant ou rappelant les crises financières dues  au système mercantiliste plus connu sous le nom de libéralisme : 1637, 1797, 1819, 1837, 1857, 1884, 1893, 1905, 1907, 1929, 1937, 1974, 1979, 1987, 1992, 1997, 2000, 2008, 2010…affaires en cours et à suivre d'autant que pendant n'importe quelle crise du libéralisme radicalisé les affaires continuent. 
 
Le 16 mars 2014, un référendum populaire entérinait l’indépendance de la République autonome de Crimée et son rattachement à la Russie, ce qui valut à celle-ci des représailles financières et économiques de la part des divers gouvernements occidentaux violant ainsi la Charte des Nations-Unies ratifiée par les cent quatre-vingt treize Etats-membres, mais pour lesquels il ne peut exister que deux sortes de référendum : ceux qui les arrangent et ceux qui les dérangent. A ceci près que dans le même temps où les Etats-Unis ordonnaient à l'Europe de prendre toujours plus de sanctions contre Moscou, eux-mêmes continuaient d'entretenir des relations économiques, réduites mais persistantes, avec cette même Russie...

En juin 1999, tout au long des soixante dix-huit jours et nuits de bombardements que l'OTAN a fait subir à la population civile serbe (comprenant la destruction d'écoles, de centres de soins pour enfants malades, de stations d'approvisionnement en eau, de ponts, de transports publics, d'exploitations agricoles, de camps de réfugiés abritant des milliers de Serbes qui avaient dû fuir la Croatie), il y eut une différence capitale entre les journalistes serbes et la plupart des journalistes occidentaux. Les premiers furent des propagandistes contraints par leurs agresseurs et leur propre régime, tandis que les seconds furent des propagandistes volontaires. C'est ainsi que les médias serbes relevèrent aussi sûrement de l'incrédibilité que leurs homologues occidentaux procédèrent de l'indignité...

Peu après la chute du mur de Berlin, Paul Wolfowitz, conseiller étasunien à la Défense, martela : « Nous devons décourager les pays industriels avancés de toute tentative visant à défier notre leadership (…) et prévenir l’émergence future de tout concurrent global ». Plus modestement, une soixantaine d’années auparavant, un certain Adolf Hitler écrivait : « Ne permettez jamais que se forment en Europe deux puissances continentales. Dans toute tentative d’organiser aux frontières de l’Allemagne une deuxième puissance militaire, voyez une attaque contre l’Allemagne ». No comment ou plutôt Kein Kommentar...

Le jeudi 18 septembre 2014, les sujets écossais de Sa disgracieuse Majesté britannique pouvaient choisir entre demeurer des sujets de la caste politico-financière londonienne ou devenir des citoyens à part entière d’Ecosse. 55% des électeurs, gavés de promesses dont la plupart ne seront pas tenues et de menaces intérieures et extérieures pas même voilées ont préféré demeurer sujets plutôt que devenir citoyens, encore qu’aujourd’hui, de par le monde dit libre, il n’y ait plus guère de différences entre ces deux appellations…

En 1985, le président étasunien de série B, Ronald Reagan, recevait à la Maison-Blanche les chefs des moudjahidines afghans qui combattaient les troupes de l'occupant soviétique et il leur fournit armes et munitions à volonté. Six ans auparavant, la CIA avait déjà recruté le futur épouvantail Oussama Ben Laden. Quant au Groupe dit de l'Etat islamique, il a été formé par les services spéciaux étasuniens (en collaboration avec le MI6 britannique, le Mossad israélien et le GIP saoudien) dans le but de détrôner le dictateur Bachar Al-Assad et de le remplacer par une quelconque marionnette au service des intérêts étasuniens. On a vu où a conduit cette politique de gribouilles malfaisants...

Le 5 mai 1988, en donnant l'assaut à la grotte d'Ouvea, en Nouvelle-Calédonie, gendarmes mobiles et militaires surarmés mettaient un terme à plusieurs prises d'ôtages violentes tout en commettant, comme ils ont toujours su le faire quand les autorités leurs donnaient carte blanche, des tortures et des assassinats sur les activistes kanaks qui avaient été capturés ou qui s'étaient rendus sur la promesse d'avoir la vie sauve. Ce massacre aurait sans doute été contourné si ces événements ne s'étaient pas produits en plein milieu d'une campagne pour l'élection présidentielle qui voyait le Premier ministre et le Président de la république, en cohabitation depuis deux ans, s'affronter l'un pour sa réélection, l'autre pour son élection, celui-ci et son staff pensant rafler les voix du Front national en adoptant une position intransigeante, le chef dudit parti ayant éructé, deux jours auparavant, à l'attention des kanaks: "La soumission ou l'extermination"!. Au final, ce ne fut qu'un sale et mauvais calcul...

En France, l'ancienne secrétaire confédérale de la CFDT s'st reconvertie dans la notation sociale des entreprises. Un ancien dirigeant de la CGT-sidérurgie a présidé aux destinées d'un Cabinet-conseil. Un autre ex-dirigeant syndicaliste a créé plusieurs cabinets de conseils en liaisons sociales qui expliquent aux chefs d'entreprises comment circonvenir les revendications syndicales. Ils ne sont pas les seuls, tant s'en faut à être passés sans difficulté ni remords d'une berge à l'autre. C'est sans doute pourquoi, en tant qu'ex-syndicalistes, ils n'ont jamais rechigné à se laisser appeler "partenaires sociaux" de l'organisation patronale...

Les 11 et 12 octobre 1989, lors de sa visite au Timor-Oriental, le pape Jean-Paul II rendit hommage à la "philosophie" (sic) du tueur de masse Mohammed Suharto, coupable de la mort d'un million de ses compatriotes indonésiens et de deux cent mille Timorais (sur une population de moins d'un million d'habitants). Cet hommage ne fut guère apprécié des insulaires qui boycottèrent en nombre la messe papale de plein air. A son arrivée déjà, il s'était dispensé de baiser le sol de l'île comme il le faisait chaque fois qu'il atterrissait dans un pays, montrant ainsi qu'il considérait le Timor-Oriental comme la propriété de l'Indonésie. Dix ans plus tard, le 30 août 1999, suite à un référendum organisé par l'ONU, 78,5% des Timorais choisirent l'indépendance. Ce qui déclencha de la part des milices pro-indonésiennes, soutenues par le gouvernement du successeur de Suharto, une nouvelle sanglante répression...

Qu'est-ce qui a fondamentalement changé depuis la monarchie de juillet des années 1830 quand Alexis de Tocqueville observait, critique: "La France a pris des allures d'une Compagnie industrielle où toutes les opérations se font en vue du bénéfice que les actionnaires peuvent en tirer" ? Ou bien lorsque, en 1691 déjà, le maire de Londres Sir Dudley North expliquait tranquillement que: "Du point de vue du commerce, le monde entier n'est qu'une seule nation ou qu'un seul peuple, à l'intérieur duquel les nations sont comme des personnes", donnant ainsi une claire définition de cette soi-disant "découverte" de la fin du XXème siècle dénommée "mondialisation"...

Un beau jour de janvier 2015, à 14h07 précises, un homme à l'aspect de Sans-Domicile débarque sur une place madrilène, un chien en laisse. De son sac à dos, il extrait un ballon de football et commence à jongler, dribbler, feinter les passants qui, pour la plupart, traversent la place indifférents voire méfiants,  ne lui accordant, à trois exceptions près, aucune attention particulière. Jusqu'à ce qu'un gamin, qui s'était arrêté pour donner la réplique à ce virtuose impromptu du ballon rond, se voit dédicacer ledit ballon par celui-ci, lequel retirant ses divers postiches et accoutrements apparut sous les traits de Cristiano Ronaldo. Alors, indifférents et méfiants se précipitèrent pour s'agglutiner autour de leur idole. C'est cela la populace. Et, au contraire du peuple, elle est de toutes conditions sociales et de n'importe quel pays...

En 1994, quand Jeb Bush se présenta pour la première fois au poste de gouverneur de la Floride, un journaliste lui demanda ce qu'il ferait pour la communauté noire et il répondit: absolument rien. Il perdit l'élection. En 1998, il fut élu à ce poste. On lui demanda alors comment il comptait rassurer l'électorat noir. Il répondit qu'il allait s'occuper de cette communauté et il supprima pratiquement toutes les mesures de discrimination positive existant en Floride. En 2000, il fut à l'origine de la fraude électorale qui permit à son frère George Walker Bush d'être incorrectement élu président des Etats-Unis...

Au soir de son élection comme président de l'Ukraine-Ouest, l'oligarque Petro Porochenko (roi du chocolat en provenance de Côte d'Ivoire) éructait : "Nous aurons du travail, eux non ! Nous aurons des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l'école et à la garderie, les leurs resteront dans les caves ! Parce qu'ils ne savent rien faire ! Et c'est comme ça, et précisément comme ça, que nous gagnerons cette guerre !". Suite à cette élection, le résident de l'Elysée avait exprimé toute sa confiance en l'orateur "pour mener à bien le dialogue national". Huit mois plus tard, cinq mille quatre cents civils Ukrainiens de l'Est avaient perdu la vie, tués par leur propre armée. Mais Washington, ses vassaux européens et leurs zélotes médiatiques n'en finissent plus d'accuser la Russie de jeter des braises sur les cendres... 

On connait le Francis Scott Fitzgerald, nouvelliste et romancier, grand noceur devant son Eternel. On connait moins celui qui notait en 1920: "Les dix pour cent les plus riches de la population vivent avec la désinvolture d'un grand duc et l'insouciance d'une petit danseuse".Visiblement, pour leurs héritiers, la fête continue puisque, en novembre 2014, selon une étude de l'agence Wealth X, les deux cent onze mille personnes ayant amassé plus de trente mille milliards de dollars possédaient à eux seules 13% de la richesse mondiale, soit trois fois les dettes souveraines cumulées des pays européens...

Jeudi 7 avril 1994. Dans son bureau de l'Elysée où il a été relégué à la présidence du Comité des chasses présidentielles, François Durand de Grossouvre est retrouvé mort par son garde du corps peu avant 20 heures. Une balle dans la tête tirée par un Magnum 357 de type Manhurin. Le matin même, il avait appris l'attentat mortel subi par le président rwandais Juvenal Habyarimana dont le Falcon 50 avait été abattu par un missile sol-air, attentat qui donnera le coup d'envoi à ce qu'il a été convenu d'appeler le "génocide rwandais" dans lequel la France se trouvera très impliquée. Le soir même, François de Grossouvre devait dîner avec sa maîtresse et l'ancien vice-premier ministre gabonais au domicile de celui-ci. Il avait fait livrer un bouquet de fleurs à l'épouse de l'ex vice-premier ministre, accompagné de ce mot : "Chers amis, je me réjouis d'être avec vous ce soir". Mais bon : tout le monde a le droit de changer d'avis. Le rapport d'autopsie, lui, précisait que le corps présentait "une luxation avant de l'épaule gauche et deux ecchymoses à la face". Encore un qui (après Robert Boulin et Bernard Borrel) s'était volontairement fait du mal avant de s'auto-détruire. Une exception culturelle bien française...

Le 31 mai 2010, une flottille humanitaire tente de forcer le blocus mis en place par Israël à Gaza afin de venir en aide à la population palestienne en manque de vivres et de médicaments. Elle est arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien entraînant la mort de neuf civils et en blessant plus ou moins gravement vingt-huit autres. Quatre ans plus tard, le verdict de la Cour pénale internationale estimait que les faits avérés n'étant "pas suffisamment graves" pour qu' Elle y donne suite, aucune poursuite ne serait engagée contre l'Etat terroriste pour son raid meurtrier...

Lors de la campagne pour les élections présidentielles françaises de 2012, le candidat prétendument de Gauche et futur résident élyséen déclama haut et fort que son "ennemie était la finance". Cent vingt-huit ans auparavant, sur le sol étasunien, le candidat démocrate à la présidentielle fit savoir sur le même ton qu'il s'opposerait de toutes ses forces "au pouvoir des monopoles et des grandes entreprises". A ceci près qu'une fois élu les intérêts des milieux d'affaires se trouvèrent, grâce à lui, en de très bonnes mains. Mais que reste-t-il de Grover Cleveland ?

Le 17 juillet 2014, le Boeing 777-200 de la Malaysia-Airlines se disloque dans l'espace aérien ukrainien à la suite probable de dégâts structurels causés par une ogive à fragmentations. Aussitôt, et sans le moindre début de preuve, les médias occidentaux accusent unanimement les séparatistes ukrainiens pro-russes lesquels ne possèdent aucun équipement capable d'abattre un avion volant à cette altitude à la différence des Ukrainiens pro-occidentaux (à composantes nazies) et de leur allié otanesque qui, eux, en disposent. Informés de leur ignorance, ces mêmes médias vont, dès lors, concentrer leurs tirs sur Moscou. Or, l'un des principaux prétextes utilisés par les Etats-Unis, tout au long de leur histoire (aux dépens successifs du Mexique, de l'Espagne, des Philippines, d'Hawaï, du Vietnam, de l'Irak...), pour déclarer des guerres aux fins de s'approprier des territoires ou d'étendre leur influence voire de réduire une puissance émergente et concurrente à leur seul profit a toujours consisté à désigner l'autre comme l'agresseur quand eux-mêmes l'étaient...

Quoi qu'il en soit, six mois après cet attentat terroriste qui a fait deux cent quatre-vingt dix-huit victimes, il a été établi par nombre d'experts indépendants de l'OTAN que les trous constatés dans le cockpit du MH 17 avaient pour origine un mitraillage de l'appareil par un avion militaire de type Sukhoi-25 qui équipe l'armée ukrainienne et dont plusieurs témoins au sol avaient repéré la présence à peu de distance du Boeing 777. Or, non seulement l'OTAN et les USA se sont refusés à publier leurs images satellites recouvrant la zone mais, de surcroît, cet attentat est la réplique exacte de celui que les Etats-Unis avaient imaginé puis abandonné en 1962 à l'encontre d'un avion de ligne US afin de pouvoir déclarer la guerre au Cuba de Castro... 

On peut toujours poser la question : pourquoi la SNCF a-t-elle été justement condamnée à rétribuer les familles des déportés juifs lors de l'occupation allemande pour avoir contribué à transporter vers les camps d'extermination ces futures victimes du troisième Reich, quand la police française qui les a raflées et la gendarmerie qui les a gardées dans les camps puis entassées dans les wagons de ladite SNCF n'ont jamais été soumises au moindre jugement et corollairement à la plus infime condamnation ?

Le Prix Nobel de littérature attribué pour la deuxième fois en l'espace de six ans (2008-2014) à un romancier français a donné lieu de la part de certains médias à une sorte de poussée frontalement nationalitaire les conduisant à décréter un peu imprudemment que la littérature française dominait le petit monde des lettres planétaires. A ceci près qu'en dehors de leurs talents et de leurs mérites personnels, les deux lauréats ne sont à eux seuls ni LA littérature française ni celle dont lesdits médias s'emploient à parler le plus, tant s'en faut. Sans compter que lorsqu'il a fallu patienter vingt et un ans (1964-1985) entre deux Nobel attribués à deux précédents auteurs français, ces mêmes médias n'ont jamais écrit que la littérature française était la pire de ce même petit monde...

Au plus fort de la crise des années 30 du XXème siècle,, une loi dite Glass-Steagall fut introduite aux Etats-Unis afin de séparer les banques basiques de celles d'investissements. En 1999, sous l'influence de son Secrétaire d'Etat au Trésor, le président William Jefferson Clinton abrogea ladite loi autorisant de nouveau les banques à prendre l'argent des épargnants et à spéculer avec tous azimuts. Alors Wall Street devint un immense casino mafieu dont Goldman Sachs fut le croupier véreux le plus obscène...

En 2003, le village palestinien de Budrus, appelé à disparaître suite au projet de construction d'une barrière séparatiste qui aurait plombé 40% de ses terres, entra dans une résistance non-violente afin de contrecarrer le gouvernement israélien dans son énième projet d'appropriation de terres étrangères. Aux provocations des soldats et de leurs tirs à balles réelles, ces hommes et ces femmes palestiniens ne se départirent jamais de leur calme au bout duquel, après dix mois de lutte quotidienne, le gouvernement israélien dut renoncer à son projet. A la différence des médias occidentaux, dont aucun n'a jamais parlé de cette résistance pacifique qui en a fait naître d'autres, la cinéaste brésilienne Julia Bacha a filmé ce combat victorieux et hautement symbolique...

Cela ne s'invente pas. Le premier film de propagande anti-soviétique mais également anti-russe du cinéma mondial fut réalisé dès 1918 par un réalisateur ukrainien et intitulé "Jours de terreur à Kiev". Il put voir le jour grâce à la bienveillance de l'Allemagne et de la France dont les troupes campaient non loin des lieux de tournage et étaient destinées à combattre le bolchevisme aux côtés des "Blancs" pro-tsaristes...

Le ministre français des Affaires étrangères, déclarait à Marrakech, en décembre 2012: "Le Front Al Nosra a fait du bon boulot contre Assad en Syrie et donc c'est très difficile de le désavouer". Or, le fameux Front Al Nosra n'est rien d'autre que la branche syrienne d'Al-Quaida. Ainsi donc ces terroristes que prétend combattre partout où ils se trouvent le gouvernement français sont ouvertement soutenus par ce même gouvernement via la voix de son ministre des Affaires étrangères, pour ne pas dire étranges ou qui lui sont totalement étrangères...

Disparu le 25 janvier 2016 au Caire, l'étudiant italien Giulio Regeni de l'université de Cambridge qui s'était rendu en Egypte dans le cadre de ses études afin de mener des recherches sur les syndicats ouvriers indépendants.a été retrouvé mort dix jours plus tard dans un fossé bordant l'autoroute qui relie Le Caire à Alexandrie. Sa dépouille laissait apparaître des traces de tortures extrêmes. Après avoir accusé une bande de malfrats spécialisés dans l'enlèvement et le rançonnement des étrangers, la police égyptienne a dû revoir sa copie truquée. Le 21 avril 2016, l'agence Reuters publiait une enquête accablante contre les services de sécurité du général-président Abdel Fattah al-Sissi. La mort de Giulio Regeni et les conditions dans lesquelles elle s'est produite ont suscité un scandale international sans pour autant faire aboutir une quelconque procédure.Cinq cent-trente-deux cas de "disparitions forcées" ont été recensées dans ce pays en huit mois pour la seule année 2016 sans que cela ne suscite la moindre sanction économique contre l'Egypte. Il est vrai que les affaires n'ont pas de prix...

L'année 2014 aura été ponctuée, à travers toute l'Europe, de mouvements sociaux de grande ampleur. Des grèves générales soutenues par des manifestations d'envergure contre l'austérité et la casse sociale se sont déroulées en Espagne, en Grèce, en Italie, au Portugal,en Belgique, en Allemagne même. La France, elle, s'est essentiellement distinguée par des manifestations sectorielles de notables et de nantis tels avocats, médecins, notaires, huissiers, magistrats, pharmaciens, pilotes auxquels se sont ajoutés les adversaires du mariage pour tous. C'est cela aussi ou d'abord la réalité de l'exception culturelle française...

Le mercredi 7 janvier 2015, deux hommes encagoulés et lourdement armés se réclamant du jihad, se sont introduits dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, à Paris, et ont froidement exécutés dix hommes et une femme. Un policier sera à son tour abattu à bout portant dans la rue lors du décrochage des deux tueurs qui, selon leurs dires, ont ainsi voulu "venger le Prophète" suite à la publication par l'hebdomadaire de plusieurs caricatures considérées comme insultantes. De son côté, un troisième tueur abattra une policière municipale d'une rafale dans le dos non loin du lieu du massacre...

Aussitôt après ces exécutions, des défilés spontanés et silencieux se sont déroulés un peu partout en France mais aussi en Europe et à travers le monde en solidarité avec les victimes, tandis que s'organisait la chasse aux tueurs. Ils seront logés et abattus, quarante-huit heures plus tard, par les gendarmes du GIGN et les policiers du RAID, deux d'entre eux en Seine-et-Marne, le troisième aux portes de Paris où il avait pris en ôtage une vingtaine de clients d'un supermarché casher dont quatre perdront la vie...

En hommage à toutes les victimes de cette équipée meurtrière, le résident de l'Elysée et son gouvernement appelèrent à une marche officielle à Paris pour le dimanche 11 janvier entre la place de la République et Nation, invitant leurs homologues étrangers à les rejoindre. Quarante-quatre chefs d'Etat (parmi lesquels trois ordonnateurs de pompes funèbres massives) répondirent présents en marge d'un cortège d'un million et demi d'anonymes sincères pendant que, dans toute la France trois millions d'autres anonymes tout aussi sincères défilèrent de par les rues de leurs villes et de leurs villages dans un unanimisme qui implosa de haut en bas quelques jours après...

A ce propos, voici ce qu'écrivait Stéphane Charbonnier (dit Charb), le 1er juillet 2011 dans le quotidien L'Humanité : "Charlie, c'est une grosse verrue sur le visage de la presse française. Une verrue qui donne un sens (...). C'est un journal de liberté absolue, mais la liberté n'est pas rentable. Et comme on est un peu atypiques, on ne bénéficie pas des réseaux médiatiques. Les patrons de presse partent en vacances ensemble à Marrakech et nous, nous ne sommes quasiment plus repris dans les revues de presse...". Ce message anthume du rédacteur en chef de Charlie-Hebdo est dédié aux cyniques et hypocrites médias écrits et audiovisuels français et à leurs larmes de crocodiles qui, une semaine durant, se sont nourris de la mort de cet homme et de celle de ses copains...

Quant à France 2, elle ne trouva rien de mieux que travestir une garde-chioume en journaliste pour lui faire éructer : "Ce sont surtout ceux qui ne sont pas Charlie qu'il faut repérer (...), ceux qui balancent sur les réseaux sociaux, ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. (...). Ce sont eux que nous devons repérer, traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale...". Décidément, il y a des gens dans ce pays qui ont raté leur époque. Cette pseudo-journaliste, par exemple, aurait sûrement fait fureur sur les ondes parisiennes lors de la deuxième Occupation allemande...

Cela dit, le 30 décembre 2014, soit sept jours avant l'attentat contre l'hebdomadaire, deux motards de la police avaient contrôlé deux occupants d'une Seat Ibiza de location, rue Simon-Bolivar à Paris. En consultant sur place le fichier des personnes recherchées, le nom du conducteur était apparu dans la case anti-terrorisme. Les policiers avaient alerté leur hiérarchie laquelle n'avait pas bronché. Ils laissèrent donc repartir le couple qui, deux jours après, gagnait Madrid d'où - elle - s'envolait pour la Turquie et d'où -lui - reviendra en France pour abattre, quelques jours plus tard, une policière et quatre des clients de l'hyper-casher de la Porte de Vincennes... 

En 2008, suite à la plus que trouble affaire de Tarnac, un élu de Corrèze expliquait que l'Etat pouvait fabriquer du terrorisme afin d'établir "une forme de dérive sécuritaire qui justifie des lois sans cesse plus répressives au nom d'une menace parfois réelle, parfois virtuelle voire inexistante (...) pour montrer une efficacité qui, sur d'autres terrains, notamment économiques et sociaux, n'est pas forcément au rendez-vous..." Sept ans de réflexion plus tard, que pensait le résident élyséen des propos complotistes de cet élu de Corrèze ?

L'on sait à quel point les gouvernants savent se montrer attentifs et même attentionnés quand il s'agit de la santé de leurs citoyens. Ainsi, pour moins mourir sur les routes de l'Hexagone et donc restreindre ce qu'ils ont dénommé la "violence routière", ils ont fait adopter tout un arsenal de mesures exclusivement répressives ciblant principalement la vitesse (et donc le portefeuille des clients) sans que celle-ci soit pour autant la principale cause de mortalité routière. En revanche, il est une espèce de chauffards contre laquelle ces gouvernants attentifs et attentionnés ne sont jamais intervenus et n'ont jamais pris la moindre mesure répressive : les prescripteurs de médicaments, autrement dit le corps médical et les laboratoires responsables de bien plus de morts que les accidents de la route. Chaque année, en effet, entre cent quarante et cent cinquante mille patients sont hospitalisés suite à la prescription de médicaments dont dix mille ne s'en remettent jamais...

Dès 1950, un nommé James Warburg, membre du très occulte mais très influent Council of Foreign Relations dont plusieurs de ses adeptes sont devenus de proches conseillers présidentiels voire des présidents eux-mêmes, déclarait péremptoire et sûr de lui : " Nous allons avoir un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La question est de savoir si ce gouvernement mondial s'établira par le consentement ou par la force". A en juger sur ces vingt dernières années et probablement celles qui vont s'ensuivre, il semblerait que la puissance dominante ait choisi la deuxième voie...

Il est intéressant de noter que partout où les Etats-Unis sont intervenus directement ou par vassaux européens interposés à l'étranger depuis une vingtaine d'années tous les pays dans lesquels ils ont exporté la mort à grande échelle sont des pays qui possèdent de très importantes ressources naturelles en pétrole, argent, uranium, gaz, or et que, chaque fois, ils y ont été précédés par des groupes terroristes (Al-Quaida, Boko-Haram, Daech) tous financés par une voire deux monarchies du Golfe, alliées inconditionnelles de ces mêmes Etats-Unis...

Depuis le 2 mai 2014 que quarante-huit personnes ont trouvé la mort à Odessa dans  l'incendie criminel d'un immeuble déclenché par des membres du parti nazi ukrainien Pravyi Sektor (l'une des composantes du gouvernement Porochenko adulé par les Etats-Unis et leurs vassaux européens) aucune enquête judiciaire n'a été ouverte à Kiev et aucune protestation n'a été émise par les grands démocrates occidentaux. Ces quatante-huit personnes (essentiellement des journalistes, des syndicalistes, des militants de gauche ou de simples opposants au régime pro-occidental) avaient cru trouver refuge dans cet immeuble pour échapper à la chasse à l'homme organisée par le groupe nazi en marge d'un match de football...

Paris, capitale de l'assassinat politique ? 21 mai 1959 : l'avocat algérien Amokrane Aoudia est tué d'une balle dans la tête, rue Guénégaud. 29 octobre 1965 : Mehdi Ben Barka, opposant marocain au régime d'Hassan II, est interpellé boulevard Saint-Germain par des policiers français et disparaît sans laisser de traces. 9 janvier 1973 : Mahmoud Al Hamchari, Palestinien cadre de l'OLP, est victime d'un attentat à la bombe à son domicile, rue d'Alesia. 24 décembre 1976 : Jean de Broglie, trésorier du parti giscardien, est abattu de trois balles dans la tête, rue des Dardanelles. 4 mai 1978 : Henri Curiel, militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, est assassiné dans son ascenseur par deux inconnus, rue Rollin. 1er février 1980 : Joseph Fontanet, ancien ministre de centre-droit du gouvernement Giscard, est abattu dans la rue par des inconnus en voiture. 29 mars 1988 : Dulcie September, militante anti-apartheid, est assassinée de cinq balles dans la tête à l'entrée du local de l'ANC, 28 rue des Petites Ecuries. 8 novembre 2012 : Nadarajah Mathinthiran membre du Comité de coordination Tamoul en France, est tué sur un trottoir de la rue des Pyrénées. 9 janvier 2013 : Sabine Causiz, Fidan Dogan, Leyla Soylemez, figures emblématiques de la cause kurde, sont assassinées par balles dans leur local, rue La Fayette. Tous ces assassinats n'ont jamais été élucidés...

Il aura fallu cinquante-trois ans et le sectarisme punitif d'une dizaine de présidents étasuniens pour que les élites politiques de ce pays se rendent compte que l'embargo économique, commercial, financier et médicamenteux (contraire à la Convention de Genève) que Kennedy avait imposé à Cuba suite à la prise du pouvoir de Castro et des siens aux dépens de leur dictateur fasciste Batista n'avait servi ni à isoler ni à étrangler l'île, principaux objectifs de cette décision inique. Cuba, où se rendit Nelson Mandela pour sa première visite officielle. Cuba, sans laquelle l'Afrique du Sud de l'apartheid, soutenue par les Etats-Unis, aurait pu perdurer longtemps encore. En effet, c'est lors de la bataille de Cuito Cuanavale, dont le point culminant se situa le 23 mars 1988, que l'armée régulière angolaise et cinq mille soldats cubains mirent en déroute le contingent sud-africain de sept mille hommes et les pseudo-rebelles soutenus par les USA. "Cuito Cuanavale, a dit Nelson Mandela, a marqué le tournant de la libération de mon continent et de mon peuple contre le fléau de l'apartheid...".

A ce propos et dans la foulée, un certain Robert  Kennedy Jr (fis de Robert Francis et neveu de John Fitzgerald) déclarait, le 30 décembre 2014: "Le prétexte de la démocratie et des Droits de l'Homme pour justifier l'hostilité vis à vis de Cuba n'est pas crédible (...). Alors que nous accusons Cuba d'incarcérer et de maltraiter des prisonniers politiques, nous avons soumis à la torture des prisonniers (...) dans les cellules de Guantanamo. Alors que nous accusons Cuba de ne pas permettre à ses citoyens de voyager librement aux USA, nous empêchons nos propres citoyens de voyager librement à Cuba (...). Les sanctions économiques sont responsables de la situation actuelle à Cuba. [Elles sont le résultat] d'une politique erronée dont mon oncle John Fitzgerald Kennedy et mon père Robert Francis Kennedy sont responsables...". Fermons le ban... 

Ceci étant, tout est loin d'être joué entre ces deux pays américains et la question qui se pose n'est pas tellement de savoir ce que Cuba compte faire à l'avenir avec les Etats-Unis mais bien plutôt ce que les Etats-Unis comptent faire de Cuba dans leur stratégie de dominance mondiale car, ainsi que l'a reconnu sans ambages Barack Obama : "Parfois nous devons forcer la main de pays qui ne font pas ce que nous voulons qu'ils fassent". Et l'on connait les résultats exclusivement catastrophiques de ce grand classique étasunien...

La plupart des médias occidentaux, notamment français, tentent d'accréditer la thèse selon laquelle le trésor de guerre de Daech (dit Etat islamique) proviendrait en grande partie de sa maimise sur les gisements de pétrole, le coton, les oeuvres d'art volées. Mais reste à savoir qui, à l'origine, a permis à ce groupe terroriste d'initier sa guerre pseudo-sainte ? Un diplomate occidental en poste dans le Golfe a clairement affirmé, sans être contredit ni rappelé à l'ordre, qu'une dizaine d'éminentes personnalités originaires de deux Emirats adulés par les Etats-Unis et l'Union Européenne ont récolté, via des Fondations et autres filières paravents, des millions de dollars pour ces jihadistes sans se cacher le moins du monde. De plus, ainsi que le faisait remarquer le philosophe Alain Badiou, si Daech parvient à commercialiser ce pétrole, ce coton et ces oeuvres d'art, c'est bien parce qu'il se trouve des acheteurs pour les leur acheter...

L'Europe médiatique unanime s'est félicitée de ce que l'Allemagne de la chancelière Merkel se décide enfin à instaurer un salaire minimum plus ou moins garanti pour les salariés. Il faut dire qu'entre 2005 et 2014 la précarité a augmenté de 11% dans le pays pour atteindre le chiffre record de douze millions de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté. Car c'est aussi cela le modèle allemand que nous vantent quotidiennement et en toute indépendance d'esprit les médias français écrits et audiovisuels...

Dans le Livre I de La République, Platon instaure un dialogue entre Socrate et Thrasymaque au cours duquel celui-ci explique à son interlocuteur : "(...). Une fois les lois instituées [par les gouvernants], ils proclament juste pour les gouvernés ce qui de fait correspond à leur propre intérêt [de gouvernants] et si quelqu'un les transgresse, ils le punissent comme violateur de la loi et auteur d'une injustice. Voilà donc, excellent homme, ce que je soutiens : dans toutes les cités, le juste est la même chose, c'est l'intérêt du gouvernement en place. Or, c'est ce gouvernement qui exerce en quelque sorte le pouvoir, de sorte qu'à quiconque raisonne avec bon sens s'impose la conclusion suivante : partout, c'est la même chose qui est juste, c'est à dire l'intérêt du plus fort". Rappelons aux étourdis et oublieux que c'est une "démocratie" qui a fait condamner à mort le philosophe Socrate en l'an 399 avant J-C...

Entre 2004 et 2014, dans et autour de Gaza, neuf mille six cent neuf Palestiniens (principalement des femmes, des enfants, des vieillards) ont trouvé la mort contre quatre-vingt onze Israéliens (principalement des militaires). On comprend l'indignation d'Amnesty International observant pour le seul été 2014 que "les forces israéliennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d'attaques contre des habitations civiles, faisant preuve d'une froide indifférence face au carnage qui en résultait...". 

L'ambassadeur de l'Ukraine-Ouest en Allemagne, M. Andriy Melnyk, a été contraint de reconnaître sur le plateau d'une télévision allemande que le bataillon Azov, un groupe paramilitaire d'obédience nazie (financé par l'oligarque ukraino-israélien Kolomoïsky), ainsi que le groupe tout aussi nazi Praviy Sektor combattaient les Ukrainiens séparatistes des régions de l'Est aux côtés des forces armées de Kiev soutenues par les Etats-Unis et l'Union européenne...

Courant février 2015, un sénateur républicain des Etats-Unis démontrait, photos à l'appui, la présence de troupes russes sur le sol ukrainien. On y voyait en effet une colonne de chars menaçants rangés en file indienne le long d'une route. Il s'est avéré que lesdites photos avaient été prises en Ossétie du sud en 2008 et complaisamment fournies au sénateur étasunien par des parlementaires (et même parlementeurs) de l'Ukraine-Ouest. De son côté, la chaîne allemande ZDF diffusa elle aussi un cliché montrant des véhicules armés russes dans la région de Lougansk, le 12 février 2015, alors que cette photo avait été prise en 2009 lors de manoeuvres bilatérales. Et la propagande continue...

Selon Amnesty International : "Après que le régime nazi y eut recouru massivement en 1941 dans l'Europe occupée, les disparitions forcées ont été une constante dans l'histoire de la seconde moitié du XXème siècle. Aujourd'hui encore, elles continuent d'être pratiquées dans de nombreux pays. Ces dernières années (...), les Etats-Unis ont procédé, parfois avec la complicité d'autres gouvernements, à la disparition forcée de personnes [simplement] soupçonnées de terrorisme...". 

Quelques badins propos d'outre-tombe... François Mitterrand : "Les Français ne le savent pas mais nous sommes en guerre avec l'Amérique; une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort". Charles De Gaulle : "Les Américains, il faut les regarder droit dans les yeux, ils finissent toujours par s'y faire". François Mitterrand : "Quand l'Europe ouvre la bouche, c'est pour bâiller". Charles De Gaulle : "Une Europe supranationale, c'est la suprématie américaine en Europe". Prononcés, de nos jours (2015) par toute autre personne, ces propos seraient qualifiés par les médias d'europhobes, d'anti-américains voire de complotistes...

Il est étonnant de constater à quel point la zone d'occupation militaire de l'étasunienne OTAN (ou NATO) ressemble à s'y méprendre à la carte établie par les pangermanistes à la veille de la Première Guerre mondiale. De même qu'il est significatif de répertorier sur une carte toutes les bases militaires étasuniennes à travers le monde pour en déduire qui, de la Russie ou des Etats-Unis, est la puissance potentiellement agressive...

A l'hiver 2015, le stage de trêve hivernale du Bayern Munich à Doha (Qatar) a produit quelques vagues parmi les supporteurs bavarois qui ont reproché aux dirigeants du club "leur manque de responsabilité" face à la question des Droits de l'Homme quotidiennement bafoués dans ce pays, sans parler des accointances de certains de leurs émirs avec le groupe terroriste Daech via des Fondations paravents. En France, et a contrario, les médias n'en finissent plus d'applaudir le club de la capitale, financé par l'un des émirs de ce même Qatar classé par le journal L'Equipe au tout premier rang de ceux qui font le football dans l'Hexagone. Défense absolue de s'étrangler...

La Déclaration universelle des droits de l'Homme,adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le vendredi 10 décembre 1948, précise en son article 19 que : " Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit". Heureusement pour les Etats qui ont alors ou depuis approuvé cette Déclaration qu'elle ne possède aucune portée juridique auquel cas ses signataires n'en auraient jamais fini de se retrouver poursuivis pour infractions à la loi...

Où sont les intellectuels ? se demandent subitement d'aucuns médias. Mais là même où ces médias les ont précisément logés. Au placard, pour ceux qui ont quelque chose à dire mais qui pourrait déplaire. Sur tous les plateaux de télévision, dans tous les studios de radios ou les pages des journaux pour ceux qui n'ont strictement rien à dire et déversent en longueurs ce qu'ils ne peuvent offrir en profondeur, voire ceux qui n'ont à dire que ce qu'on leur demande de dire. Et donc, la question n'est pas de savoir où sont les Sartre, Foucault, Derrida, Deleuze d'aujourd'hui mais où seraient les Sartre, Foucault, Derrida, Deleuze aujourd'hui, sinon dans le même placard que ceux qui ont quelque chose à dire et que les médias ne leur donneraient pas la possibilité de dire. Les rares et tardives exceptions de deuxièmes parties de soirées ne leur servant que d'alibis...

Dans la nuit du 7 au 8 mars 2014, le vol MH370 de la Malaysia Airlines se volatilisait en plein ciel avec deux cent trente-neuf passagers et douze membres d'équipage à son bord. De nombreuses thèses inexactes pour ne pas dire mensongères ont été colportées depuis lors par diverses autorités, avivant la douleur et la colère des familles de victimes. A ce jour, l'hypothèse la plus probable (suite à des enquêtes indépendantes conduites par des professionnels du renseignement et de l'aéronautique) serait que le Boeing 777 aurait pu être détruit par un missile quand, ayant dévié ou ayant été dévié de son cap initial, il se serait retrouvé en vue de la base militaire étasunienne de Diego Garcia...

Le mercredi 25 mars 2015, intervenant devant la Commission de défense des forces armées de l'Assemblée nationale, le général Christophe Gomart (patron de la Direction du renseignements militaire) a démontré que les services secrets étasuniens avaient fourni des indications erronées selon lesquelles la Russie s'apprêtait à envahir l'Ukraine alors même qu'aucun élément ne venait étayer cette accusation. Sans commentaire...

Aux dires de trois sénateurs étasuniens ayant eu accès à la totalité du rapport sur les attentats du 11 septembre 2001, vingt-huit pages de celui-ci ont été classifiées par l'administration Bush-fils. D'après ces sénateurs, dans ces vingt-huit pages seraient abordés les liens existant entre l'administration Bush-l'Arabie saoudite et...Al Quaida. Les trois sénateurs ont demandé au résident actuel de la Maison Blanche que ce dossier soit déclassifié au nom des familles des victimes. Quatorze ans déjà et le suspens continue...

Soudain, dans le courant du mois de mai 2015, les Etats-Unis jugeaient être suffisamment indignés par les pratiques corrompues de certains dirigeants de la FIFA pour déclencher des interpellations suivies d'inculpations en dehors même de leur territoire. Mais ces mêmes Etats-Unis s'indignèrent-ils en 1974, quand le Chili du général fasciste Pinochet (promu et soutenu par eux) fut autorisé par la FIFA à qualifier son équipe nationale pour la phase finale de la Coupe du monde en marquant dans un but vide, l'adversaire du jour (l'URSS) ayant décidé de boycotter le match ? S'indignèrent-ils, en 1978, quand cette même Coupe du monde de la FIFA se déroula dans l'Argentine du général fasciste Videla (promu et soutenu par eux) et que la finale se disputa dans un stade situé à moins d'un kilomètre de l'Ecole de mécanique de la marine, l'un des centres de torture les plus actifs de la junte militaire dont les tortionnaires (comme ceux du Chili) avaient été instruits à l'Ecole des Amériques créée par les Etats-Unis en 1946 ?

Le 9 septembre 2015, la RTS révélait que la Suisse importait de l'or du Togo, pays qui ne possède aucune mine aurifère. En fait, cet or sale provient du Burkina-Fasso où des milliers d'ouvriers (pour ne pas dire d'esclaves) dont la moitié sont des enfants travaillent dans des conditions qualifiées d'innommables  par l'ONG helvète "Déclaration de Berne". Cet or est ensuite blanchi clandestinement au Togo avant d'être exporté en Suisse où il transite par Zürich avant d'être affiné par la société Valcambi-SA, la plus grande raffinerie d'or basée à Balerna, dans le Tessin...

Tandis que se déroulait la soixante-huitième édition du Festival international du film à Cannes, se tenait à Gaza le premier Festival cinématographique des droits humains. De part et d'autre des ruines engendrées par les bombardements et pilonnages israéliens, au bout d'un tapis rouge long de soixante-dix mètres symbolisant le sang versé par les civils, trois jours durant, du 12 au 14 mai 2015, la population gazaouie a pu assister, sur des sièges de fortune et au milieu des gravats, à la projection en plein-air de vingt-huit films en provenance d'Egypte, d'Irak, de Jordanie, de Russie, de Syrie...

Paris, le vendredi 13 novembre 2015. Des rafales de Kalashnikov retentissent dans certains quartiers des Xème et XIème arrondissements de la capitale fauchant des consommateurs attablés aux terrasses de bars et de restaurants ou circulant dans les rues. Une salle de concert est investie par des assaillants qui abattent au jugé des spectateurs. A Saint-Denis, dans le Stade de France, le président de la République est exfiltré de la tribune officielle suite à trois explosions à l'extérieur de l'enceinte dûes aux déclenchements de ceintures d'explosifs actionnées par des kamikazes. Bilan de ces six attaques simultanées: cent-trente morts civils et plus de trois cents blessés plus ou moins graves. L'émotion est partout et gagne la quasi-totalité de la planète. Dix mois après les attentats de janvier et pour quelques jours, Paris redevient ce centre du monde qu'il n'était plus depuis longtemps...

A Moscou et à Saint-Pétersbourg notamment, des monceaux de fleurs ont été déposés par les citoyens russes devant l'ambassade et le consulat de France suite à ces attentats. Question : à Paris, combien de fleurs ont-elles été déposées devant l'ambassade russe après l'attentat aérien qui a fait deux-cent-vingt-quatre morts et combien lors de l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg qui a fait quatorze morts et une cinquantaine de blessés ? 

Décréter une mise en "état d'urgence" intervenant après que des attentats ont été commis, revient à actionner une sirène destinée à prévenir une population d'un bombardement une fois seulement le bombardement terminé. Il faut donc chercher ailleurs ce soudain empressement de mise en "état d'urgence" qui, en réalité tient à deux aspects : la nécessité à peine démagogique de rassurer une population plus ou moins traumatisée par les événements et que l'on retrouve toujours en première ligne face à ce type de massacre mais davantage encore de mettre en coupe réglée tout ce et tous ceux qui ne trouve(nt) pas grâce aux yeux d'un gouvernement aux abois...

Par ailleurs, faire la guerre à Daech, qui l'a lui-même déclarée à tous les "mécréants" sans distinction de nationalité ou de religion, rien de plus logique. Mais à deux conditions : la première est de savoir précisément comment a été créé ce pseudo Etat Islamique, qui a formé et armé ses troupes, qui l'a soutenu financièrement et ce, bien entendu, avant même qu'il n'atteigne les fameux puits de pétrole ; la seconde ne consiste pas seulement à bombarder les diverses positions de cet Etat fantoche mais aussi et surtout à assurer les propres arrières de ceux qui bombardent et qui ne sont rien moins que leurs populations civiles. Or, à ce jour, ces deux conditions n'ont jamais été remplies. La première, parce que d'aucuns pays de la prétendue coalition anti-Daech jouent un double-jeu connu de tous, à savoir : la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis. La seconde, parce que nos va-t-en-guerre nationaux et occidentaux ne protègent en rien leurs bases arrières, à savoir leurs propres populations civiles, premières et uniques victimes des attentats meurtriers. Si les terrorismes, quels qu'ils soient, sont effectivement faits pour terroriser, leurs cibles étant connues et leurs petits soldats fichés, que dire des mesures que les hautes sphères négligent ? Quand on ne sait pas faire la guerre, on n'en fait pas. Sauf, bien sûr, si l'on veut tirer partie d'un climat de terreur...

Avez-vous déjà vu, de par le vaste monde, des quartiers de riches entièrement dévastés par des incendies de forêts, des inondations, des tornades, des séismes ou des typhons ? Avez-vous déjà vu, de par ce même vaste monde, des dirigeants politiques victimes d'attentats de masse ? Vous ne vous posez donc jamais ce genre de questions  ? Savoir pourquoi, avec ces gens-là, ce sont toujours les autres qui sont les victimes passives de catastrophes dites (par eux) naturelles ou d'actes terroristes ? Pourquoi ceux-là même dont les politiques déclenchent ces catastrophes ou ces guerres responsables des attentats ne sont jamais touchés par elles ou par eux ? S'ils l'étaient, ne serait-ce qu'un tant soit peu ou de temps en temps, pensez-vous qu'ils continueraient à se comporter comme ils le font en toute impunité sachant que, pour eux, ce sont toujours les autres qui trinquent ?

En réponse anticipée aux inlassables architectes du Nouvel ordre mondial, l'anthropologue Claude Levi-Strauss avait déjà objecté dans son ouvrage Race et histoire : "Il n'y a pas, il ne peut pas y avoir, une civilisation mondiale au sens absolu que l'on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence. La civilisation mondiale ne saurait être autre chose, à l'échelle mondiale, que la coalition de cultures préservant chacune son originalité". Ce qui n'entre nullement dans le programme des inlassables architectes...

 

 A SUIVRE…