Citations

Contrairement à certaines citations circulant sur des sites de vente en ligne et attribuées de façon erronée à l’auteur, les citations qui suivent sont extraites des nouvelles, des romans, des articles, des études et des essais de l’auteur publiés entre 1984 et 2012…

« Pourvu qu’ils soient puissants et soutenus, la Justice offre aux menteurs une longue paire de jambes ».

« S’il avait neigé d’emblée sur Austerlitz, cela nous aurait évité Waterloo d’abord, Sedan ensuite, Verdun pour suivre et Montoire pour finir ».

« Dire qu’on nous a fait nous battre pour ne surtout pas aspirer à être ce que nos grands timoniers de mai 68 se sont empressés de devenir ».

« Il est extrêmement rare qu’on puisse souffrir pour les autres et plus exceptionnel encore qu’on ne puisse plus se souffrir soi-même ».

« A quoi sert de devenir vieux si l’on se sait incapable de mourir jeune à quatre-vingt dix ans ».

« Entre élucider et éluder, il n’y a que l’espace d’une syllabe que police et justice savent très bien enjamber quand il le faut ».

« L’avenir n’est pas encore arrivé qu’on le sent déjà nous pousser dans le dos vers les urgences ».

« Le politicien est un individu asexué dont la langue est infiniment plus longue que la mémoire ».

«  Tant qu’à nager sa vie entre deux eaux, mieux vaut être de liège que de plomb ».

« Il ne faut pas insulter les singes en prétendant qu’ils imitent l’homme, les singes sont des gens bien ».

« La main du destin est pleine de doigts impondérables ».

« A moitié fermée une porte est toujours inquiète, alors qu’à moitié ouverte, elle est en attente ».

« Une péripatéticienne est une adepte à pied, en voiture ou en studio de la philosophie d’Aristote ».

« L’art n’est pas plus la vie que la marquise Lisa n’est la Joconde ».

« Seuls ceux qui ont intérêt à nettoyer leurs passés accusent les autres de passéisme ».

« Contemporain est un substantif de quatre syllabes dont la première suffit amplement à cerner nombre de personnalités du moment ».

« Biens mal acquis profitent toujours plus ou moins longtemps et c’est pourquoi les voleurs volent et les gouvernements aussi ».

« On ne mange pas nécessairement des pommes de la même manière que l’on mange des yeux ».

« La publicité est à l’art ce que la calculatrice est à la table de multiplication ».

« A l’inverse des amants et de leurs amantes, les concepts de maris et d’épouses n’aiment pas ».

« Le mal récurrent des historiens officiels français vient de leurs trous de mémoire qui n’ont nullement pour origine la carence en poisson ».

« Les oiseaux n’ont pas besoin d’horaires pour décoller ».

« On fait sans cesse croire aux peuples que leurs heures sombres sont derrière eux, alors qu’en réalité les heures sombres sont toujours devant nous ».

« La police préventive et protectrice des citoyens est un conte à se faire matraquer debout ».

« Par les temps qui courent, ce qui porte plus ou moins loin doit être confiné, à la différence de ce qui ne prête à aucune conséquence et qui est porté aux nues ».

« La principale caractéristique de la critique qui a opinion sur rue est de tutoyer le convenu et de choyer le commun ».

« Un politicien de gauche n’est jamais qu’un politicien de droite qui consent à mettre un peu d’eau dans son vin ».

«  Le Pirée n’est pas un homme et Victoire de Samothrace n’est pas sa femme ».

« Toutes ces religions qui encartent la foi et font battre les montagnes ».

« Lavez, blanchissez, révisez, occultez, censurez : il restera toujours une trace ».

« Il n’y a pas que dans les dictionnaires où holding arrive avant hold-up ».

«  La vie, ce n’est guère marrant, mais heureusement on en meurt à la fin ».

Nota Bene

                                                                   "La lutte de l'homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l'oubli".

                                                                                                                                                          Milan Kundera

 12 août 1961, sur ordre du Kremlin, la République pseudo-démocratique allemande d’obédience stalinienne érigeait à Berlin, un mur de près de quatre mètres de haut coupant en deux la ville et le pays dans le sens Est-Ouest de la guerre dite froide, lequel perdurera vingt-huit ans sous le surnom mérité de « mur de la honte ». Le 12 août 2002, soit quarante et un ans après jour pour jour, Israël édifiait à son tour un mur long de sept cent vingt trois kilomètres coupant l’Etat juif de la Palestine tout en s’octroyant au passage dans l’illicéité la plus totale 13% des territoires dévolus aux Palestiniens sans que cela ne débouche sur aucun surnom ni aucune action malgré la condamnation explicite de la Cour internationale de justice. Edifiant, non ?...

Le XXème siècle aura connu, entre autres turpitudes, deux guerres mondiales qui ont coûté la vie à plus de soixante dix millions d’êtres humains, quelques guerres coloniales qui ont fait une dizaine de millions d’autres victimes et cinq génocides : celui du million et demi d’Arméniens exterminés par la Turquie, celui des six millions de Juifs et des trois cents à cinq cent mille Tsiganes exterminés par l’Allemagne, celui des sept cent mille Serbes exterminés par la Croatie, la Bosnie et leur alliée allemande, celui des huit cent mille Tutsis exterminés par le pouvoir Hutu au Rwanda avec la complicité de la France et le silence assourdissant de la « communauté » internationale. Pourquoi ces massacres s’arrêteraient-ils ?

Prescott Bush (père et grand-père de deux futurs présidents des Etats-Unis) fut, en son temps, l'un des directeurs de l'Union Banking Corporation qui finança, entre autres, les fournitures de l'armée allemande, version IIIème Reich. Joe Kennedy (père d'un futur président et de deux sénateurs), ancien spéculateur boursier, fit fortune pendant la prohibition grâce à l'appui de la mafia qu'il sollicitera lors de la campagne présidentielle de son fils, John Fitzgerald. Avant cela, nommé ambassadeur en Grande-Bretagne, il conseillera au président Roosevelt de pencher plutôt vers Hitler que vers Chamberlain ou Churchill et se verra rappeler à Washington...

Le 16 mars 1978, le Président de la Démocratie-Chrétienne, Aldo Moro, était « prélevé » à Rome par un présumé commando des Brigades Rouges. Son corps sera « livré », cinquante-cinq jours plus tard, dans le coffre d’une R4 amarante (immatriculée Roma N57686) symboliquement stationnée à équidistance des sièges de la DC et du PCI. Questions : les B.R. possédaient-elles, dans leurs rangs, des tireurs d’élite capables d’abattre cinq gardes du corps entraînés puisque les quarante-neuf balles extraites de leurs cadavres provenaient presque toutes de la même arme ? Pourquoi le ministre de l’Intérieur, avisé de la cache du commando au 96 de la via Gradoli a-t-il préféré dépêcher ses policiers dans le village de Gradoli, situé à une centaine de kilomètres de la capitale ?...

Six mois après la sinistrement célèbre répression de la place Tian’anmen du 4 juin 1989 à Pékin, les Etats-Unis envahissent le Panama au nom de leurs seuls intérêts et massacrent plus de mille civils sans que cela ne soulève la moindre protestation. Un an auparavant, des milliers de Birmans étaient massacrés par leur propre armée sans que cela ne provoque le plus infime émoi. C’est ce qui s’appelle avoir l’indignation sélective, spécialité des gouvernants et éditocrates occidentaux…

En 1998, tandis que tout ce que la France compte d’officialités bien penchantes fête en grandes pompes le cent-cinquantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, on découvre sur une voie publique d’Avignon une jeune Somalienne de vingt ans qui venait de s’enfuir de chez ses « maîtres » après quatre années d’asservissement total. Elle pesait trente deux kilos et souffrait d’infection tuberculeuse. Il en existerait plusieurs centaines dans le pays et deux cents millions à travers le monde. A part ça, l’esclavage a été aboli. Merci pour elles et pour eux…

Le 9 octobre 2009, M. Barack Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique depuis dix mois seulement, s’étant mis aux ordres du complexe militaro-industriel de son pays en expédiant un supplément de trente-quatre mille hommes dans le bourbier afghan, a reçu le Prix Nobel de la Paix censé récompenser des personnalités ou des institutions oeuvrant « au rapprochement des peuples, à la suppression ou la réduction des armées permanentes, à la propagation des progrès en faveur de la paix ». One comment ?...

Le 30 octobre 1979, le corps du ministre Robert Boulin est retrouvé dans la forêt de Rambouillet, roué de coups, à cinq mètres d’un étang profond, à cet endroit, de cinquante centimètres. Malgré ces indices, l’enquête conclut à un « suicide ». Le ministre en savait-il un peu trop sur le financement occulte de son propre parti (le RPR) via les dictateurs Saddam Hussein et Omar Bongo et avait-il menacé de le révéler ? Toujours est-il que, trois jours plus tard, afin de détourner l’attention d’une opinion publique et d’une presse aussi inconsistantes qu’inconstantes, les policiers de l’OCRB tiraient comme un lapin le  énième « ennemi public numéro un », Jacques Mesrine, puis se donnaient en spectacle aux friands médias…

Le 7 novembre 1968, Beate Klarsfeld, militante de la mémoire de la Shoah, giflait le chancelier allemand Kiesinger l’accusant publiquement d’être un ancien nazi et précipitant du même coup sa chute politique. Trois ans plus tard, la jeune députée Bernadette Devlin, militante de l’indépendance irlandaise, qui eut à connaître les geôles de la « démocratie » à l’anglaise, gratifiera le député conservateur Richard Mandling  d’un coup de poing en pleine figure parce qu’il avait voulu exonérer l’armée britannique du massacre que ses parachutistes avaient commis le dimanche 30 janvier 1972 dans le quartier du Bogside à London Derry en tirant à vue sur une foule désarmée causant la mort de quatorze civils et en blessant des dizaines…

Qui oserait prétendre que, pour des raisons d'ordre économique et stratégique, un gouvernement puisse aller jusqu'à rendre malades voire tuer ses propres citoyens ? C'est pourtant ce qu'il est advenu aux habitants de Handford (dans le comté de Benton, USA) quand, suite à la construction de la première centrale nucléaire au monde, au terme des années 40, les autorités ont décidé de tester travailleurs de la centrale et population autochtone à des fins expérimentales. Le but était de connaître les effets de la radioactivité sur l'organisme humain et d'en mesurer les doses tolérables...

Le 10 mai 1981, pour la première fois en vingt-trois ans, un candidat représentant la Gauche, en l’occurrence François Mitterrand, devenait Président sous la Vème République. Il l’aurait sans doute pu dès le 19 mai 1974 si la Droite française ne s’était livrée à l’un de ses tours de passe-passe favori : le bourrage d’urnes dans les DOM-TOM. Il sera réélu sept ans plus tard pour un deuxième septennat ponctué, comme une partie du premier, d’une deuxième cohabitation avec la Droite dont il s'accomoda aisément, les politiques des uns et des autres ne divergeant que sur des questions de rhétorique...

Le 22 novembre 1963, à Dallas, Lee Harvey Oswald est inculpé à 19h00 (heure locale) du meurtre d’un agent de police. 19h00 à Dallas correspondent à 14h00 en Nouvelle-Zélande. Or, le quotidien The Christchurch Star publie la nouvelle assortie d’une biographie complète de l’assassin présumé, censé être un parfait inconnu, affirmant qu’il est également le meurtrier du président Kennedy, alors qu’Oswald a été inculpé pour ce crime, dont il était plus que probablement innocent, à 23h00 (heure de Dallas) soit 18h00 en Nouvelle-Zélande…

Le 26 août 1978, le cardinal Albino Luciani était élu pape sous le pseudonyme de Jean-Paul 1er. D'une lignée doctrinale plutôt orthodoxe, il commit l'erreur de vouloir ouvrir une véritable enquête sur la banque du Vatican, ses malversations avérées et ses accointances mafieuses. Trente-trois jours plus tard, au matin du 29 septembre, on le retrouva sans vie dans sa chambre. Refus d'autopsier de la Curie. Embaumement immédiat. 33. Le chiffre christique et gravement fatal à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se dressent contre les Marchands du Temple. Son successeur, stakhanoviste de la canonisation, après avoir adopté le prête-nom démagogique de Jean-Paul II, s'empressa de remettre la Maison-mère sur le chemin du Gold Gotha avant de fréquenter quelques-unes des personnalités les plus infréquentables de la planète...

Depuis le 7 juillet 1990, une chaîne de télévision publique française diffuse un divertissement de fausse aventure dont le cadre se situe au sein du Fort Boyard, entre les îles d’Aix et d’Oléron. Bâti pour protéger la rade des assauts de la marine anglaise, non seulement son utilisation militaire n’a jamais été ce qu’elle aurait dû être mais, qui plus est, lors de la Commune de Paris, en 1871, le gouvernement dirigé par Adolphe Thiers y enferma une centaine de Communalistes, survivants du massacre dit de la « Semaine sanglante » et en attente de déportation…

Lors de sa première campagne présidentielle, le très affable William Jefferson Clinton se fendit d'un bref aller-retour dans son fief de l'Arkansas pour assister à l'exécution d'un malade mental. Après quoi, au tout début de son mandat présidentiel, il donna l'ordre à l'armée de mettre un terme aux agissements d'une secte religieuse stationnée à Waco, ce qui se solda par un total de quatre-vingt six morts, parmi lesquels une grande majorité de femmes et d'enfants. Sous sa seconde présidence, puis celle de ses successeurs, les USA alignèrent le plus fort taux d'incarcération au monde avant même qu'il rétablisse une loi datant du XVIIIème siècle, dont s'était amplement servi le sénateur Mc Carthy de sinistre mémoire, autorisant le gouvernement à emprisonner toute personne "susceptible de mettre en péril la sécurité intérieure". Lui qui avait habilement fui la conscription quand il était en âge d'être appelé sous les drapeaux, il se fit un devoir présidentiel d'ordonner les bombardements des populations civiles somaliennes, afghanes, soudanaises, serbes et qualifia le tueur de masse indonésien Suharto de "notre genre de type"...

En février 2014, la Cour des Comptes italienne accusait les trois principales agences de notation d’avoir créé une augmentation du coût de la dette du pays en occultant de leurs calculs sa richesse immatérielle faite d’œuvres d’art, de patrimoine architectural et de films, provoquant ainsi un préjudice financier de deux cent trente-quatre milliards d’euros sur trois ans. Pour mémoire, rappelons que l’Italie possède à elle seule plus de20% du patrimoine culturel mondial…

Ces propos éclairants de David Ben Gourion, père fondateur de l'Etat d'Israël et Premier premier ministre, prononcés le 18 juillet 1948 et repris dans ses Mémoires : " Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais. Les vieux mourront, les jeunes oublieront". De Golda Meir, Première ministre, le 15 juin 1969 : " Il n'y a pas semblable chose que les Palestiniens. Ils n'ont jamais existé".  De Menahem Begin, Premier ministre, le 25 juin 1982 : " Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes". De Rafaël Eitan, Chef d'état-major de l'armée israélienne, dans le New-York Times du 14 avril 1983 : "Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille"...

Et ceux volontairement oubliés et enfouis du général Moshe Dayan dans le quotidien Ha'Aretz en date du 4 avril 1969, à contrepied et en contrepoids de tous les autres : " Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes (...). Il n'y a pas un seul endroit bâti dans ce pays qui n'ait pas eu une ancienne population arabe"...

Dans son ouvrage intitulé Le savant et le politique, le sociologue Max Weber distinguait deux sortes de politiciens : ceux qui vivent de la politique et ceux qui vivent pour la politique. Or, lorsque l'on se retrouve dans les situations politiques qui sont les nôtres, c'est à dire de mascarades médiatiques en pharisaïsmes électoralistes, on est en droit de penser qu'il n'y a plus guère de politiciens en dehors de ceux qui vivent de la politique, l'autre catégorie s'étant lentement éteinte ou ayant été réduite par la première au rang de lumignon...

La Nouvelle-Orléans est la capitale mondiale de l'incarcération. L'Etat y emprisonne un pourcentage plus important de sa population que tout autre pays au monde. Le taux d'incarcération de la Louisiane est cinq fois supérieur à celui de l'Iran et treize fois supérieur à celui de la Chine. Il est vrai que les prisons privées sont très rentables. C'est une industrie qui, en 2016, pesait déjà la bagatelle de cent-quatre-vingt-dix millions de dollars...

Quand, dans les années 80 du XXème siècle, le dictateur irakien Saddam Hussein faisait gazer vingt milliers de Kurdes, son allié étasunien (qui l'avait armé dans la guerre contre l'Iran) ne fronça aucun sourcil. Mais, quand le même dictateur, en août 1990, crut pouvoir envahir le Koweit et profiter de son pétrole, l'allié étasunien constitua via l'ONU une coalition de trente-quatre vassaux et déclencha deux opérations (l'une aérienne, l'autre terrestre), lesquelles se soldèrent, quarante-trois jours plus tard, par la mort de trois cent mille Irakiens, principalement civils, victimes de bombes au napalm, à fragmentations et à l'uranium appauvri, toutes interdites par les conventions internationales...

De surcroît, cette double opération fut à l'origine de ce qu'il a été convenu d'appeler le Syndrome de la Guerre du Golfe qui désigne un ensemble de pathologies dont on été victimes des dizaines de milliers de soldats de la coalition après leur retour. Ces pathologies, mortelles ou gravement handicapantes, ne sont jamais entrées dans le bilan officiel des pertes humaines de la coalition. A quoi s'est ajouté, pour la population irakienne, l'embargo imposé par l'ONU, responsable selon l'UNICEF de la mort de cinq cent soixante sept mille enfants, mesure reconnue comme nécessaire par l'indécente Madeleine Albright...

Le 27 juin 1980, le DC9 de la Compagnie privée Itavia quitte Bologne pour Palerme avec quatre-vingt un passagers à bord. C'est au moment où il survoie la mer Tyrrhénienne qu'il va exploser en plein vol avant de s'éparpiller en mer. Il aura fallu attendre trente-trois ans pour que deux jugements en responsabilité civile de la Cour de cassation italienne attribuent l'explosion à un missile air-air (probablement destiné à l'avion du colonel Kadhafi qui circulait dans les parages) et dont la marque conduit à un seul et unique suspect: la France. En autorisant le 22 avril 2014, la déclassification de tous les documents confidentiels concernant les attentats commis sur le territoire italien au cours de la décennie 70-80, le Président du conseil Renzi a ouvert une boîte de Pandore qui devrait mettre encore très longtemps à se refermer sur les doigts du coupable...
 
Des pays comme l’Allemagne, l’Angleterre, les Etats-Unis, la France qui ont pratiqué et s’exercent encore ici ou là de par le vaste monde au crime de guerre, à la torture, à la sédition, au génocide ou à l’ethnocide par eux-mêmes, par intérêt ou par procuration, sont-ils les mieux placés pour donner des leçons et s’ériger en juges internationaux de leurs indignes héritiers ?...

En 2012, le pèlerinage des Musulmans à la Mecque a fait entrer seize milliards de dollars dans les coffres suisses et autres de l’Arabie Saoudite, soit la deuxième manne financière après ses puits de pétrole. C’est sans doute en quoi, pour cette monarchie absolutiste qui dénonce les bonhommes de neige comme anti-religieux, Allah ne peut être qu’absolument Grand…

Dernière nation d’Europe occidentale à avoir supprimé la peine de mort en 1981, la France des notables et des nantis, autoproclamée pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, n’aura patienté que six petites années pour devenir la première nation européenne à condamner un mineur à la perpétuité pour un double meurtre dont il s’est avéré innocent mais qui lui aura néanmoins coûté quinze ans d’incarcération,violences incluses…

On a tellement reproché aux Alliés de la Deuxième Guerre mondiale de ne pas avoir bombardé les rails qui conduisaient aux camps d’extermination, que les néo-Alliés occurrentiels et interchangeables d’aujourd’hui, voyant des Hitler partout où cela sert leurs politiques à géométrie variable, bombardent à tout-va les populations civiles des pays qu’eux-mêmes décident d’incriminer…

Au cours de la campagne électorale pour l'élection présidentielle étasunienne, en 1964, le candidat du parti démocrate, Lyndon Baines Johnson, axa son discours de politique étrangère sur son refus d'intervenir militairement dans le Sud-Est asiatique au contraire de son rival du parti républicain, Barry Morris Goldwater, qui réclamait une intervention immédiate. Les électeurs, explique l'historien Howard Zinn, choisirent Johnson mais ils eurent tout de même la politique étrangère de Goldwater, à savoir : escalade et intervention...

Il y a quelques années de cela, un quelconque élu en mal probable de reconnaissance eut l'idée saugrenue, et pour d'aucuns sacrilège, de vouloir entrelarder les journaux télévisés des trois principales chaînes nationales de pages publicitaires à l'instar des stations de radios privées. Aussitôt, branle-bas de combat dans la presse, cris d'orfraies et autres poussées de fièvre indignées de la profession. Depuis lors, c'est cette même presse qui, sur Internet, accable les visiteurs de ses sites en les bardant de publicités débiles et tapageuses par lesquelles il se voit contraint de transiter ou de s'y reprendre à deux fois s'il veut accéder à la lecture de certains articles...

L'historien britannique  de l'université de Cambridge, John Coatsworth, observe que, pour la période comprise entre le début des années 60 du XXème siècle et l'effondrement du système stalinien au début des années 90, "le nombre de prisonniers politiques, de victimes de la torture et d'exécutions de dissidents en Amérique latine ont dépassé de loin ceux de l'Union soviétique et de ses satellites de l'Europe de l'Est". Et ce, avec le soutien inconditionnel voire le concours plus ou moins clandestin des Etats-Unis d'Amérique, chantres de la démocratie et de la liberté. A ce sujet, une plaisanterie de fort bon goût et pleine de justesse court sur l'ensemble du territoire latino-américain. Elle tient en une question et une seule réponse possible : Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de coups d'Etat aux Etats-Unis ? Parce que c'est le seul pays au monde où il n'y a pas d'ambassade étasunienne...

Le 21 juillet 1969, quand Apollo XI alunit, après une bonne quarantaine de milliards de dollars investis, l’un des spationautes s’extasia en ces termes : « Je vois la terre. On dirait une orange. Une orange bleue ! ». Quarante années auparavant, en 1929, le poète Paul Eluard avait écrit, dans le texte numéro 7 de son recueil L’Amour, la Poésie : « La terre est bleue comme une orange », sans que cela ne coûte le moindre centime au contribuable français. D'autant que la NASA aurait depuis effacé les bandes originales du divin alunissage alors que le texte de Paul Eluard, pour plus ancien qu'il soit, est toujours accessible. A propos : comment un drapeau (même étasunien) peut-il claquer au vent dans un environnement privé d'air ?

Les étoiles jaunes sur fond bleu, au nombre de douze, du drapeau de l’Union européenne, ne sont en rien liées à l’identification des douze premiers membres d’avant l’élargissement de la communauté économique du Vieux-Continent. Elles font référence à une représentation purement christianiste de cette Europe reproduisant la vision de la Vierge aux douze étoiles de Saint-Jean...

Le 27 février 2014, dans un rapport sur les meurtres d’enfants et d’adolescents perpétrés en Palestine, Amnesty International observait : « La fréquence et la persistance du recours à la force abusive, inutile et arbitraire contre des manifestants pacifiques en Cisjordanie par les soldats et les policiers israéliens, ainsi que l’impunité dont ils bénéficient, laissent à penser qu’il s’agit là d’une politique délibérée »…

Ceux qui ont cru que l'élection d'un président afro-américain allait changer quoi que ce soit au racisme qui règne aux Etats-Unis depuis leur fondation et à la ségrégation sociale qui en résulte voire à leur politique étrangère provocatrice et interventionniste ont eu huit années pour revenir de leur naïveté. Dans la réalité, la caste dominante étasunienne n'a consenti à l'élection de Barack Obama que pour gommer l'image désastreuse laissée par son prédécesseur auprès du monde dit "libre". Pour le reste, ce partisan de la peine de mort et de la possession d'armes, expéditeur de trente-sept mille soldats supplémentaires en Afghanistan n'aura été que  l'ixième domestique du complexe militaro-industriel, déjà dénoncé en leur temps par le sociologue Charles Wright-Mills et l'ancien président Dwight Eisenhower...

Entre juillet 1966 et mai 1996, la France a procédé à cent quatre-vingt dix neuf essais nucléaires sur le territoire polynésien, plus particulièrement sur l'atoll de Moruroa, rebaptisé Mururoa. Tandis que les techniciens de la métropole et leurs familles présentes lors des tirs étaient systématiquement soumis au passage en douche avec crèmes et savons spéciaux, rien n'était fait pour protéger la population autochtone des retombées radioactives que les autorités françaises déclarèrent officiellement nulles tout en dissuadant les Blancs de manger les poissons du lagon pendant que les Polynésiens continuaient d'en consommer. De nombreux cancers furent diagnostiqués. De nombreuses polynésiennes accouchèrent d'enfants morts-nés ou gravement malades. En langage reo-mahoi, Moruroa signifie "le grand secret". On comprend mieux pourquoi les dirigeants successifs de la Vème république atomiste ont jeté leur dévolu sur cette île...

Quand les Jihadistes afghans commettaient des attentats contre les troupes d’occupation soviétiques de l'ex-URSS, les médias occidentaux les qualifiaient de résistants. Mais quand ces mêmes Islamistes afghans, entraînés et financés par les USA, se sont mis à commettre d’identiques attentats contre les troupes d’occupation occidentales, ces mêmes médias les ont taxés de terroristes…

Les citoyens français qui, chaque année, à date fixe, tombent en pâmoison devant le défilé militaire de leurs troupes sur les Champs-Elysées, savent-ils au moins que ce 14 juillet-là ne correspond en rien au 14 juillet 1789 de la chute de la Bastille mais au 14 juillet 1790  commémoratif de la Fête de la Fédération convoquée sur le Champs-de-Mars par les élites régnantes en présence du Roi, Louis XIV, qui avait toujours la tête bien en place sur les épaules. En revanche, l'acte de naissance de la République, cette République que nos dirigeants nous chantent sur tous les tons et sur tous les toits, elle, n'est jamais commémorée. Mieux ou pire, c'est selon : deux cents ans pile après son avènement, ces mêmes dirigeants l'ont faite passer de l'ère de Valmy à l'heure de Maastricht...
 
En mars 2003, lorsque les USA décidèrent d’envahir une seconde fois l’Irak  afin de faire main basse sur son pétrole et que le gouvernement français d’alors se refusa à les suivre, les médias étasuniens unanimes qualifièrent les citoyens de ce pays de « singes capitulards bouffeurs de fromages ». Dix ans après, ils reprirent leur amicale  formule en insistant sur le fait que les singes en cause seraient devenus depuis « les tigres les plus carnassiers de la planète ». Des tigres de papier, probablement, au regard de ces grands amis étasuniens. Comme le rappela un de leurs présidents : "Parfois nous devons forcer la main de pays qui ne font pas ce que nous voulons qu'il fassent". Mais depuis, nos résidents élyséens successifs ont retenu l'adage de leur suzerain...

Le 1er Juillet 1991, à Prague, était dissous le Pacte militaire de Varsovie créé en mai 1955 à l’initiative de l’URSS stalinienne et englobant la plupart de ses feudataires du bloc dit de l’Est afin de faire face à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN ou NATO) créée quatre ans plus tôt par les Etats-Unis et regroupant leurs vassaux européens du bloc dit de l’Ouest. Malgré la dissolution dudit Pacte et la promesse faite au dirigeant de l'URSS d'alors (Mikhail Gorbatchev) de ne jamais s'approcher des frontières russes en échange de la réunification de l'Allemagne, l’OTAN est demeurée en place, cernant de plus en plus près le territoire de la Fédération de Russie, menaçant ainsi en permanence la paix sur le Vieux Continent au nom des seuls intérêts étasuniens… 

Le 6 mars 1971, ce qui reste des deux mille habitants de l’île de Diego Garcia, dans l’Océan indien, est expulsé manu militari par l’armée US qui veut installer sur cette île, gracieusement offerte par les Britanniques, une base navale. Nombre de ces Chagossiens avaient déjà quitté volontairement leur île sur la promesse d’un retour prochain. Ceux qui n’avaient pas voulu les suivre furent privés de tout moyen de survie et finirent par céder à la force. A Port-Louis, ils retrouvèrent leurs compatriotes dans les bidonvilles de la capitale mauricienne…

L’an 2005, a figuré le centenaire de la séparation à la française de l’Eglise et de l’Etat. Cent années au cours desquelles l’Eglise a continué de s’occuper de ce qui ne la regardait plus avec l’aval tacite et souvent même les finances d’un Etat qui s’occupait de ce qui n’aurait plus dû le regarder, imposant à son Education nationale des jours fériés et des semaines de vacances presque exclusivement liés à des fêtes religieuses telles que Noël, Pâques, Pentecôte, Assomption...

Dans ses Notes sur la grandeur et la décadence de l'Europe, le poète et philosophe Paul Valéry observait, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale : « L’Europe aspire visiblement à être gouvernée par une commission américaine » qu’Elle a elle-même désignée sous le travestissement de « commission européenne », dirigée par des présidents qui ont dû tout ou partie de leurs carrières aux Etats-Unis. Il ajoutait: "L'Europe n'aura pas eu la politique de sa pensée". Dans les conditions précédemment dites en avait-elle seulement une ?

La sensibilité qui gémit pour la cause tibétaine occultant volontairement les cas des Abkhazes et Ingouches de Géorgie, des Mongs du Laos, des Tamouls du Sri-Lanka, des Ouighans du Xinjiang, des Karens de Birmanie, des Sahraouis du Maroc et de tant d’autres justes causes de par le monde, ne peut apparaître que partiale, trompeuse et donc orientée…

Le micro-émirat du Qatar (celui des Palaces parisiens et cannois, des clubs de football et handball du PSG, des fonds pour certaines banlieues…) a déversé des millions de ses dollars gazogènes et pétroliers dans les caisses jihadistes d’Afrique, d’Irak, de Syrie, d’ailleurs et d’un peu partout même, participant à ce que les Services de renseignements occidentaux désignent comme « l’expansion du fondamentalisme islamiste » dont l'Irak et la Lybie sont des laboratoires grandeur-nature. Mais puisque autorités gouvernementales et médias hexagonaux applaudissent à tout rompre…

De même que le système nucléaire se contamine lui-même et se nourrit de l'argent de la contamination puis de la décontamination, de même le système libéraliste radicalisé se nourrit de l'argent de l'endettement puis du remboursement de ladite dette, les pays concernés étant contraints d'emprunter toujours plus pour payer des intérêts toujours plus élevés qu'ils n'arriveront pas à éponger totalement mais dont leurs citoyens feront les frais...

La théorie couramment admise selon laquelle l'Etat d'Israël aurait été créé pour empêcher tout retour à une extermination de la communauté juive telle qu'elle s'est déroulée en Europe lors du deuxième conflit mondial est battue en brèche par le courrier du 2 novembre 1917 adressé à Lord Walter Rothschild par le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Arthur James Balfour, s'engageant à créer un "foyer national juif" en Palestine, fût-ce au détriment de la population autochtone, ce qui s'est effectivement produit trente et un ans plus tard. Les intentions du gouvernement britannique de l'époque (soit vingt-cinq ans avant l'Holocauste) ont été clairement exposées par Lord Balfour lui-même quand il déclara : "Nous recherchons consciemment à reconstituer en Palestine une nouvelle communauté et à y expédier définitivement une autre majorité numérique dans l'avenir"...

En mars 2014, le ministre des Affaires étrangères (et même étranges) de la France, échangeait une franche poignée de main avec un nommé Oleh Tyahnybok, leader du parti nazi Svoboda qui, entre autres saloperies, avait éructé quelque temps plus tôt; "Il faut purger l'Ukraine de quatre mille Juifs". Quant au philosophe pour les nuls, suite à l'une de ses énièmes prises de parole en l'air, il affirma, péremptoire comme à son habitude, n'avoir vu trace ni de néo-nazis ni d'antisémites, place Maïdan à Kiev, sur une tribune pourtant gardée et filtrée par des miliciens  des partis nazis Svoboda et Praviy Sektor. Il est vrai que n'ayant d'yeux et d'oreilles que pour lui-même...

Le jeudi 19 octobre 1995, le cadavre du magistrat Bernard Borrel est découvert dans un ravin, à Djibouti, où il avait été détaché en tant que conseiller technique auprès du ministre djiboutien de la Justice pour des missions de coopération. Dans un premier temps, les autorités locales et françaises qualifient de "suicide" la découverte de ce corps à moitié calciné. A les en croire, le juge Borrel se serait donc infligé plusieurs fractures avant de s'immoler par le feu. Pourtant, le jour même, le chef d'état-major des forces françaises à Djibouti avait été informé qu'il s'agissait bien d'un assassinat. L'information avait aussitôt été classée "secret-défense" et elle le restera au mépris de toutes les lois jusqu'en 2007 sur pressions des différents ministres français de la Justice, des Affaires étrangères et de la présidence de la République. C'est à l'obstination de sa veuve (elle-même magistrate), de quelques juges et journalistes que ce faux-suicide sera requalifié en assassinat vingt-deux ans après les faits. Quant à la France, le 23 avril 2015, elle s'est vue, une nouvelle fois, condamnée par la Cour européenne des Droits de l'Homme. Une sorte d'habitude ou d'abonnement...

Dans son ouvrage, La Pensée tiède, l'historien britannique Perry Anderson note à propos du philosophe pour les nuls (BHL) : "Il serait difficile d'imaginer une inversion plus radicale des normes nationales en matière de goût et d'intelligence que l'attention accordée par la sphère publique en France à ce grand nigaud, en dépit des preuves innombrables de son incapacité à saisir coreectement un fait ou une idée. Une telle caricature pourrait-elle exister dans une autre grande culture occidentale aujourd'hui ?". Peut-être chez le suzerain étasunien à propos de quelques-unes de ses timbales élevées au rang de génies par la même sphère publique française et plus spécifiquement encore parisienne voire germano-pratine...

Entre 1994 et 2009, vingt et un cas de policiers ayant assassiné de jeunes Noirs non armés ont été jugés aux Etats-Unis. Trois d'entre eux ont écopé de peines légères. Les dix-huit autres sont ressortis aussi libres que l'air vicié des salles d'audience où ils ont été acquittés. Depuis, les cas de ce type ont eu tendance à s'accentuer. Pour preuves, ce policier qui, à l'été 2014, s'est autorisé un carton de douze balles (dont six mortelles) sur un énième adolescent noir toujours non armé. Pourquoi se gêner ? C'est ce qu'ont dû se dire ses deux collègues de Cleveland qui, le jour même que le Grand Jury décidait de ne pas poursuivre le meurtrier de Ferguson, ont abattu un jeune Noir de douze ans sur une aire de jeux de la ville. Et ainsi, pour les seuls cinq premiers mois de l'an 2015, trois cent-quatre vingt cinq fusillades à l'encontre de personnes issues des minorités afro-étasuniennes et hispaniques ont pu être répertoriées sans qu'il ne vienne à l'idée d'aucun responsable politique de mettre un terme à ces tirs aux pigeons...

Le 20 septembre 1992, plutôt que de commémorer le bicentenaire d’une République, ainsi qu’elles l’avaient fait trois ans plus tôt avec une révolution qui n’avait pourtant pas eu lieu ce jour-là, les élites françaises ont majoritairement préféré enterrer en grandes pompes référendaires l’esprit même de cette République originelle dans l’approbation subtilement calculée du traité de Maastricht…

Au Rwanda, suite à l’assassinat du Président Juvénal Habyarimana (volontairement non élucidé) et le déclenchement immédiat d’une guerre civile qui a opposé le gouvernement intérimaire (intégralement issu de l’ethnie Hutu) et le Front Patriotique Rwandais (essentiellement composé de militants issus de l’ethnie Tutsi) a été perpétré, entre le mercredi 6 avril et le lundi 4 juillet 1994, un génocide qui a coûté la vie à huit cent mille Tutsi, avec le soutien logistique du gouvernement français et le silence assourdissant de la « communauté » internationale…

Le 27 avril 2014, avec toute la pompe dont la richissime église catholique peut se prévaloir, le pape François et son prédécesseur démissionnaire ont conjointement célébré la cérémonie officielle de double canonisation des papes Jean XXIII (dit « le bon pape ») et de Jean-Paul II (non dit le raminagrobien) prouvant ainsi que l’un comme l’autre confondaient allègrement la notion de serviteur du bon Dieu avec celle de supporteur de n’importe quel diable tel le Croate oustachiste et antisémite Tudjman, le général fasciste Pinochet ou le fondateur des Légionnaires du Christ tout à la fois héroïnomane, pédophile et géniteur de famille nombreuse…

Entre le 5 mai et le 20 août 1981, dans la prison de Maze, en Irlande du Nord, dix militants irlandais, âgés de vingt-trois à trente ans dont la figure symbolique avait nom Bobby Sands, sont morts l’un après l’autre des suites d’une grève de la faim afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques, sans que le gouvernement britannique dirigé par Margaret Hilda Thatcher ne fasse le moindre geste pour les sauver d’une agonie qui a duré entre cinquante-neuf et soixante-sept jours…
 
La France, qui a toujours eu pour réputation d’être une terre d’accueil, serait plutôt dans la réalité la terre d’écueil que nombre d’étrangers en délicatesse politique ou économique dans leurs propres pays ont pu éprouver quand la IIIème République les a jetés dans ses sordides camps de concentration ou quand la Vème les entasse dans ses humiliants centres de rétention…

Dans son excellent et révélateur ouvrage intitulé Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, l'historien Howard Zinn note : "Un pour cent de la population américaine détient un tiers de la richesse nationale. Le reste est réparti de telle manière que les quatre-vingt dix neuf pour cent de la population restante sont montés les uns contre les autres : les petits propriétaires contre les plus démunis, les Noirs contre les Blancs, les natifs américains contre les citoyens d'origine étrangère, les intellectuels et les professions libérales contre les travailleurs non qualifiés...". Voilà une réalité parmi quelques centaines d'autres que les médias français (écrits comme audiovisuels) et leurs pseudo-spécialistes s'emploient obstinément à ignorer. 

Suite à la création par les Etats-Unis et ses vassaux de l'OTAN de la République fantoche et mafieuse du Kosovo, non seulement cette enclave artificielle ouvertement islamiste est devenue le principal foyer exportateur de jihadistes en Europe mais, de surcroît, l'on a assisté depuis l'été 2014 à l'exode de cent cinquante mille Kosovars en un peu plus de six mois vers la Hongrie, l'Autriche, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et dont le flot, aux dires mêmes des observateurs,n'est pas près d'être épongé...

Mitterrand à Vichy ? Parlons-en. Mais pourquoi taire Couve de Murville à Vichy ? Mitterrand faisant fleurir la tombe de Pétain ? Parlons-en. Mais pourquoi taire de Gaulle, Pompidou et Giscard faisant fleurir la tombe du même Pétain ? Mitterrand et Bousquet ? Parlons-en. Mais pourquoi taire de Gaulle et Papon voire le même de Gaulle et l’ex-nazi néo-chancelier Kiesinger, puis Pompidou et Touvier, Giscard et encore Papon ? Que signifie cette lecture borgne de l’Histoire ?...

Les 16 et 17 septembre 1982, les milices chrétiennes libanaises, sous le regard plus que complice de l’armée d’occupation israélienne, se sont livrées à un raid meurtrier sur les camps palestiniens de Sabra et Chatila, essentiellement peuplés de vieillards, de femmes et d’enfants. Quarante heures ininterrompues de viols, de tortures, d’assassinats qui ont fait entre mille et trois mille morts parmi la population civile palestinienne…

En 2013, la ville de Nice comptait le plus grand nombre de caméras de vidéosurveillance en France (soit une pour trois cent-soixante habitants), les plus importants effectifs de policiers municipaux du pays (soit un pour neuf cent deux habitants) et les résultats parmi les plus médiocres en matière d’atteinte aux biens (à la quatre-cent unième place sur quatre-cent huit) comme en matière de violences aux personnes (à la trois cent quatre-vingt neuvième place). De surcroît, elle détenait également le record national de candidats au djihad. Trois ans plus tard, au soir du 14 juillet 2016, un poids lourd de dix-neuf tonnes conduit par un djihadiste inconnu des services de police fonça sur la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais dans l'attente des feux d'artifice et causa la mort de quatre-vingt-six personnes et plus de deux centaines de blessés. Pourtant, la veille et l'avant-veille (les 12 et 13 juillet) au volant du camion qu'il avait volé, le djihadiste récemment converti s'était montré par deux fois sur cette même Promenade, pourtant interdite par arrêté municipal aux poids lourds de plus de trois tonnes, stationnant à deux reprises devant  l'hôtel Négresco sans quitter sa cabine, sans même simuler une livraison et surtout sans que cela n'alerte en rien les contrôleurs tranquillement assis devant leurs écrans...

Comment réussir à faire se suicider d’une balle dans la nuque, d’une balle derrière l’oreille et par pendaison avec un fil électrique, trois détenus menottés dans le dos dont eux-mêmes et leurs cellules étaient quotidiennement fouillés ? C’est l’exploit réalisé par la « démocratie » allemande, le 18 octobre 1977, dans la prison de Stammheim, sur les personnes d’Andreas Baader, Jan-Carl Raspe et Gudrun Ensslin, dirigeants de la Fraction armée rouge…

Le 9 novembre 1989, tombait le mur de Berlin qui coupait l’Allemagne en deux. Toutefois, l’espace géographique scindé par cette frontière ne correspondait en rien aux divers points de jonction des troupes soviétiques et étasuniennes au terme du Deuxième conflit mondial. Si tel avait été le cas, ce sont les trois-cinquièmes de la superficie de la RDA qui auraient dû se trouver dans la zone d’influence occidentale. Mais, de même qu’en octobre 1944, Churchill et Staline s’étaient entendus pour dépecer les Balkans sur le dos des populations, entre février et juillet, Roosevelt et le même Staline  s’étaient déjà accordés pour laisser filer dans l’escarcelle soviétique la totalité de l’étendue qui constitua la RDA et dont la limite avec la RFA naquit d’un tracé britannique datant de janvier 1944. Puis vint Yalta, juste pour la photo…

Les partis sont des modèles réduits de la société politique. Des rangs subalternes de la salle jusqu'à son fond, on trouve le peuple des militants et sympathisants venus assister au meeting du chef. Au milieu et au-devant, se situe l'aréopage des élus du parti et de leurs invités de marque. Tout en haut, sur la scène et triés sur le volet, ceux qui sont censés compter dans le parti avec, en leur centre, le chef en personne. Celui-ci s'adressera en dernier à son public de fidèles. Non par modestie ou humilité, mais parce que dans les partis c'est le dernier orateur qui a raison de tous ceux qui l'ont précédé. La question que l'on peut se poser concernant les partis est donc la suivante : comment une organisation de type oligarchique peut-elle prétendre pratiquer la démocratie une fois au pouvoir ? 

Dans son ouvrage-phare publié aux Etats-Unis en 1956 et intitulé L'Elite du pouvoir, le sociologue Charles Wright-Mills remarquait: "On peut concevoir les hommes des hautes sphères comme un ensemble de groupes dont les membres se connaissent, se rencontrent dans les bureaux ou la vie mondaine, et par conséquent tiennent compte les uns des autres quand ils prennent leurs décisions. Les membres de l'élite selon cette conception se considèrent et sont considérés par les autres, comme le noyau des 'classes sociales supérieures'. Ils forment une entité sociale et psychologique plus ou moins compacte (...). Ou l'on est accepté par cette classe, ou on ne l'est pas; c'est une limite [auto]qualitative, et non une échelle numérique, qui les sépare de ceux qui ne font pas partie de l'élite...".

La France est cette République d’un genre légèrement bananier, proxénète de régimes africains concordants et mimétiques, dans laquelle une aristocratie de roture cooptée et prépotente, composée pour l’essentiel de fils et filles de…élargie à des proches et autres serviteurs fidèles, règne sur tous les terrains décisifs en parvenus arrogants. Le peu d’entre celles et ceux qui, hors de ce cercle, sont autorisés à s’insinuer à travers les mailles du filet ne constituent en rien des exceptions mais leurs alibis…

Le 26 mai 1993, à l’Olympiastadion de Munich, en finale de la première Ligue des Champions, sur un corner tiré de la gauche vers la droite par Abedi Pelé et repris de la tête par Basile Boli, à la quarante-troisième minute du match, l’Olympique de Marseille (dirigé par l'homme d'affaires Bernard Tapie et entraîné par le Belge Raymond Goethals) devenait le premier club de football français champion d’Europe en battant le grand Milan AC. Depuis lors, les commentateurs français (dits sportifs et autres) font semblant de ne pas s'en souvenir et aucun autre club français, depuis vingt-cinq ans, n'a plus réussi à brandir la coupe dite aux grandes oreilles. Mais s'il advient qu'un jour l'un de ces autres y parvienne, gageons que nos muets actuels n'en finiront plus d'en parler...

Un pseudo-philosophe qui se prend les pieds dans le tapis en citant un théoricien qui n’a jamais existé, un pseudo-scientifique qui se mélange les crayons en reproduisant de faux graphiques sur le climat, un pseudo-romancier qui confond révisionnisme et fiction, avec le temps des postures médiatiques finit toujours par arriver le moment des impostures révélées…

Si l'on ajoute à la suite du FBI et de la CIA, la fameuse NSA (National Security Agency) et les moins célèbres mais tout aussi pernicieux NRO (National Reconnaissance Office), NSC ( National Security Council), NIE (National Intelligence Estimate) ainsi qu'une bonne dizaines d'autres officines du même acabit, l'on peut dire des Etats-Unis d'Amérique qu'ils sont : soit la "démocratie" la plus paranoïde de la planète, soit la société la plus anti-démocratique du monde occidental...

Le 31 janvier 2014, un rapport des plus officiels établissait à plus de cent quarante mille le nombre de Sans-abri officiels en France. Soixante ans auparavant déjà, un certain Henri Grouès, plus connu sous le nom d’abbé Pierre, lançait un appel en faveur de ces mêmes délogés dont l’une venait de mourir de froid de la même manière qu’il en meurt encore de nos jours quotidiennement et en toutes saisons…

Le mardi 11 septembre 1990, le Président George Herbert Bush père monte à la tribune du Congrès étasunien pour proclamer le « Nouvel Ordre mondial ». Le mardi 11 septembre 2001, soit onze ans après,  jour pour jour, sous la présidence de George Walker Bush fils, un attentat terroriste par avion détruit les deux tours jumelles du World Trade Center de New-York et une partie du Pentagone causant la mort de deux mille neuf cent soixante-dix-sept personnes. Hypothèse basse : entre ces deux dates (dont la seconde est un rappel évident de la première) quelle partie du contrat d’affaires le clan Bush et le complexe militaro-industriel étasunien n’ont pas respecté aux yeux des commanditaires ? Hypothèse haute : entre ces deux dates (dont la seconde est un rappel évident de la première), n'a-t-on pas assisté à la mise en oeuvre du protocole devant conduire au Nouvel Ordre mondial proclamé onze ans auparavant, jour pour jour (le mardi 11 septembre 1990 donc) par une autre administration néo-conservatrice et qui devait ouvrir sur "le nouveau siècle américain" ?

Ce même 11 septembre 2001, au moment des attentats, se tenait à l’hôtel Ritz-Carlton  de Washington, l’Assemblée générale annuelle des investisseurs du groupe Carlyle présidée par Frank Carlucci (ex-directeur de la CIA et proche des Bush) avec, à ses côtés, Chafik Ben Laden, frère d’Oussama. Quand on en fit la remarque à Carlucci, il répondit que « comme tout investisseur, Chafik Ben Laden avait le droit d’assister à la réunion, ce qu’il a choisi de faire ». Mais précisément, pourquoi Chafik Ben Laden (frère d’Oussama) a-t-il "choisi de le faire" ? Quel événement connexe aurait pu l’en dissuader, dont personne n’était censé être au courant ?

Une autre interrogation à propos de ces odieux attentats : comment s'y prit un autre prince saoudien, alors qu'aucun appareil n'était autorisé à décoller ou à atterrir sur tout le territoire des Etats-Unis, pour affréter un charter, dès le lendemain, dans lequel il ramènera toute la famille Ben Laden chez elle, en Arabie Saoudite, le pays où la seule loi religieuse qui vaille oblige à croire que la terre est plate ?

 Last but not least : un parallèle peut être fait entre la Commission Kean-Hamilton chargée d'enquêter sur les attentats du 11 septembre 2001 à New-York puis à Arlington d'une part et la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, d'autre part. En effet, si la Commission Kean-Hamilton est partie, sans plus en démordre, sur l'hypothèse de travail suivante: "Al-Quaida et l'organisation des attentats du 11 septembre", la Commission Warren avait en son temps posé comme énoncé, sans plus jamais le remettre en cause : "Lee Harvey Oswald, assassin du président Kennedy". Depuis quand ce qui pourrait être la conclusion d'une enquête devient-elle l'introduction par laquelle tout doit découler ? 

Vingt-huit ans avant le 11 septembre étasunien, commémoré année après année par les médias hexagonaux, il y eut un autre 11 septembre qui se déroula au Chili où un président démocratiquement élu vit son Palais bombardé par sa propre armée, lui-même assassiné les armes à la main et son gouvernement démocratique balayé par un coup d'Etat militaire encouragé, aidé puis soutenu par les Etats-Unis qui causa la mort de plusieurs milliers de Chiliens dont le poète Prix Nobel de littérature Pablo Neruda mais que les médias hexagonaux ne rappellent jamais au souvenir de leurs chers lecteurs, auditeurs et téléspectateurs...  

Entre 2000 et 2009, en France, soixante et un policiers sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Au cours de la même période, six mille cent soixante-quatre salariés sont morts par suite d’accidents du travail. Les premiers ont eu droit à des funérailles nationales avec tapage médiatique audiovisuel à la clef. Les seconds, cent fois plus nombreux, ont dû se contenter d’obsèques familiales avec silence-radio sur toutes les ondes…

Samedi 7 octobre 2006 : assassinat commandité de la journaliste russe Anna Politkovskaïa de quatre balles à bout portant, dans la cage d’escaliers de son immeuble. Chroniqueuse à la Novaïa Gazeta, elle s’efforçait de dire certaines réalités sur la guerre que le gouvernement de son pays mène dans le Caucase. Les journalistes occidentaux lui ont rendu hommage, la qualifiant « d’honneur de la Russie », eux dont la plupart sont quotidiennement le déshonneur du journalisme, de parfaits anti-Politkovskaïa…

En mai 2014, on apprenait qu’une radio anti-cubaine, haut-parleur d’un groupuscule installé à Miami, responsable d’actions terroristes commises sur le territoire cubain et financé par une Fondation paravent de la CIA (chargée de déstabiliser des gouvernements ou des oppositions « inamicales » comme en Ukraine) émettait depuis le sol français et le centre de radio en ondes courtes sis sur la commune de Saint-Aoustrille dans l’Indre géré par Télédiffusion de France dépendant directement du gouvernement français…

Dans son ouvrage intitulé Spirale de la violence, Don Helder Camara observait : "Il y a trois sortes de violences. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d'hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La deuxième est la violence révolutionnaire, qui nait de la volonté d'abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d'étouffer la deuxième en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n'y a pas de pire hypocrisie de n'appeler violence que la deuxième sorte, en feignant d'oublier la première qui la fait naître et la troisième qui la tue". A tout bon entendeur muni d'une cervelle...

Les Palestiniens sont les Amérindiens du Proche-Orient. Comme eux, ils ont connu des massacres de femmes et d’enfants, des expulsions manu militari, des exécutions sommaires, des transferts de population, des blocus affameurs, la colonisation sauvage et les réserves de la bande de Gaza et d’une partie de la Cisjordanie. Les quelques missiles éculés que leurs extrémistes lancent à dessein sur le colon limitrophe ont autant d’effets que les flèches des Amérindiens face aux canons et aux fusils à répétition des tuniques bleues étasuniennes, mais ce sont eux que l’on montre du doigt… 

Du 14 au 28 octobre 1962, ce qu’il a été convenu d’appeler « la crise des missiles de Cuba », à propos des missiles nucléaires de l’URSS pointés sur le territoire des USA n’était nullement (comme on l’a fait croire) un acte d’agression ou d’intimidation plus ou moins délibéré de l’Union soviétique à l’encontre des Etats-Unis mais une riposte  à l’installation des missiles étasuniens pointés sur la Russie depuis le territoire turc, un an auparavant. Pour autant, la Russie n’avait pas alors tenté de débarquer en Turquie comme les Etats-Unis s’essaieront à le faire, trois mois seulement après « la crise », dans la désormais ridiculement célèbre Baie des Cochons. Toujours cette lecture borgne de l’Histoire…

Le jeudi 5 février 1987, le Lear-Jet de Michel Baroin (président de la GMF et de la FNAC)) se crashe au nord de Douala, au Cameroun. Version officielle : une panne de circulation aurait actionné les alarmes de survitesse et les pilotes n’auraient pas réagi comme il se devait. La boîte noire, arrivée tardivement en France, serait restée muette. Dix ans plus tard, suite à une enquête serrée, la journaliste Dominique Lorentz a démonté la version officielle et démontré que cet accident (survenu un an jour pour jour après l’attentat commis à la FNAC-Montparnasse et dix mois après « l’accident » mortel de la fille de Michel Baroin) avait bel et bien maquillé un assassinat au cours d’Une Guerre de l’atome dont Véronique puis son père et Georges Besse furent parmi les premières victimes…

Le 26 septembre 2014, à la tribune de l'ONU, le résident élyséen n'a pas eu un mot pour les victimes palestiniennes de l'occupant terroriste israélien, soit dix mille blessés et deux mille cinq cents morts civils, en majorité des femmes et des enfants. De son côté, le résident de la Maison-Blanche a déclaré le plus sérieusement du monde que "la violence de la région a conduit nombre d'Israéliens à renoncer à la paix...". Quant à la Cour pénale internationale, censée juger les crimes de guerres et les crimes contre l'humanité incluant les bombardements d'écoles, d'hôpitaux, de fermes, d'usines, sans parler des tortures et des viols, commis lors de cette énième agression israélienne à Gaza, elle n'a pas jugé bon de s'exprimer concrètement sur le sujet...

Face à l'ultra-médiatisation de l'affaire Grégory, en 1984, celui que l'on surnomma "le petit juge" se fourvoya ou fut amené à le faire sous les diverses pressions qui s'accumulèrent autour de sa personne. Il avait alors trente-deux ans et c'était sa première instruction. il commit des erreurs d'appréciation, de jugement. L'assassinat d'un enfant au sein d'une phratrie divisée, aux réactions archaïques, n'est sûrement pas le meilleur moyen de débuter une carrière. Les médias et même certains de ses collègues ont beaucoup dit et plus encore médit à propos du juge Jean-Michel Lambert. Trente-trois ans plus tard, quelques jours après la réouverture (judiciaire et médiatique) du dossier, il se donna la mort. Sur la chaîne d'informations toxiques CNews (ex-I-Télé), le 12 juillet 2017, un animateur illettré ou trisomique déclara en guise d'oraison personnelle: "On se croirait dans un mauvais roman de Georges Simenon". Mais bon : faut-il se fier au jugement péremptoire d'un illettré trisomique ?

Si les quatre cent mille soldats Ryan tués entre 1942 et 1945 sont un lourd tribus payé par la jeunesse des Etats-Unis pour la libération de l'Europe, comment qualifier alors les vingt-sept millions de Popofs (soldats et civils confondus) tués entre 1940 et 1945 sans le sacrifice desquels ni le débarquement en Sicile ni le débarquement en Normandie n'auraient pu avoir lieu, ce qui aurait prorogé la Deuxième Guerre mondiale de plusieurs mois, accentuant encore le nombre des morts estimés à un total de cinquante-trois millions. Car c'est en effet, aux trois pâtées que l'armée soviétique a infligées à l'armée allemande devant Leningrad, Kourk et Stalingrad et au blocage des troupes du Reich sur le territoire russe (ainsi que l'a reconnu le général Dwight Eisenhower) que ces deux débarquements ont pu avoir lieu aux jours et aux endroits où ils se sont produits. Bon, d'accord. Hollywood a fait le reste. Mais même avec la meilleure volonté hollywoodienne, le sinistre bilan chiffré continuera à parler de lui-même...

A entendre la dévotion dont font quotidiennement preuve les élites françaises et leurs relais médiatiques à l'égard de l'actuelle et provisoire puissance économique dominante, on comprend mieux pourquoi leurs prédécesseurs en affaires comme en propagandes n'ont eu ni peine ni pudeur, hier comme jadis, à collaborer avec les puissances militaires occupantes et comment leurs successeurs feront exactement de même avec les futures puissances hégémoniques...

En novembre 2012, Amnesty International nous apprenait ou nous rappelait qu’en Colombie, en Haïti et au Mali des fillettes et des adolescentes étaient régulièrement victimes de violences sexuelles ; qu’au Nigeria, au Chili et au Cambodge des expulsions forcées jetaient des milliers d’enfants dans les rues; qu’en Syrie des enfants étaient victimes d’actes de tortures et d’exécutions sommaires ; qu’aux Etats-Unis deux milliers de mineurs condamnés à perpétuité n’avaient pour seul avenir que de mourir en prison. Quant à l’Europe, au Proche-Orient et dans ce qui reste du monde…

En avril 2003, quand l’armée des Etats-Unis envahit puis occupa l’Irak, elle ne remua pas d’un pouce face au pillage des bibliothèques et à la mise à sac des musées dont nombre d’entre elles et d’entre eux recélaient des trésors artistiques et donc humains plusieurs fois millénaires. En revanche, cette même armée protégea d’emblée les puits de pétrole. C’est aussi cela la barbarie…

Le 15 janvier 1999, selon les médias occidentaux, quarante-cinq « paisibles villageois » de Raçak (au Kosovo) ont été abattus « à bout portant » par la police serbe. A ceci près que ces quarante-cinq individus  « inoffensifs » se sont avérés des combattants de l’UCK armés jusqu’aux dents et abattus par des balles longue distance, autrement dit en situation de combat. Le énième mensonge du conflit entre l’OTAN et la Yougoslavie accrédité par les médias et signé de l’ambassadeur William Walker, connu pour avoir formé à Fort Benning la fine fleur des tortionnaires d’Amérique latine dont les escadrons de la mort qui ont opéré au Salvador…

Le 9 septembre 2001, le commandant Ahmed Chah Massoud, icône des commentateurs à la botte et autres piètres penseurs occidentaux, était victime d’un attentat suicide. Cet islamiste intégral, qui dirigeait lui-même la prière de ses soldats et imposait à son épouse burqa et réclusion, était également un épurateur ethnique d’envergure qui avait fait massacrer, à Kaboul, des centaines de chiites, ne tolérant dans ses troupes que des combattants issus de l’ethnie Tadjike. Deux ans après sa mort, la poste française édita un timbre à son effigie comme elle l’avait déjà fait en février 1989 pour le comte de Noailles, compagnon de massacre de Rochambeau à Saint-Domingue sous Napoléon…

Le Bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU indiquait qu'en 2014 les autorités israéliennes avaient détruit cinq cent quatre-vingt dix structures appartenant à des Palestiniens de Jérusalem-Est et de la Zone C, forçant mille cent soixante dix-sept d'entre eux à se déplacer. Selon ce Bureau de coordination, il s'agit du plus important déplacement de population enregistré en Cisjordanie depuis 2008. Ces déplacements et déportations forcés qui durent depuis des décennies répondent au mot d'ordre sioniste : "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre". A ceci près que le peuple qui ne possédait pas de terre en possède désormais une alors que celui qui en possédait une la voit se transformer jour après jour en peau de chagrin. En tout cas, ce doit être l'avis des quatre cents rabbins d'Israël et d'ailleurs qui ont demandé au chef du gouvernement israélien d'en finir avec ces démolitions...

Le 24 octobre 2005, disparaissait Rosa Parks à l’âge de quatre-vingt douze ans. Un demi-siècle auparavant, le 1er décembre 1955, cette couturière, exténuée par une journée de dur labeur, avait refusé de céder sa place dans le bus à un Blanc, ainsi que l’exigeait la loi. Arrêtée, emprisonnée, cette répression suscita une campagne de protestation et de boycott de la Compagnie durant près de quatre cents jours, conduite par un jeune pasteur nommé Martin Luther King, qui contraignit la Cour suprême des Etats-Unis à abolir les lois ségrégationnistes dans les bus…

Les individus n'étant ni fondamentalement honnêtes, ni totalement libres voire libérés et moins encore indépendants, on ne voit pas très bien comment ceux de ces individus qui font les médias pourraient être à la fois libres, honnêtes et indépendants. Toutefois, en tant que donneurs de leçons pemanents, revendicateurs à tout bout de propos de la liberté d'expression, ceux que l'on désigne indifféremment par le terme de journalistes devraient être plus ou au moins mieux que tout autre libres, honnêtes et indépendants, ce que l'immense majorité d'entre eux ne sont en rien ou fort bien peu...

De même que la pauvreté n'est pas un départ mais une addition de facteurs systémiques appauvrissants eux-mêmes nés d'inégalités de plus en plus prégnantes et violentes, de même les actes terroristes en eux-mêmes sont des aboutissements dûs à une somme de facteurs frustrants, excluants, bloquants eux-mêmes nés de politiques socialement et culturellement discriminatoires et répressives. Celles-ci n'excusent en rien ceux-là mais les deux sont indissociablement mêlés...

Parrain de l'évasion fiscale (dit aussi évitement) au profit du Luxembourg et de trois cent-quarante multinationales quand il était premier ministre du Grand Duché, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne intronisé par les dirigeants européens et les partis de droite et dits de gauche, déclarait le 29 janvier 2015 : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens...". Garde-à-vous et Heil Lui !

Un nazi ou un pro-nazi peut-il être un génie ? A en croire les historiens et critiques littéraires de tous les temps et de toutes les modes, la réponse est indubitablement oui puisque leur Louis-Ferdinand Céline en a été à la fois l'un et l'autre jusqu'au bout des ongles, collant aux théories antisémites hitlériennes avant même qu'elles ne se propagent par le fer et le feu dans toute l'Europe puis bouclant ses valises en même temps que l'occupant allemand au terme de la guerre pour s'exiler d'un château, l'autre en attendant courageusement que tout se tasse avant de rentrer pleurnicher dans le soutif d'une République qui se montra plus que bonne fille...

Une des spécialités des vraies-fausses démocraties libéralistes est le travestissement d'assassinats de personnalités devenues par trop gênantes en suicides ou en accidents. On l'a vu, en France, avec les morts de Robert Boulin, de Michel baroin et de quelques autres personnalités. En Italie, la mort d'Edoardo Agnelli Jr, fils de feu Gianni Agnelli dit l'Avvocato (ex-patron de la FIAT) entre dans la première catégorie. Et donc comment, le 15 novembre 2000, se précipiter du haut d'un viaduc autoroutier à une heure de pointe sans être vu de personne pour atterrir quatre-vingts mètres plus bas toujours chaussé de ses mocassins ?  Puis, comment être inhumé en catimini sans passer par la case autopsie ? Enfin (mais peut-être pas), attendu ses engagements politiques et religieux, quel document le dissonant héritier Edoardo Jr aurait-il obstinément refusé de signer quelques semaines avant sa mort ?

Dans la nuit du 4 au 5 août 2012, des agressions racistes éclataient à Aigues-Mortes à l’encontre de certains éléments de la communauté maghrébine, lesquelsn'avaient jamais posé le moindre problème et étaient parfaitement intégrés de la même façon que dans la nuit du 16 au 17 août 1893 leurs ascendants s’étaient déjà livrés à un pogrom à l’encontre d’immigrés italiens venus travailler dans la Compagnie des salins du Midi, eux aussi parfaitement assimilés, et dont une dizaine d’entre eux avaient été tués à coups de pelle, de pioches, de fusils et une cinquantaine d'autres plus ou moins gravement blessés. En 1893, les coupables furent tous acquittés par le tribunal à la grande satisfactions des autochtones. En 2012, l'appareil judiciaire prononça des peines de prison ferme qui entraînèrent de vives protestations de la part des Aiguemortais. Décidément, il y a des lieux où l’atavisme marque...

Depuis que la guerre existe, on a eu le temps de se faire à l'idée que les armées d'occupation (voire de "libération") sont liées à la prostitution comme une corde à son pendu. Toutefois, depuis la fin du XXème siècle, l'ONU a inventé pour ses "soldats de la paix", la prostitutionnalisation de l'après-guerre. C'est ainsi qu'en Bosnie et au Kosovo (entre autres) il n'y a jamais eu autant de bordels que depuis leur accession à la pseudo-indépendance. Les principaux clients sont les employés civils et militaires de l'ONU. La plupart des prostituées non consentantes sont des mineures âgées de treize à quinze ans...

Les questions posées par la plupart (pour ne pas dire la totalité) des commentateurs d'actualités sont autrement plus révélatrices sur eux-mêmes que les réponses de leurs invités sur la problématique en cause. Que ces questions soient d'une banalité confondante, d'une complaisance coupable ou d'une agressivité patente selon l'invité, elles énoncent le degré d'incompétence ou de soumission de celui ou celle qui les pose...

Selon The New-York Times qui a vérifié soixante mille câbles diplomatiques saoudiens révélés par Wikileaks, l'Arabie Saoudite a mis en place un système de prosélytisme financier à l'échelle planétaire afin de promouvoir un islamisme sunnite des plus radicaux pour ne pas dire des plus extrêmistes...

Qui pourrait croire que, pour des raisons d'ordres économique et stratégique, un gouvernement puisse aller jusqu'à rendre malades voire tuer ses propres citoyens ? C'est pourtant ce qu'il est advenu aux habitants de Handford (dans le comté de Benton, USA) quand, suite à la construction de la première centrale nucléaire au monde, les autorités ont décidé de tester travailleurs de la centrale et population locale à des fins d'expérimentation. Le but était de connaître les effets de la radioactivité sur l'organisme humain et d'en mesurer les doses tolérables...

Quand on voit la façon dont la Commission européenne a traité des Etats tels que l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, Chypre et la Grèce (avec la complicité du FMI et de la BCE), comment peut-on encore s'étonner qu'elle se moque comme d'une guigne du sort des migrants qui viennent s'échouer par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes et dont quatre mille sont morts noyés au cours de la seule année 2016. Comme le rappelle le sociologue libanais George Corm, les causes historiques et politiques des migrations sont la colonisation, le besoin de main d'oeuvre à bas coût et les guerres déclenchées au Moyen et Proche-Orient par les divers dirigeants étasuniens et leurs vassaux européens...

La deuxième chaîne de la télévision publique allemande a été prise la main dans le sac à embrouilles pour avoir employé de faux-acteurs qu'elle a déguisé en soldats russes, combattants aux côtés des séparatistes ukrainiens. Quant à la première chaîne allemande, elle a publié de fausses images de la présence de troupes russes en Ukraine, les photos ayant été prises dans le courant de 2009 en Géorgie. "L'information, observait le philosophe Gilles Deleuze, est le système contrôlé des mots d'ordre"...

Qui, le premier, a eu l’idée d’une Constitution européenne ? Le président étasunien Dwight Eisenhower. Qui, le premier, a suggéré l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ? Le président étasunien William J. Clinton. Qui, le premier, a fermement invité les pays baltes à rallier l’OTAN et l’Union européenne ? Le président étasunien George Walker Bush. Pour sa part, le Traité de Rome du 25 mars 1957 est un copié-collé des préceptes commerciaux du droit étasunien. Quant aux deux officiels pères fondateurs de l’Europe (Jean Monnet et Robert Schuman), ils furent en leur temps qualifiés par les Etats-Unis themselves « d’employés au service des intérêts américains »…

Au terme de la guerre du Golfe, en 1991, le Président étasunien George Herbert Bush félicita les journalistes pour le caractère extraordinaire de leur couverture médiatique. Au terme de la guerre que l’OTAN déclara à la Serbie, en 1999, ce furent les journalistes en personne qui félicitèrent le porte-parole de cette organisation de ses efforts pour les informer. Lors de la guerre contre l’Irak, en 2003, des journalistes sélectionnés par le commandement militaire acceptèrent d’être intégrés à la troupe sous la condition de ne dire ou de ne montrer que ce qu’autorisait ledit commandement. Ainsi louvoie la position de l’informateur couché…

Le 25 janvier 2011, Hashim Taçi (ex-chef de l’organisation terroriste mafieuse UCK) ci-devant Premier ministre de la république fantoche du Kosovo, a été cité par une commission d’enquête du Conseil de l’Europe dans un vaste trafic d’armes, de stupéfiants et d’organes humains prélevés sur trois cents prisonniers serbes déportés à cet effet du Kosovo au nord de l’Albanie en 1999,confirmant  ainsi les accusations de l’ancienne présidente du Tribunal pénal international Carla Del Ponte dans son ouvrage consciencieusement occulté par les médias occidentaux…

Entre juin et août 2003, une canicule exceptionnelle a frappé l’Europe y provoquant soixante-dix mille morts dont vingt mille dans la seule France, pays parmi les plus touchés, les plus mal préparés et les moins réactifs face à la catastrophe : insuffisance de l’évaluation des risques, déficience de la coordination des services sanitaires, absence de médecins libéraux…

Le 12 avril 1961, le Russe Youri Gagarine est devenu le premier cosmonaute à voyager dans l’espace à bord de la capsule Vostok1. Parti de la base de Baïkonour à 9h07 (heure de Moscou), il a effectué une révolution de 1h48 autour de la Terre avant de se poser à 10h55 près de Saratov, achevant sa descente en parachute…

En 2006, soit cinq ans après les attentats du World Trade Center et du Pentagone, le FBI a reconnu n'avoir jamais détenu le moindre élément de preuve contre Ben Laden, lequel a toujours nié en être le commanditaire, de même que pour les attentats contre les ambassades US du Kenya et de Tanzanie. Quant à la fameuse Al-Quaida elle n'était à cette époque que le nom de code de la base de données contenant les patronymes de tous les agents que la CIA a formés et envoyés combattre les troupes de l'ex-Union soviétique en Afghanistan sous la direction de Ben Laden et qui, au moment voulu, est devenue comme par enchantement le nom de la plus puissante organisation terroriste islamiste, en attendant Daech...

Depuis le 28 février 1986, à 23h21, que le Premier ministre suédois Olof Palme a été abattu à Stockholm par un tireur isolé d’origine finnoise, jamais les policiers n’ont abouti dans leur enquête. L’eussent-ils fait qu’ils auraient dû impliquer ceux de leurs collègues d’extrême droite qui ont balisé la piste de l’assassin, du cinéma Grand jusqu’à l’angle des avenues Sveavägen et Tunnelgatan, juste après la boutique Dekorima, où Olof Palme a été exécuté d’une balle dans l’aorte...

L'histoire du Vatican, durant tout le XXème siècle, procéda d'une constante liaison amoureuse entre les diverses papautés et l'Allemagne quels qu'en fussent ses dirigeants, y compris durant les deux guerres mondiales auxquelles ce pays soumis l'Europe et le monde. Ce n'est donc pas un pur hasard si, le 19 avril 2005, Mgr Joseph Aloisius Ratzinger devint pape sous le pseudonyme de Benoît XVI. C'est bel et bien en hommage au Quinzième du nom et du chiffre que celui que l'on surnommait le Panzer-cardinal adopta ce prête-nom. Ce même Benoît XV qui avait tout tenté en son temps pour que l'Italie et les Etats-Unis restassent neutres au regard du Premier conflit mondial et pour que la France paie le prix le plus élevé possible quant à sa revendication des territoires alsaciens et lorrains. Son successeur (un certain Pie XII) ne se fit pas davantage prier pour lui emboîter le pas, lui dont le surnom quand il n'était que le cardinal Pacelli fut "Il Tedesco", autrement dit : l'Allemand...

Le 29 août 2005, l'ouragan baptisé Katrina ravageait la Nouvelle-Orléans. La totalité des habitants furent déplacés. La Cité Calliope survécut à la catastrophe. Trois ans plus tard, les dirigeants politiques décidèrent de sa démolition, substituant du même coup au logement social en place une privatisation des terrains. C'est ainsi que les promoteurs immobiliers détruisirent un à un ces logements sociaux en parfait état pour les remplacer par de nouvelles habitations, aux mêmes endroits, dont les 90% de la population qui y vivaient antérieurement au passage de l'ouragan n'ont pu retrouver à se loger au vu du côut des nouvelles constructions...

Comment financer une campagne présidentielle contre le candidat désigné de son propre Parti quand on est Premier ministre et que l’on dispose de complices peu regardants aux ministères du Budget et de la Défense ? On brade trois sous-marins à une puissance d’Asie méridionale, sachant que l’on va faire perdre beaucoup d’argent à son pays, et l’on se paie sur les rétro-commissions. Bilan final : quatorze morts dans l’attentat de Karachi du 8 mai 2002, le nouvel élu élyséen ayant aboli les termes de ce contrat faisandé pour se venger de son rival vaincu entraînant la vengeance des autres contractants. Une affaire de famille, comme l’on dit dans la mafia. Il faudra attendre quinze ans après les faits pour que l'ex-Premier ministre finisse par être mis en examen par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République sous les accusations de "complicité d'abus de biens sociaux et recel". Quant aux quatorze victimes collatérales et à leurs familles...

Les 27 mai 1992 et 5 février 1994, à Sarajevo, deux attentats (le premier devant une boulangerie de la rue Vase Miskina, le second sur le marché de Markalé) font respectivement seize et soixante-huit morts. Imputés à l’armée serbe à la fois par le leader islamiste Alija Izetbegovic, l’administration Clinton et les médias occidentaux, il a été prouvé que ces actes criminels étaient le fait des bérets verts dudit leader islamiste bosniaque qui a choisi de faire tirer sur ses propres citoyens afin de forcer la main des puissances occidentales dont certaines n’en demandaient pas tant…

De même que les peuples ont à souffrir des crises répétitives couvées par la finance de marché et couvertes par leurs gouvernements, de même l'information et la culture pâtissent des mêmes acteurs auxquels s'ajoutent de supposés journalistes dont l'immense majorité ne sont que les domestiques de leurs patrons milliardaires ou politiques voire les dux. C'est ainsi que les plateaux audiovisuels sont à cette information et à cette culture ce que les plateaux-repas sont aux repas gastronomiques. Fins mets pour les uns et malbouffe pour les autres. Quant aux chroniques et articles de la presse écrite, ils ne valent pas mieux tant la relationite aigüe s'y exerce pratiquement sans partage ou juste assez pour laisser accroire qu'ils nous parlent de tout et de tous. Le fait même que de moins en moins de personnes lisent régulièrement des journaux ou ne s'intéressent que fort peu ou de loin en loin aux émissions dites culturelles diffusées sur les ondes et les antennes suffit à les disqualifier...

Courant juillet 2013, l’informaticien de l’étasunienne NSA, Edward Snowden, qui a jeté bas le masque de son pays et de ses officines d’espionnage planétaire, s’est vu contraint à une errance de plusieurs semaines avant d’être provisoirement hébergé par la Russie du caractériel Poutine, aucune des grandes démocraties occidentales, si éprises de liberté, ne lui ayant accordé l’asile, préférant pencher du côté de leur ami l’Etat-voyou plutôt que de celui qui l’a démasqué. Qui se ressemble…

Sous la houlette du « couple » franco-allemand, l’Union européenne a supprimé les barrières douanières, ouvert un grand espace économique, créé une monnaie unique, appliquant à la virgule près le programme qu’appelait de ses vœux Henri Ardant, le vice-président de l’Union générale des banquiers français en septembre 1941, c'est-à-dire en pleine collaboration déjà franco-allemande...

Voici ce qu'écrivait de manière assez prémonitoire, la philosophe-ouvrière Simone Weil, en 1943, à propos des volontés hégémoniques de certains Etats : "De même que l'hitlérisation de l'Europe préparerait sans doute l'hitlérisation du globe terrestre (...), de même une américanisation de l'Europe préparerait sans doute une américanisation du globe terrestre. Le second mal est moindre que le premier, mais il vient immédiatement après. Dans les deux cas, l'humanité entière perdrait son passé". Autrement dit, sa mémoire...

Le 22 février 2014, après que l’autocrate Ianoukovitch a été mis hors d’état de nuire avec l'aide souterraine des Etats-Unis (qui l'avaient félicité pour son élection en 2010 jusqu'à ce qu'il se refuse à adhérer à l'Union européenne en 2013), l’Ukraine s’est retrouvée aux mains d’un quarteron de putschistes nationalitaires (notamment des partis nazis Svoboda et Praviy Sektor partisans d’une « Europe blanche et chrétienne ») que les gouvernements occidentaux ont aussitôt reconnu comme légitimes au contraire des insurgés tout aussi ukrainiens mais ciblés pro-russes des provinces de l’Est que les médias ont aussitôt qualifié de terroristes. Il y aurait donc deux sortes de rebelles en Europe : les favorables aux Etats-Unis et à leurs vassaux européens que ceux-ci soutiennent contre vents et marées et les présumés défavorables qu’ils morigènent et sanctionnent envers et contre tout au nom des intérêts supérieurs de leurs classes dominantes…

En 1992, a été fêté en grandes pompes le cinq centième anniversaire de la découverte de l'Amérique par Cristoforo Colombo. En réalité, ce sont plutôt les Amérindiens qui ont eu la malchance de découvrir l'explorateur et sa soldatesque. Par ailleurs, rappelons pour mémoire que, d'une part, les véritables ascendants de ces "Indiens" d'Amérique étaient partis de Sibérie vingt cinq mille ans auparavant, lors de la glaciation de Wurms et, d'autre part, que le susdit criminel Colombo et ses pillards sanguinaires n'ont pas été les premiers à découvrir et à explorer ces terres pas tout à fait inconnues donc puisque, au Vème siècle, une mission de religieux bouddhistes venus de l'actuel Afghanistan s'y étaient déjà amplement promenés...

L'Angleterre et l'Italie revendiquent chacune l'invention du football. L'Italie, et plus spécifiquement la ville de Florence, aurait eu quelques décennies d'avance sur le Royaume de sa Majesté puisqu'au Moyen-Âge l'on jouait déjà à la balle dans les rues et sur les places florentines. Quelques temps plus tard, le 17 février 1530 se disputa même l'une des plus célèbres parties tandis que les troupes de Charles Quint assiégeaient la cité toscane. Toutefois, pour mettre ces deux prétendants d'accord, il faut dire qu'il existait déjà un jeu de ballon au pied chez les Aztèques, les Grecs, les Romains et même les Chinois en des temps autrement plus immémoriaux que ceux revendiqués par ces deux pays pour l'invention de ce sport désormais aux mains du dieu-argent...

Dans son étude intitulée Notes sur la suppression générale des partis politiques, la philosophe-ouvrière Simone Weil (1909-1943) observait: "C'est précisément parce que la conception du bien public propre à tel ou tel parti est une fiction, une chose vide, sans réalité, qu'elle impose la recherche de la puissance totale". Et encore: "Les partis sont des organismes publiquement et officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice"...

C'est chaque fois le même cirque : le temps d'une campagne électorale européenne destinée à offrir une députation à des politiciens qui ne peuvent pas ou plus se faire élire en France, les médias hexagonaux servent au bon peuple leur soupe uniformément européiste, stigmatisant celles et ceux qu'ils qualifient en bloc d'eurosceptiques voire d'europhobes. Une fois les élections passées, ils redeviennent par leurs propos et dans leurs programmes ce qu'ils sont en réalité : pro-étasuniens. Lesquels, au nom de leurs intérêts particuliers, ne sont ni eurosceptiques ni europhobes mais logiquement anti-européens.

Le 1er Mai 2011, le Président étasunien Barack Obama a annoncé que l’inspirateur d’Al-Quaida, Oussama Ben Laden (meilleur alibi des USA dans leurs invasions de l’Irak et de l’Afghanistan), avait été abattu au Pakistan par une unité des forces spéciales étasuniennes. Pourquoi a-t-il fallu dix ans pour localiser l’homme le plus recherché au monde qui vivait tranquillement au milieu d’une population urbaine ? Etait-il impossible ou dommageable de le capturer vivant afin qu’il soit jugé en bonne et due forme comme tout Etat revendiqué de droit se devrait de le faire et l’a d’ailleurs fait, le 5 octobre 2013, aux dépens d’Abou Anas al-Libi, réfugié et capturé en territoire lybien ? Parce que faire un martyr d'un gazier qui voulait précisément mourir comme tel n'est pas très publicitairement judicieux, si c'est bien lui qui a été exécuté puisque, contrairement aux "ennemis" des Etats-Unis dont les cadavres sont généralement exposés à la vue des caméras, celui de cet ex-allié a été dissimulé aux yeux du monde entier...

Le jeudi 5 décembre 2013, décédait Nelson (Madiba) Mandela, ancien résistant anti-apartheid condamné à vingt-sept ans d’emprisonnement dont dix-huit passés  au pénitencier de Robben Eiland, au large du Cap, avant de devenir le premier Président noir de son pays, la République sud-africaine. Il n’a pas manqué une voix au concert des prétendus Grands de ce bas monde pour lui rendre hommage. Eux, ces anti-Mandela quotidiens…

En l'an 2000, l'acteur et réalisateur étasunien Warren Beatty manifesta l'intention de faire acte de candidature à la présidence des Etats-Unis. Voici ce qu'il affirma en substance lors de sa déclaration de candidature :" Le danger qui nous guette est un lent coup d'Etat des intérêts financiers sur l'intérêt public". Si c'était plutôt bien observé, ce fut assez mal perçu...

En France, tous les consommateurs ont payé l'I-Phone d'Apple, y compris ceux qui ne l'avaient pas acheté. C'était le résultat d'un accord entre Apple et les opérateurs français en plus des meilleures places dans les boutiques, des stocks imposés et du financement des campagnes publicitaires. C'est aussi cela la vassalité...

En 1953, au Conseiller des Frères musulmans qui lui demandait d’imposer le voile aux femmes d’Egypte, Gamal Abdel Nasser répondit : « Vous avez une fille à l’université de médecine qui ne le porte pas. Comment, moi, réussirais-je à le faire porter à dix millions d’Egyptiennes ? »…

Rapprocher, ainsi que cela a été fait, le double crime contre l’humanité commis par les Etats-Unis contre les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki  les 6 et 9 août 1945, alors même que les autorités japonaises avaient officiellement manifesté et réitéré en vain leur volonté de se rendre sans conditions depuis le 18 juillet, avec l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, conséquence d’un séisme suivi d’un tsunami, relève de l’amalgame ignominieux. Mais les médias-collabos n'en sont plus à un près...

Quelques dates signalant ou rappelant les crises financières dues  au système mercantiliste plus connu sous le nom de libéralisme : 1637, 1797, 1819, 1837, 1857, 1884, 1893, 1905, 1907, 1929, 1937, 1974, 1979, 1987, 1992, 1997, 2000, 2008, 2010…affaires en cours et à suivre d'autant que pendant n'importe quelle crise du libéralisme radicalisé les affaires continuent. 
 
Le 16 mars 2014, un référendum populaire entérinait l’indépendance de la République autonome de Crimée et son rattachement à la Russie, ce qui valut à celle-ci des représailles financières et économiques de la part des divers gouvernements occidentaux violant ainsi la Charte des Nations-Unies ratifiée par les cent quatre-vingt treize Etats-membres, mais pour lesquels il ne peut exister que deux sortes de référendum : ceux qui les arrangent et ceux qui les dérangent. A ceci près que dans le même temps où les Etats-Unis ordonnaient à l'Europe de prendre toujours plus de sanctions contre Moscou, eux-mêmes continuaient d'entretenir des relations économiques, réduites mais persistantes, avec cette même Russie...

En juin 1999, tout au long des soixante dix-huit jours et nuits de bombardements que l'OTAN a fait subir à la population civile serbe (comprenant la destruction d'écoles, de centres de soins pour enfants malades, de stations d'approvisionnement en eau, de ponts, de transports publics, d'exploitations agricoles, de camps de réfugiés abritant des milliers de Serbes qui avaient dû fuir la Croatie), il y eut une différence capitale entre les journalistes serbes et la plupart des journalistes occidentaux. Les premiers furent des propagandistes contraints par leurs agresseurs et leur propre régime, tandis que les seconds furent des propagandistes volontaires. C'est ainsi que les médias serbes relevèrent aussi sûrement de l'incrédibilité que leurs homologues occidentaux procédèrent de l'indignité...

Peu après la chute du mur de Berlin, Paul Wolfowitz, conseiller étasunien à la Défense, martela : « Nous devons décourager les pays industriels avancés de toute tentative visant à défier notre leadership (…) et prévenir l’émergence future de tout concurrent global ». Plus modestement, une soixantaine d’années auparavant, un certain Adolf Hitler écrivait : « Ne permettez jamais que se forment en Europe deux puissances continentales. Dans toute tentative d’organiser aux frontières de l’Allemagne une deuxième puissance militaire, voyez une attaque contre l’Allemagne ». No comment ou plutôt Kein Kommentar...

Le jeudi 18 septembre 2014, les sujets écossais de Sa disgracieuse Majesté britannique pouvaient choisir entre demeurer des sujets de la caste politico-financière londonienne ou devenir des citoyens à part entière d’Ecosse. 55% des électeurs, gavés de promesses dont la plupart ne seront pas tenues et de menaces intérieures et extérieures pas même voilées ont préféré demeurer sujets plutôt que devenir citoyens, encore qu’aujourd’hui, de par le monde dit libre, il n’y ait plus guère de différences entre ces deux appellations…

En 1985, le président étasunien de série B, Ronald Reagan, recevait à la Maison-Blanche les chefs des moudjahidines afghans qui combattaient les troupes de l'occupant soviétique et il leur fournit armes et munitions à volonté. Six ans auparavant, la CIA avait déjà recruté le futur épouvantail Oussama Ben Laden. Quant au Groupe dit de l'Etat islamique, il a été formé par les services spéciaux étasuniens (en collaboration avec le MI6 britannique, le Mossad israélien et le GIP saoudien) dans le but de détrôner le dictateur Bachar Al-Assad et de le remplacer par une quelconque marionnette au service des intérêts étasuniens. On a vu où a conduit cette politique de gribouilles malfaisants...

Le 5 mai 1988, en donnant l'assaut à la grotte d'Ouvea, en Nouvelle-Calédonie, gendarmes mobiles et militaires surarmés mettaient un terme à plusieurs prises d'ôtages violentes tout en commettant, comme ils ont toujours su le faire quand les autorités leurs donnaient carte blanche, des tortures et des assassinats sur les activistes kanaks qui avaient été capturés ou qui s'étaient rendus sur la promesse d'avoir la vie sauve. Ce massacre aurait sans doute été contourné si ces événements ne s'étaient pas produits en plein milieu d'une campagne pour l'élection présidentielle qui voyait le Premier ministre et le Président de la république, en cohabitation depuis deux ans, s'affronter l'un pour sa réélection, l'autre pour son élection, celui-ci et son staff pensant rafler les voix du Front national en adoptant une position intransigeante, le chef dudit parti ayant éructé, deux jours auparavant, à l'attention des kanaks: "La soumission ou l'extermination"!. Au final, ce ne fut qu'un sale et mauvais calcul...

En France, l'ancienne secrétaire confédérale de la CFDT s'st reconvertie dans la notation sociale des entreprises. Un ancien dirigeant de la CGT-sidérurgie a présidé aux destinées d'un Cabinet-conseil. Un autre ex-dirigeant syndicaliste a créé plusieurs cabinets de conseils en liaisons sociales qui expliquent aux chefs d'entreprises comment circonvenir les revendications syndicales. Ils ne sont pas les seuls, tant s'en faut à être passés sans difficulté ni remords d'une berge à l'autre. C'est sans doute pourquoi, en tant qu'ex-syndicalistes, ils n'ont jamais rechigné à se laisser appeler "partenaires sociaux" de l'organisation patronale...

Les 11 et 12 octobre 1989, lors de sa visite au Timor-Oriental, le pape Jean-Paul II rendit hommage à la "philosophie" (sic) du tueur de masse Mohammed Suharto, coupable de la mort d'un million de ses compatriotes indonésiens et de deux cent mille Timorais (sur une population de moins d'un million d'habitants). Cet hommage ne fut guère apprécié des insulaires qui boycottèrent en nombre la messe papale de plein air. A son arrivée déjà, il s'était dispensé de baiser le sol de l'île comme il le faisait chaque fois qu'il atterrissait dans un pays, montrant ainsi qu'il considérait le Timor-Oriental comme la propriété de l'Indonésie. Dix ans plus tard, le 30 août 1999, suite à un référendum organisé par l'ONU, 78,5% des Timorais choisirent l'indépendance. Ce qui déclencha de la part des milices pro-indonésiennes, soutenues par le gouvernement du successeur de Suharto, une nouvelle sanglante répression...

Qu'est-ce qui a fondamentalement changé depuis la monarchie de juillet des années 1830 quand Alexis de Tocqueville observait, critique: "La France a pris des allures d'une Compagnie industrielle où toutes les opérations se font en vue du bénéfice que les actionnaires peuvent en tirer" ? Ou bien lorsque, en 1691 déjà, le maire de Londres Sir Dudley North expliquait tranquillement que: "Du point de vue du commerce, le monde entier n'est qu'une seule nation ou qu'un seul peuple, à l'intérieur duquel les nations sont comme des personnes", donnant ainsi une claire définition de cette soi-disant "découverte" de la fin du XXème siècle dénommée "mondialisation"...

Un beau jour de janvier 2015, à 14h07 précises, un homme à l'aspect de Sans-Domicile débarque sur une place madrilène, un chien en laisse. De son sac à dos, il extrait un ballon de football et commence à jongler, dribbler, feinter les passants qui, pour la plupart, traversent la place indifférents voire méfiants,  ne lui accordant, à trois exceptions près, aucune attention particulière. Jusqu'à ce qu'un gamin, qui s'était arrêté pour donner la réplique à ce virtuose impromptu du ballon rond, se voit dédicacer ledit ballon par celui-ci, lequel retirant ses divers postiches et accoutrements apparut sous les traits de Cristiano Ronaldo. Alors, indifférents et méfiants se précipitèrent pour s'agglutiner autour de leur idole. C'est cela la populace. Et, au contraire du peuple, elle est de toutes conditions sociales et de n'importe quel pays...

En 1994, quand Jeb Bush se présenta pour la première fois au poste de gouverneur de la Floride, un journaliste lui demanda ce qu'il ferait pour la communauté noire et il répondit: absolument rien. Il perdit l'élection. En 1998, il fut élu à ce poste. On lui demanda alors comment il comptait rassurer l'électorat noir. Il répondit qu'il allait s'occuper de cette communauté et il supprima pratiquement toutes les mesures de discrimination positive existant en Floride. En 2000, il fut à l'origine de la fraude électorale qui permit à son frère George Walker Bush d'être incorrectement élu président des Etats-Unis...

Au soir de son élection comme président de l'Ukraine-Ouest, l'oligarque Petro Porochenko (roi du chocolat en provenance de Côte d'Ivoire) éructait : "Nous aurons du travail, eux non ! Nous aurons des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l'école et à la garderie, les leurs resteront dans les caves ! Parce qu'ils ne savent rien faire ! Et c'est comme ça, et précisément comme ça, que nous gagnerons cette guerre !". Suite à cette élection, le résident de l'Elysée avait exprimé toute sa confiance en l'orateur "pour mener à bien le dialogue national". Huit mois plus tard, cinq mille quatre cents civils Ukrainiens de l'Est avaient perdu la vie, tués par leur propre armée. Mais Washington, ses vassaux européens et leurs zélotes médiatiques n'en finissent plus d'accuser la Russie de jeter des braises sur les cendres... 

On connait le Francis Scott Fitzgerald, nouvelliste et romancier, grand noceur devant son Eternel. On connait moins celui qui notait en 1920: "Les dix pour cent les plus riches de la population vivent avec la désinvolture d'un grand duc et l'insouciance d'une petit danseuse".Visiblement, pour leurs héritiers, la fête continue puisque, en novembre 2014, selon une étude de l'agence Wealth X, les deux cent onze mille personnes ayant amassé plus de trente mille milliards de dollars possédaient à eux seules 13% de la richesse mondiale, soit trois fois les dettes souveraines cumulées des pays européens...

Jeudi 7 avril 1994. Dans son bureau de l'Elysée où il a été relégué à la présidence du Comité des chasses présidentielles, François Durand de Grossouvre est retrouvé mort par son garde du corps peu avant 20 heures. Une balle dans la tête tirée par un Magnum 357 de type Manhurin. Le matin même, il avait appris l'attentat mortel subi par le président rwandais Juvenal Habyarimana dont le Falcon 50 avait été abattu par un missile sol-air, attentat qui donnera le coup d'envoi à ce qu'il a été convenu d'appeler le "génocide rwandais" dans lequel la France se trouvera très impliquée. Le soir même, François de Grossouvre devait dîner avec sa maîtresse et l'ancien vice-premier ministre gabonais au domicile de celui-ci. Il avait fait livrer un bouquet de fleurs à l'épouse de l'ex vice-premier ministre, accompagné de ce mot : "Chers amis, je me réjouis d'être avec vous ce soir". Mais bon : tout le monde a le droit de changer d'avis. Le rapport d'autopsie, lui, précisait que le corps présentait "une luxation avant de l'épaule gauche et deux ecchymoses à la face". Encore un qui (après Robert Boulin et Bernard Borrel) s'était volontairement fait du mal avant de s'auto-détruire. Une exception culturelle bien française...

Le 31 mai 2010, une flottille humanitaire tente de forcer le blocus mis en place par Israël à Gaza afin de venir en aide à la population palestienne en manque de vivres et de médicaments. Elle est arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien entraînant la mort de neuf civils et en blessant plus ou moins gravement vingt-huit autres. Quatre ans plus tard, le verdict de la Cour pénale internationale estimait que les faits avérés n'étant "pas suffisamment graves" pour qu' Elle y donne suite, aucune poursuite ne serait engagée contre l'Etat terroriste pour son raid meurtrier...

Lors de la campagne pour les élections présidentielles françaises de 2012, le candidat prétendument de Gauche et futur résident élyséen déclama haut et fort que son "ennemie était la finance". Cent vingt-huit ans auparavant, sur le sol étasunien, le candidat démocrate à la présidentielle fit savoir sur le même ton qu'il s'opposerait de toutes ses forces "au pouvoir des monopoles et des grandes entreprises". A ceci près qu'une fois élu les intérêts des milieux d'affaires se trouvèrent, grâce à lui, en de très bonnes mains. Mais que reste-t-il de Grover Cleveland ?

Le 17 juillet 2014, le Boeing 777-200 de la Malaysia-Airlines se disloque dans l'espace aérien ukrainien à la suite probable de dégâts structurels causés par une ogive à fragmentations. Aussitôt, et sans le moindre début de preuve, les médias occidentaux accusent unanimement les séparatistes ukrainiens pro-russes lesquels ne possèdent aucun équipement capable d'abattre un avion volant à cette altitude à la différence des Ukrainiens pro-occidentaux (à composantes nazies) et de leur allié otanesque qui, eux, en disposent. Informés de leur ignorance, ces mêmes médias vont, dès lors, concentrer leurs tirs sur Moscou. Or, l'un des principaux prétextes utilisés par les Etats-Unis, tout au long de leur histoire (aux dépens successifs du Mexique, de l'Espagne, des Philippines, d'Hawaï, du Vietnam, de l'Irak...), pour déclarer des guerres aux fins de s'approprier des territoires ou d'étendre leur influence voire de réduire une puissance émergente et concurrente à leur seul profit a toujours consisté à désigner l'autre comme l'agresseur quand eux-mêmes l'étaient...

Quoi qu'il en soit, six mois après cet attentat terroriste qui a fait deux cent quatre-vingt dix-huit victimes, il a été établi par nombre d'experts indépendants de l'OTAN que les trous constatés dans le cockpit du MH 17 avaient pour origine un mitraillage de l'appareil par un avion militaire de type Sukhoi-25 qui équipe l'armée ukrainienne et dont plusieurs témoins au sol avaient repéré la présence à peu de distance du Boeing 777. Or, non seulement l'OTAN et les USA se sont refusés à publier leurs images satellites recouvrant la zone mais, de surcroît, cet attentat est la réplique exacte de celui que les Etats-Unis avaient imaginé puis abandonné en 1962 à l'encontre d'un avion de ligne US afin de pouvoir déclarer la guerre au Cuba de Castro... 

On peut toujours poser la question : pourquoi la SNCF a-t-elle été justement condamnée à rétribuer les familles des déportés juifs lors de l'occupation allemande pour avoir contribué à transporter vers les camps d'extermination ces futures victimes du troisième Reich, quand la police française qui les a raflées et la gendarmerie qui les a gardées dans les camps puis entassées dans les wagons de ladite SNCF n'ont jamais été soumises au moindre jugement et corollairement à la plus infime condamnation ?

Le Prix Nobel de littérature attribué pour la deuxième fois en l'espace de six ans (2008-2014) à un romancier français a donné lieu de la part de certains médias à une sorte de poussée frontalement nationalitaire les conduisant à décréter un peu imprudemment que la littérature française dominait le petit monde des lettres planétaires. A ceci près qu'en dehors de leurs talents et de leurs mérites personnels, les deux lauréats ne sont à eux seuls ni LA littérature française ni celle dont lesdits médias s'emploient à parler le plus, tant s'en faut. Sans compter que lorsqu'il a fallu patienter vingt et un ans (1964-1985) entre deux Nobel attribués à deux précédents auteurs français, ces mêmes médias n'ont jamais écrit que la littérature française était la pire de ce même petit monde...

Au plus fort de la crise des années 30 du XXème siècle,, une loi dite Glass-Steagall fut introduite aux Etats-Unis afin de séparer les banques basiques de celles d'investissements. En 1999, sous l'influence de son Secrétaire d'Etat au Trésor, le président William Jefferson Clinton abrogea ladite loi autorisant de nouveau les banques à prendre l'argent des épargnants et à spéculer avec tous azimuts. Alors Wall Street devint un immense casino mafieu dont Goldman Sachs fut le croupier véreux le plus obscène...

En 2003, le village palestinien de Budrus, appelé à disparaître suite au projet de construction d'une barrière séparatiste qui aurait plombé 40% de ses terres, entra dans une résistance non-violente afin de contrecarrer le gouvernement israélien dans son énième projet d'appropriation de terres étrangères. Aux provocations des soldats et de leurs tirs à balles réelles, ces hommes et ces femmes palestiniens ne se départirent jamais de leur calme au bout duquel, après dix mois de lutte quotidienne, le gouvernement israélien dut renoncer à son projet. A la différence des médias occidentaux, dont aucun n'a jamais parlé de cette résistance pacifique qui en a fait naître d'autres, la cinéaste brésilienne Julia Bacha a filmé ce combat victorieux et hautement symbolique...

Cela ne s'invente pas. Le premier film de propagande anti-soviétique mais également anti-russe du cinéma mondial fut réalisé dès 1918 par un réalisateur ukrainien et intitulé "Jours de terreur à Kiev". Il put voir le jour grâce à la bienveillance de l'Allemagne et de la France dont les troupes campaient non loin des lieux de tournage et étaient destinées à combattre le bolchevisme aux côtés des "Blancs" pro-tsaristes...

Le ministre français des Affaires étrangères, déclarait à Marrakech, en décembre 2012: "Le Front Al Nosra a fait du bon boulot contre Assad en Syrie et donc c'est très difficile de le désavouer". Or, le fameux Front Al Nosra n'est rien d'autre que la branche syrienne d'Al-Quaida. Ainsi donc ces terroristes que prétend combattre partout où ils se trouvent le gouvernement français sont ouvertement soutenus par ce même gouvernement via la voix de son ministre des Affaires étrangères, pour ne pas dire étranges ou qui lui sont totalement étrangères...

Disparu le 25 janvier 2016 au Caire, l'étudiant italien Giulio Regeni de l'université de Cambridge qui s'était rendu en Egypte dans le cadre de ses études afin de mener des recherches sur les syndicats ouvriers indépendants.a été retrouvé mort dix jours plus tard dans un fossé bordant l'autoroute qui relie Le Caire à Alexandrie. Sa dépouille laissait apparaître des traces de tortures extrêmes. Après avoir accusé une bande de malfrats spécialisés dans l'enlèvement et le rançonnement des étrangers, la police égyptienne a dû revoir sa copie truquée. Le 21 avril 2016, l'agence Reuters publiait une enquête accablante contre les services de sécurité du général-président Abdel Fattah al-Sissi. La mort de Giulio Regeni et les conditions dans lesquelles elle s'est produite ont suscité un scandale international sans pour autant faire aboutir une quelconque procédure.Cinq cent-trente-deux cas de "disparitions forcées" ont été recensées dans ce pays en huit mois pour la seule année 2016 sans que cela ne suscite la moindre sanction économique contre l'Egypte. Il est vrai que les affaires n'ont pas de prix...

L'année 2014 aura été ponctuée, à travers toute l'Europe, de mouvements sociaux de grande ampleur. Des grèves générales soutenues par des manifestations d'envergure contre l'austérité et la casse sociale se sont déroulées en Espagne, en Grèce, en Italie, au Portugal,en Belgique, en Allemagne même. La France, elle, s'est essentiellement distinguée par des manifestations sectorielles de notables et de nantis tels avocats, médecins, notaires, huissiers, magistrats, pharmaciens, pilotes auxquels se sont ajoutés les adversaires du mariage pour tous. C'est cela aussi ou d'abord la réalité de l'exception culturelle française...

Le mercredi 7 janvier 2015, deux hommes encagoulés et lourdement armés se réclamant du jihad, se sont introduits dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, à Paris, et ont froidement exécutés dix hommes et une femme. Un policier sera à son tour abattu à bout portant dans la rue lors du décrochage des deux tueurs qui, selon leurs dires, ont ainsi voulu "venger le Prophète" suite à la publication par l'hebdomadaire de plusieurs caricatures considérées comme insultantes. De son côté, un troisième tueur abattra une policière municipale d'une rafale dans le dos non loin du lieu du massacre...

Aussitôt après ces exécutions, des défilés spontanés et silencieux se sont déroulés un peu partout en France mais aussi en Europe et à travers le monde en solidarité avec les victimes, tandis que s'organisait la chasse aux tueurs. Ils seront logés et abattus, quarante-huit heures plus tard, par les gendarmes du GIGN et les policiers du RAID, deux d'entre eux en Seine-et-Marne, le troisième aux portes de Paris où il avait pris en ôtage une vingtaine de clients d'un supermarché casher dont quatre perdront la vie...

En hommage à toutes les victimes de cette équipée meurtrière, le résident de l'Elysée et son gouvernement appelèrent à une marche officielle à Paris pour le dimanche 11 janvier entre la place de la République et Nation, invitant leurs homologues étrangers à les rejoindre. Quarante-quatre chefs d'Etat (parmi lesquels trois ordonnateurs de pompes funèbres massives) répondirent présents en marge d'un cortège d'un million et demi d'anonymes sincères pendant que, dans toute la France trois millions d'autres anonymes tout aussi sincères défilèrent de par les rues de leurs villes et de leurs villages dans un unanimisme qui implosa de haut en bas quelques jours après...

A ce propos, voici ce qu'écrivait Stéphane Charbonnier (dit Charb), le 1er juillet 2011 dans le quotidien L'Humanité : "Charlie, c'est une grosse verrue sur le visage de la presse française. Une verrue qui donne un sens (...). C'est un journal de liberté absolue, mais la liberté n'est pas rentable. Et comme on est un peu atypiques, on ne bénéficie pas des réseaux médiatiques. Les patrons de presse partent en vacances ensemble à Marrakech et nous, nous ne sommes quasiment plus repris dans les revues de presse...". Ce message anthume du rédacteur en chef de Charlie-Hebdo est dédié aux cyniques et hypocrites médias écrits et audiovisuels français et à leurs larmes de crocodiles qui, une semaine durant, se sont nourris de la mort de cet homme et de celle de ses copains...

Quant à France 2, elle ne trouva rien de mieux que travestir une garde-chioume en journaliste pour lui faire éructer : "Ce sont surtout ceux qui ne sont pas Charlie qu'il faut repérer (...), ceux qui balancent sur les réseaux sociaux, ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. (...). Ce sont eux que nous devons repérer, traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale...". Décidément, il y a des gens dans ce pays qui ont raté leur époque. Cette pseudo-journaliste, par exemple, aurait sûrement fait fureur sur les ondes parisiennes lors de la deuxième Occupation allemande...

Cela dit, le 30 décembre 2014, soit sept jours avant l'attentat contre l'hebdomadaire, deux motards de la police avaient contrôlé deux occupants d'une Seat Ibiza de location, rue Simon-Bolivar à Paris. En consultant sur place le fichier des personnes recherchées, le nom du conducteur était apparu dans la case anti-terrorisme. Les policiers avaient alerté leur hiérarchie laquelle n'avait pas bronché. Ils laissèrent donc repartir le couple qui, deux jours après, gagnait Madrid d'où - elle - s'envolait pour la Turquie et d'où -lui - reviendra en France pour abattre, quelques jours plus tard, une policière et quatre des clients de l'hyper-casher de la Porte de Vincennes... 

En 2008, suite à la plus que trouble affaire de Tarnac, un élu de Corrèze expliquait que l'Etat pouvait fabriquer du terrorisme afin d'établir "une forme de dérive sécuritaire qui justifie des lois sans cesse plus répressives au nom d'une menace parfois réelle, parfois virtuelle voire inexistante (...) pour montrer une efficacité qui, sur d'autres terrains, notamment économiques et sociaux, n'est pas forcément au rendez-vous..." Sept ans de réflexion plus tard, que pensait le résident élyséen des propos complotistes de cet élu de Corrèze ?

L'on sait à quel point les gouvernants savent se montrer attentifs et même attentionnés quand il s'agit de la santé de leurs citoyens. Ainsi, pour moins mourir sur les routes de l'Hexagone et donc restreindre ce qu'ils ont dénommé la "violence routière", ils ont fait adopter tout un arsenal de mesures exclusivement répressives ciblant principalement la vitesse (et donc le portefeuille des clients) sans que celle-ci soit pour autant la principale cause de mortalité routière. En revanche, il est une espèce de chauffards contre laquelle ces gouvernants attentifs et attentionnés ne sont jamais intervenus et n'ont jamais pris la moindre mesure répressive : les prescripteurs de médicaments, autrement dit le corps médical et les laboratoires responsables de bien plus de morts que les accidents de la route. Chaque année, en effet, entre cent quarante et cent cinquante mille patients sont hospitalisés suite à la prescription de médicaments dont dix mille ne s'en remettent jamais...

Dès 1950, un nommé James Warburg, membre du très occulte mais très influent Council of Foreign Relations dont plusieurs de ses adeptes sont devenus de proches conseillers présidentiels voire des présidents eux-mêmes, déclarait péremptoire et sûr de lui : " Nous allons avoir un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La question est de savoir si ce gouvernement mondial s'établira par le consentement ou par la force". A en juger sur ces vingt dernières années et probablement celles qui vont s'ensuivre, il semblerait que la puissance dominante ait choisi la deuxième voie...

Il est intéressant de noter que partout où les Etats-Unis sont intervenus directement ou par vassaux européens interposés à l'étranger depuis une vingtaine d'années tous les pays dans lesquels ils ont exporté la mort à grande échelle sont des pays qui possèdent de très importantes ressources naturelles en pétrole, argent, uranium, gaz, or et que, chaque fois, ils y ont été précédés par des groupes terroristes (Al-Quaida, Boko-Haram, Daech) tous financés par une voire deux monarchies du Golfe, alliées inconditionnelles de ces mêmes Etats-Unis...

Depuis le 2 mai 2014 que quarante-huit personnes ont trouvé la mort à Odessa dans  l'incendie criminel d'un immeuble déclenché par des membres du parti nazi ukrainien Pravyi Sektor (l'une des composantes du gouvernement Porochenko adulé par les Etats-Unis et leurs vassaux européens) aucune enquête judiciaire n'a été ouverte à Kiev et aucune protestation n'a été émise par les grands démocrates occidentaux. Ces quatante-huit personnes (essentiellement des journalistes, des syndicalistes, des militants de gauche ou de simples opposants au régime pro-occidental) avaient cru trouver refuge dans cet immeuble pour échapper à la chasse à l'homme organisée par le groupe nazi en marge d'un match de football...

Paris, capitale de l'assassinat politique ? 21 mai 1959 : l'avocat algérien Amokrane Aoudia est tué d'une balle dans la tête, rue Guénégaud. 29 octobre 1965 : Mehdi Ben Barka, opposant marocain au régime d'Hassan II, est interpellé boulevard Saint-Germain par des policiers français et disparaît sans laisser de traces. 9 janvier 1973 : Mahmoud Al Hamchari, Palestinien cadre de l'OLP, est victime d'un attentat à la bombe à son domicile, rue d'Alesia. 24 décembre 1976 : Jean de Broglie, trésorier du parti giscardien, est abattu de trois balles dans la tête, rue des Dardanelles. 4 mai 1978 : Henri Curiel, militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, est assassiné dans son ascenseur par deux inconnus, rue Rollin. 1er février 1980 : Joseph Fontanet, ancien ministre de centre-droit du gouvernement Giscard, est abattu dans la rue par des inconnus en voiture. 29 mars 1988 : Dulcie September, militante anti-apartheid, est assassinée de cinq balles dans la tête à l'entrée du local de l'ANC, 28 rue des Petites Ecuries. 8 novembre 2012 : Nadarajah Mathinthiran membre du Comité de coordination Tamoul en France, est tué sur un trottoir de la rue des Pyrénées. 9 janvier 2013 : Sabine Causiz, Fidan Dogan, Leyla Soylemez, figures emblématiques de la cause kurde, sont assassinées par balles dans leur local, rue La Fayette. Tous ces assassinats n'ont jamais été élucidés...

Il aura fallu cinquante-trois ans et le sectarisme punitif d'une dizaine de présidents étasuniens pour que les élites politiques de ce pays se rendent compte que l'embargo économique, commercial, financier et médicamenteux (contraire à la Convention de Genève) que Kennedy avait imposé à Cuba suite à la prise du pouvoir de Castro et des siens aux dépens de leur dictateur fasciste Batista n'avait servi ni à isoler ni à étrangler l'île, principaux objectifs de cette décision inique. Cuba, où se rendit Nelson Mandela pour sa première visite officielle. Cuba, sans laquelle l'Afrique du Sud de l'apartheid, soutenue par les Etats-Unis, aurait pu perdurer longtemps encore. En effet, c'est lors de la bataille de Cuito Cuanavale, dont le point culminant se situa le 23 mars 1988, que l'armée régulière angolaise et cinq mille soldats cubains mirent en déroute le contingent sud-africain de sept mille hommes et les pseudo-rebelles soutenus par les USA. "Cuito Cuanavale, a dit Nelson Mandela, a marqué le tournant de la libération de mon continent et de mon peuple contre le fléau de l'apartheid...".

A ce propos et dans la foulée, un certain Robert  Kennedy Jr (fis de Robert Francis et neveu de John Fitzgerald) déclarait, le 30 décembre 2014: "Le prétexte de la démocratie et des Droits de l'Homme pour justifier l'hostilité vis à vis de Cuba n'est pas crédible (...). Alors que nous accusons Cuba d'incarcérer et de maltraiter des prisonniers politiques, nous avons soumis à la torture des prisonniers (...) dans les cellules de Guantanamo. Alors que nous accusons Cuba de ne pas permettre à ses citoyens de voyager librement aux USA, nous empêchons nos propres citoyens de voyager librement à Cuba (...). Les sanctions économiques sont responsables de la situation actuelle à Cuba. [Elles sont le résultat] d'une politique erronée dont mon oncle John Fitzgerald Kennedy et mon père Robert Francis Kennedy sont responsables...". Fermons le ban... 

Ceci étant, tout est loin d'être joué entre ces deux pays américains et la question qui se pose n'est pas tellement de savoir ce que Cuba compte faire à l'avenir avec les Etats-Unis mais bien plutôt ce que les Etats-Unis comptent faire de Cuba dans leur stratégie de dominance mondiale car, ainsi que l'a reconnu sans ambages Barack Obama : "Parfois nous devons forcer la main de pays qui ne font pas ce que nous voulons qu'ils fassent". Et l'on connait les résultats exclusivement catastrophiques de ce grand classique étasunien...

La plupart des médias occidentaux, notamment français, tentent d'accréditer la thèse selon laquelle le trésor de guerre de Daech (dit Etat islamique) proviendrait en grande partie de sa maimise sur les gisements de pétrole, le coton, les oeuvres d'art volées. Mais reste à savoir qui, à l'origine, a permis à ce groupe terroriste d'initier sa guerre pseudo-sainte ? Un diplomate occidental en poste dans le Golfe a clairement affirmé, sans être contredit ni rappelé à l'ordre, qu'une dizaine d'éminentes personnalités originaires de deux Emirats adulés par les Etats-Unis et l'Union Européenne ont récolté, via des Fondations et autres filières paravents, des millions de dollars pour ces jihadistes sans se cacher le moins du monde. De plus, ainsi que le faisait remarquer le philosophe Alain Badiou, si Daech parvient à commercialiser ce pétrole, ce coton et ces oeuvres d'art, c'est bien parce qu'il se trouve des acheteurs pour les leur acheter...

L'Europe médiatique unanime s'est félicitée de ce que l'Allemagne de la chancelière Merkel se décide enfin à instaurer un salaire minimum plus ou moins garanti pour les salariés. Il faut dire qu'entre 2005 et 2014 la précarité a augmenté de 11% dans le pays pour atteindre le chiffre record de douze millions de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté. Car c'est aussi cela le modèle allemand que nous vantent quotidiennement et en toute indépendance d'esprit les médias français écrits et audiovisuels...

Dans le Livre I de La République, Platon instaure un dialogue entre Socrate et Thrasymaque au cours duquel celui-ci explique à son interlocuteur : "(...). Une fois les lois instituées [par les gouvernants], ils proclament juste pour les gouvernés ce qui de fait correspond à leur propre intérêt [de gouvernants] et si quelqu'un les transgresse, ils le punissent comme violateur de la loi et auteur d'une injustice. Voilà donc, excellent homme, ce que je soutiens : dans toutes les cités, le juste est la même chose, c'est l'intérêt du gouvernement en place. Or, c'est ce gouvernement qui exerce en quelque sorte le pouvoir, de sorte qu'à quiconque raisonne avec bon sens s'impose la conclusion suivante : partout, c'est la même chose qui est juste, c'est à dire l'intérêt du plus fort". Rappelons aux étourdis et oublieux que c'est une "démocratie" qui a fait condamner à mort le philosophe Socrate en l'an 399 avant J-C...

Entre 2004 et 2014, dans et autour de Gaza, neuf mille six cent neuf Palestiniens (principalement des femmes, des enfants, des vieillards) ont trouvé la mort contre quatre-vingt onze Israéliens (principalement des militaires). On comprend l'indignation d'Amnesty International observant pour le seul été 2014 que "les forces israéliennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d'attaques contre des habitations civiles, faisant preuve d'une froide indifférence face au carnage qui en résultait...". 

L'ambassadeur de l'Ukraine-Ouest en Allemagne, M. Andriy Melnyk, a été contraint de reconnaître sur le plateau d'une télévision allemande que le bataillon Azov, un groupe paramilitaire d'obédience nazie (financé par l'oligarque ukraino-israélien Kolomoïsky), ainsi que le groupe tout aussi nazi Praviy Sektor combattaient les Ukrainiens séparatistes des régions de l'Est aux côtés des forces armées de Kiev soutenues par les Etats-Unis et l'Union européenne...

Courant février 2015, un sénateur républicain des Etats-Unis démontrait, photos à l'appui, la présence de troupes russes sur le sol ukrainien. On y voyait en effet une colonne de chars menaçants rangés en file indienne le long d'une route. Il s'est avéré que lesdites photos avaient été prises en Ossétie du sud en 2008 et complaisamment fournies au sénateur étasunien par des parlementaires (et même parlementeurs) de l'Ukraine-Ouest. De son côté, la chaîne allemande ZDF diffusa elle aussi un cliché montrant des véhicules armés russes dans la région de Lougansk, le 12 février 2015, alors que cette photo avait été prise en 2009 lors de manoeuvres bilatérales. Et la propagande continue...

Selon Amnesty International : "Après que le régime nazi y eut recouru massivement en 1941 dans l'Europe occupée, les disparitions forcées ont été une constante dans l'histoire de la seconde moitié du XXème siècle. Aujourd'hui encore, elles continuent d'être pratiquées dans de nombreux pays. Ces dernières années (...), les Etats-Unis ont procédé, parfois avec la complicité d'autres gouvernements, à la disparition forcée de personnes [simplement] soupçonnées de terrorisme...". 

Quelques badins propos d'outre-tombe... François Mitterrand : "Les Français ne le savent pas mais nous sommes en guerre avec l'Amérique; une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort". Charles De Gaulle : "Les Américains, il faut les regarder droit dans les yeux, ils finissent toujours par s'y faire". François Mitterrand : "Quand l'Europe ouvre la bouche, c'est pour bâiller". Charles De Gaulle : "Une Europe supranationale, c'est la suprématie américaine en Europe". Prononcés, de nos jours (2015) par toute autre personne, ces propos seraient qualifiés par les médias d'europhobes, d'anti-américains voire de complotistes...

Il est étonnant de constater à quel point la zone d'occupation militaire de l'étasunienne OTAN (ou NATO) ressemble à s'y méprendre à la carte établie par les pangermanistes à la veille de la Première Guerre mondiale. De même qu'il est significatif de répertorier sur une carte toutes les bases militaires étasuniennes à travers le monde pour en déduire qui, de la Russie ou des Etats-Unis, est la puissance potentiellement agressive...

A l'hiver 2015, le stage de trêve hivernale du Bayern Munich à Doha (Qatar) a produit quelques vagues parmi les supporteurs bavarois qui ont reproché aux dirigeants du club "leur manque de responsabilité" face à la question des Droits de l'Homme quotidiennement bafoués dans ce pays, sans parler des accointances de certains de leurs émirs avec le groupe terroriste Daech via des Fondations paravents. En France, et a contrario, les médias n'en finissent plus d'applaudir le club de la capitale, financé par l'un des émirs de ce même Qatar classé par le journal L'Equipe au tout premier rang de ceux qui font le football dans l'Hexagone. Défense absolue de s'étrangler...

La Déclaration universelle des droits de l'Homme,adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le vendredi 10 décembre 1948, précise en son article 19 que : " Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit". Heureusement pour les Etats qui ont alors ou depuis approuvé cette Déclaration qu'elle ne possède aucune portée juridique auquel cas ses signataires n'en auraient jamais fini de se retrouver poursuivis pour infractions à la loi...

Où sont les intellectuels ? se demandent subitement d'aucuns médias. Mais là même où ces médias les ont précisément logés. Au placard, pour ceux qui ont quelque chose à dire mais qui pourrait déplaire. Sur tous les plateaux de télévision, dans tous les studios de radios ou les pages des journaux pour ceux qui n'ont strictement rien à dire et déversent en longueurs ce qu'ils ne peuvent offrir en profondeur, voire ceux qui n'ont à dire que ce qu'on leur demande de dire. Et donc, la question n'est pas de savoir où sont les Sartre, Foucault, Derrida, Deleuze d'aujourd'hui mais où seraient les Sartre, Foucault, Derrida, Deleuze aujourd'hui, sinon dans le même placard que ceux qui ont quelque chose à dire et que les médias ne leur donneraient pas la possibilité de dire. Les rares et tardives exceptions de deuxièmes parties de soirées ne leur servant que d'alibis...

Dans la nuit du 7 au 8 mars 2014, le vol MH370 de la Malaysia Airlines se volatilisait en plein ciel avec deux cent trente-neuf passagers et douze membres d'équipage à son bord. De nombreuses thèses inexactes pour ne pas dire mensongères ont été colportées depuis lors par diverses autorités, avivant la douleur et la colère des familles de victimes. A ce jour, l'hypothèse la plus probable (suite à des enquêtes indépendantes conduites par des professionnels du renseignement et de l'aéronautique) serait que le Boeing 777 aurait pu être détruit par un missile quand, ayant dévié ou ayant été dévié de son cap initial, il se serait retrouvé en vue de la base militaire étasunienne de Diego Garcia...

Le mercredi 25 mars 2015, intervenant devant la Commission de défense des forces armées de l'Assemblée nationale, le général Christophe Gomart (patron de la Direction du renseignements militaire) a démontré que les services secrets étasuniens avaient fourni des indications erronées selon lesquelles la Russie s'apprêtait à envahir l'Ukraine alors même qu'aucun élément ne venait étayer cette accusation. Sans commentaire...

Aux dires de trois sénateurs étasuniens ayant eu accès à la totalité du rapport sur les attentats du 11 septembre 2001, vingt-huit pages de celui-ci ont été classifiées par l'administration Bush-fils. D'après ces sénateurs, dans ces vingt-huit pages seraient abordés les liens existant entre l'administration Bush-l'Arabie saoudite et...Al Quaida. Les trois sénateurs ont demandé au résident actuel de la Maison Blanche que ce dossier soit déclassifié au nom des familles des victimes. Quatorze ans déjà et le suspens continue...

Soudain, dans le courant du mois de mai 2015, les Etats-Unis jugeaient être suffisamment indignés par les pratiques corrompues de certains dirigeants de la FIFA pour déclencher des interpellations suivies d'inculpations en dehors même de leur territoire. Mais ces mêmes Etats-Unis s'indignèrent-ils en 1974, quand le Chili du général fasciste Pinochet (promu et soutenu par eux) fut autorisé par la FIFA à qualifier son équipe nationale pour la phase finale de la Coupe du monde en marquant dans un but vide, l'adversaire du jour (l'URSS) ayant décidé de boycotter le match ? S'indignèrent-ils, en 1978, quand cette même Coupe du monde de la FIFA se déroula dans l'Argentine du général fasciste Videla (promu et soutenu par eux) et que la finale se disputa dans un stade situé à moins d'un kilomètre de l'Ecole de mécanique de la marine, l'un des centres de torture les plus actifs de la junte militaire dont les tortionnaires (comme ceux du Chili) avaient été instruits à l'Ecole des Amériques créée par les Etats-Unis en 1946 ?

Le 9 septembre 2015, la RTS révélait que la Suisse importait de l'or du Togo, pays qui ne possède aucune mine aurifère. En fait, cet or sale provient du Burkina-Fasso où des milliers d'ouvriers (pour ne pas dire d'esclaves) dont la moitié sont des enfants travaillent dans des conditions qualifiées d'innommables  par l'ONG helvète "Déclaration de Berne". Cet or est ensuite blanchi clandestinement au Togo avant d'être exporté en Suisse où il transite par Zürich avant d'être affiné par la société Valcambi-SA, la plus grande raffinerie d'or basée à Balerna, dans le Tessin...

Tandis que se déroulait la soixante-huitième édition du Festival international du film à Cannes, se tenait à Gaza le premier Festival cinématographique des droits humains. De part et d'autre des ruines engendrées par les bombardements et pilonnages israéliens, au bout d'un tapis rouge long de soixante-dix mètres symbolisant le sang versé par les civils, trois jours durant, du 12 au 14 mai 2015, la population gazaouie a pu assister, sur des sièges de fortune et au milieu des gravats, à la projection en plein-air de vingt-huit films en provenance d'Egypte, d'Irak, de Jordanie, de Russie, de Syrie...

Paris, le vendredi 13 novembre 2015. Des rafales de Kalashnikov retentissent dans certains quartiers des Xème et XIème arrondissements de la capitale fauchant des consommateurs attablés aux terrasses de bars et de restaurants ou circulant dans les rues. Une salle de concert est investie par des assaillants qui abattent au jugé des spectateurs. A Saint-Denis, dans le Stade de France, le président de la République est exfiltré de la tribune officielle suite à trois explosions à l'extérieur de l'enceinte dûes aux déclenchements de ceintures d'explosifs actionnées par des kamikazes. Bilan de ces six attaques simultanées: cent-trente morts civils et plus de trois cents blessés plus ou moins graves. L'émotion est partout et gagne la quasi-totalité de la planète. Dix mois après les attentats de janvier et pour quelques jours, Paris redevient ce centre du monde qu'il n'était plus depuis longtemps...

A Moscou et à Saint-Pétersbourg notamment, des monceaux de fleurs ont été déposés par les citoyens russes devant l'ambassade et le consulat de France suite à ces attentats. Question : à Paris, combien de fleurs ont-elles été déposées devant l'ambassade russe après l'attentat aérien qui a fait deux-cent-vingt-quatre morts et combien lors de l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg qui a fait quatorze morts et une cinquantaine de blessés ? 

Décréter une mise en "état d'urgence" intervenant après que des attentats ont été commis, revient à actionner une sirène destinée à prévenir une population d'un bombardement une fois seulement le bombardement terminé. Il faut donc chercher ailleurs ce soudain empressement de mise en "état d'urgence" qui, en réalité tient à deux aspects : la nécessité à peine démagogique de rassurer une population plus ou moins traumatisée par les événements et que l'on retrouve toujours en première ligne face à ce type de massacre mais davantage encore de mettre en coupe réglée tout ce et tous ceux qui ne trouve(nt) pas grâce aux yeux d'un gouvernement aux abois...

Par ailleurs, faire la guerre à Daech, qui l'a lui-même déclarée à tous les "mécréants" sans distinction de nationalité ou de religion, rien de plus logique. Mais à deux conditions : la première est de savoir précisément comment a été créé ce pseudo Etat Islamique, qui a formé et armé ses troupes, qui l'a soutenu financièrement et ce, bien entendu, avant même qu'il n'atteigne les fameux puits de pétrole ; la seconde ne consiste pas seulement à bombarder les diverses positions de cet Etat fantoche mais aussi et surtout à assurer les propres arrières de ceux qui bombardent et qui ne sont rien moins que leurs populations civiles. Or, à ce jour, ces deux conditions n'ont jamais été remplies. La première, parce que d'aucuns pays de la prétendue coalition anti-Daech jouent un double-jeu connu de tous, à savoir : la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis. La seconde, parce que nos va-t-en-guerre nationaux et occidentaux ne protègent en rien leurs bases arrières, à savoir leurs propres populations civiles, premières et uniques victimes des attentats meurtriers. Si les terrorismes, quels qu'ils soient, sont effectivement faits pour terroriser, leurs cibles étant connues et leurs petits soldats fichés, que dire des mesures que les hautes sphères négligent ? Quand on ne sait pas faire la guerre, on n'en fait pas. Sauf, bien sûr, si l'on veut tirer partie d'un climat de terreur...

Avez-vous déjà vu, de par le vaste monde, des quartiers de riches entièrement dévastés par des incendies de forêts, des inondations, des tornades, des séismes ou des typhons ? Avez-vous déjà vu, de par ce même vaste monde, des dirigeants politiques victimes d'attentats de masse ? Vous ne vous posez donc jamais ce genre de questions  ? Savoir pourquoi, avec ces gens-là, ce sont toujours les autres qui sont les victimes passives de catastrophes dites (par eux) naturelles ou d'actes terroristes ? Pourquoi ceux-là même dont les politiques déclenchent ces catastrophes ou ces guerres responsables des attentats ne sont jamais touchés par elles ou par eux ? S'ils l'étaient, ne serait-ce qu'un tant soit peu ou de temps en temps, pensez-vous qu'ils continueraient à se comporter comme ils le font en toute impunité sachant que, pour eux, ce sont toujours les autres qui trinquent ?

En réponse anticipée aux inlassables architectes du Nouvel ordre mondial, l'anthropologue Claude Levi-Strauss avait déjà objecté dans son ouvrage Race et histoire : "Il n'y a pas, il ne peut pas y avoir, une civilisation mondiale au sens absolu que l'on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence. La civilisation mondiale ne saurait être autre chose, à l'échelle mondiale, que la coalition de cultures préservant chacune son originalité". Ce qui n'entre nullement dans le programme des inlassables architectes...

 

 A SUIVRE…

Filmothèque

                                                          " La peau humaine des choses, le derme de la réalité, voilà avec quoi le cinéma  joue d'abord".

                                                                                                                                                                      Antonin Artaud

 AVEZ-VOUS VU ?

Cet homme d'âge mûr
qui nous transporte au coeur de ses années adolescentes
dans Amarcord  de Federico Fellini  

Cette publicité sur le tee-shirt
de la jeune femme qui descend les Champs-Elysées
dans A bout de souffle de Jean-Luc Godard

Ces deux amies d’enfance
d’adolescence et de toujours à la vie comme à la mort
dans Julia de Fred Zinnemann

Cet ancien caissier
que la crise change en un monstrueux coureur de dots
dans Monsieur Verdoux de Charles S. Chaplin

Ce chewing-gum qu’un homme
colle sous une main courante juste avant expiration
dans Le Dernier tango à Paris de Bernardo Bertolucci

Cet intrigant sans scrupules
épris de la fiancée et de la fortune d’un doux-viveur
dans Plein soleil de René Clément

Ces deux instrumentalistes
travestis en demoiselles pour échapper à de dangereux gangsters
dans Certains l’aiment chaud  de Billy Wilder

Ce syndicaliste antimafieu
enlevé et assassiné par les hommes liges de la pieuvre
dans Placido Rizzotto  de Pasquale Scimeca

Ce mari hors-normes
qui assassine sa femme peu avant qu’elle ne l’aurait tué elle-même
dans La Poison de Sacha Guitry

Ces deux militants
exposés aux coups tordus des services secrets britanniques
dans Hidden agenda de Ken Loach

Ces étrangers volontaires
pour expurger de France le cancer nazi et ses métastases nationales
dans L’Armée du crime de Robert Guédiguian

Cet assassin froid
qu’un juge tente de sauver en fouillant derrière les apparences
dans Portes ouvertes de Gianni Amelio

AVEZ-VOUS VU ?

Ces nonnes sous influence
qui poussent leur confesseur sur le bûcher de l’inquisition
dans Les Diables de Ken Russel

Ce trafic doublement arrangé
de ces nouveaux esclaves libéralement dits immigrés
dans Soleil O de Med Hondo

Ce braqueur de haut-vol
et cette enquêtrice de proximité au jeu du chat et de la souris
dans L'Affaire Thomas Crown de Norman Jewison

Cette course désespérée
d’une femme fauchée par une rafale de mitraillette
dans Rome ville ouverte de Roberto Rossellini

Ce commissaire assassiné
qui n’en sera pas moins à l’origine d’un vrai carnage
dans Un flic sur le toit de Bö Widerberg

Cet enfant strident
qui s’estropie pour s’empêcher de devenir adulte
dans Le Tambour de Volker Schlöndorff

Cette jeune femme exaltée
qu’une passion rongera jusqu’à la folie
dans L’Histoire d’Adèle H de François Truffaut

Ce ménage à trois
entre lui et elle mais également de lui à lui
dans Un dimanche comme les autres de John Schlesinger

Ces colonisateurs jetés à la rue
de retour avec leurs valises remplies de billets recolonisants
dans Xala d’Ousmane Sembene

Cet ambulant clandestin
fil conducteur d’une faune de vrais et faux semblants
dans Café-Express de Nanni Loy

Cette erreur sur la personne
qui envoie un innocent en prison et sa femme à l’asile
dans Le Faux coupable d’Alfred Hitchcock

Cette adolescente en déroute
tombée entre les mains de rabatteurs sans scrupules
dans Lylia de Lukas Moodysson

AVEZ-VOUS VU ?

Cette étrange patiente
qu’un médecin expérimenté confie à son jeune assistant
dans Barberousse d’Akira Kurosawa

Ces deux Quart-mondialisés
s’employant à rafler la galette d’une richissime Américaine
dans L’Argent de la vieille de Luigi Comencini

Ce citoyen légaliste
confronté à un putsch impliquant son gouvernement
dans Missing de Costa-Gavras

Cet ancien du Vietnam
aux prises avec une violence à la fois urbaine et intime
dans Taxi driver de Martin Scorsese

Ce fils de hobereaux
retournant ses armes au profit de ceux qu’il tuait jadis
dans Rhapsodie hongroise de Miklos Jancso

Ces deux vieux lions
dont un jeune loup convoite le butin d’un casse en or massif
dans Touchez pas au grisbi de Jacques Becker

Cet intellectuel du nord
qu’un confinement rapproche des âpres réalités du sud
dans Le Christ s’est arrêté à Eboli de Francesco Rosi

Ces promoteurs cyniques
qui transforment un havre côtier en un combinat sans âme
dans Soleil des hyènes de Ridha Behi

Cette romancière et ses personnages
projetés au cœur de deux destins bien réels
dans The Hours de Stephen Daldry

Ces petits faits
qui créent d’irrémédiables impacts sur la vérité officielle
dans JFK d’Oliver Stone

Ce photographe de l’instant donné
dont l’un des clichés révèle un meurtre à l’insu de son regard
dans Blow-up de Michelangelo Antonioni

Cette douce jeune fille
épicentre de maintes convoitises
dans Beauté volée de Bernardo Bertolucci

AVEZ-VOUS VU ?

Ce couple de braqueurs
pris au piège de leurs propres commanditaires
dans Le Guet-apens de Sam Peckinpah

Cette danse titubante
d’un ivrogne en échange d’une bouteille de téquila
dans Les Orgueilleux d’Yves Allégret

Ces deux amis
qui jouèrent un peu trop de la puissance et de la gloire
dans L’homme qui voulut être Roi de John Huston

Cet écrivain à l’agonie
qui fait des siens les protagonistes d’une histoire à leur image
dans Providence d’Alain Resnais

Ce professeur au physique ingrat
transmué en un play-boy aussi séduisant qu’odieux
dans Docteur Jerry et Mr Love de Jerry Lewis

Ce petit berger sarde
qui se rebelle pour pouvoir devenir ce qu’il est vraiment
dans Padre Padrone de Paolo et Vittorio Taviani

Ces deux êtres déficients
qu'une passion amoureuse va tenter de combler
dans Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman

Ce restaurateur de tableaux
payant le prix fort pour un meurtre qu’il n’a pas commis
dans Le Témoin de Jean-Pierre Mocky

Ce valet d’ambassade
cachant sous ses habits obséquieux une étoffe d’espion aguerri
dans L’Affaire Cicéron de Joseph L. Mankiewicz

Cette mère de famille
recherchant son fils à travers un Liban apocalyptisé
dans Sous les bombes de Philippe Aractingi

Ces personnalités politiques
réunies au sous-sol d’un hôtel où elles meurent assassinées
dans Todo Modo d’Elio Petri

Cette récente naturalisée
complice obligée de trafiquants pitoyables
dans Le Silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne

AVEZ-VOUS VU ?

Cette jeune mère
dont le comportement jure avec les moeurs locales
dans Respiro d'Emanuele Crialese

Ce militant et ce journaliste
en lutte contre les tenants de l'apartheid
dans Le Cri de la liberté de Richard Attenborough

Ce mari voué corps et biens
à la libération de son innocente épouse
dans Pour elle de Fred Cavayé

Cette philosophe dans l'âme
qui fit de la pensée l'essence de tout être humain
dans Hannah Arendt de Margarethe Von Trotta

Ce joueur professionnel
à la veille d'une révolution prévisible et d'une idylle inattendue
dans Havana de Sydney Pollack

Ces employés corvéables et jetables sans merci
qui décident de vendre pour eux-mêmes à prix cassés
dans Discount de Louis-Julien Petit

Ce don d'un fusil
dont une seule balle va modifier six trajectoires
dans Babel d'Alejandro Gonzalez Inarritu

Cette petite ville du sud étasunien
qui n'apprécie guère les Noirs moins encore en policiers
dans Dans la chaleur de la nuit de Norman Jewison

Ces gens d'en haut
qui plongent dans la tourmente ceux d'en bas
dans Les Opportunistes de Paolo Virzi

Cette call-girl lucrative et imprévisible
que d'aucuns préfèreraient voir internée plutôt qu'incarcérée
dans Cinglée de Martin Ritt

Ce jeune analyste multicartes du renseignement
passé d'un patriotisme d'officine à un statut de lanceur d'alerte universel
dans Snowden d'Oliver Stone

Cette enseignante à bout de nerfs
qui prend en ôtage une partie de sa classe
dans La Journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld

AVEZ-VOUS VU ?

Ces deux porteurs de valises
parcourant la capitale par une nuit vert-de-gris
dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara

Cette boule de verre
qui se brise en tombant d’une main mourante
dans Citizen Kane d’Orson Welles

Ce magistrat rigoriste
instruisant à charge contre un industriel vénal
dans Au nom du peuple italien de Dino Risi

Ces sœurs dissemblables
qui se mesurent à l’aune accablante d’une mère brisée
dans Intérieurs de Woody Allen

Ce combat d’hommes
où peu à peu se mettent à dominer des figures de femmes
dans Le Sel de la terre d’Herbert Biberman

Cet employé des postes
à qui la poésie donne des ailes pour conquérir l’amour de sa vie
dans Le Facteur de Michael Radford

Ce footballeur exclu
dont l’errance urbaine se solde par un meurtre gratuit
dans L’angoisse du gardien de but au moment du pénalty de Wim Wenders

Cette hôtesse sur la corde raide
croqueuse de dollars, arnaqueuse de flics et de voyous
dans Jackie Brown de Quentin Tarantino

Ce cadavre de maquisard
surgissant du passé et dont le sang paraît encore si frais
dans Les Chasseurs  de Théodore Angelopoulos

Ce petit fonctionnaire
à l’assaut de trois vieilles filles pour assurer son confort
dans Venez donc prendre le café chez nous d’Alberto Lattuada

Cet automobiliste
traqué à mort par un camionneur irascible et sans visage
dans Duel de Steven Spielberg

Ces professionnels du renseignement
déboussolés par deux amateurs un rien simplistes
dans Burn after reading de Joel et Ethan Coen

 AVEZ-VOUS VU ?

Ce quintet de désoeuvrés
qui se déplacent en meute pour mieux tuer le temps
dans I Vitelloni de Federico Fellini

Ce couple infernal
qui joue à la guerre jusqu’à ce qu’elle s’ensuive
dans Qui a peur de Virginia Woolf ? de Mike Nichols

Cette réaction épidermique
d’une femme ignorant le sens du mot atmosphère
dans Hôtel du Nord de Marcel Carné

Ces jeunes recrues
instruites à la trique pour aller servir de chair à canon
dans Full Metal Jacket de Stanley Kubrick

Ce mécanicien de bateau
désertant pour une escale personnelle au cœur de Lisbonne
dans Dans la ville blanche d’Alain Tanner

Cette troupe théâtrale
soumise à une guerre secrète contre un espion nazi
dans To be or not to be d’Ernst Lubitsch

Ce jour à jamais endeuillé
par une armée ouvrant le feu sur une foule désarmée
dans Bloody Sunday de Paul Greengrass

Cette jeune bourgeoise
embarquée dans une cavale avec son amant braqueur
dans A tout de suite de Benoit Jacquot

Ce résistant en rupture
condamné par les têtes bien pensantes des partis clandestins
dans Le Terroriste de Gianfranco de Bosio

Ces clans ennemis
que n’arrange pas le mariage du fils de l’un avec la fille de l’autre
dans Le Troupeau de Zeki Okten

Cette femme-enfant
à l’épicentre d’un enjeu dont elle est partie prenante
dans Baby Doll d’Elia Kazan

Ce révolutionnaire
que ses assassins n’ont pas réussi à faire mourir
dans Che de Steven Soderbergh

AVEZ-VOUS VU ?

Cette coupe de bois
qui coûtera à une famille sa maison et son gagne-pain
dans L’Arbre aux sabots d’Ermanno Olmi

Ces passagers sans autocar
leurs différences et leurs affinités, leurs différends et leurs accords
dans Liste d’attente de Juan-Carlos Tabio

Ce couple irréalisé
d’une Allemagne tour à tour meurtrie, déchue, écartelée
dans Le Mariage de Maria Braun de Rainer Werner Fassbinder

Cet officier décoré
libéré d’un camp de prisonniers pour avoir peut-être trahi
dans The Rack d’Arnold Laven

Ces deux complices
à part entière et peu à cheval sur les principes sociétaux
dans Butch Cassidy et le Kid de George Roy-Hill

Ce caissier sentimental
que sa passion pour une prostituée conduira au meurtre
dans La Chienne de Jean Renoir

Ces bidonvillisés sans futur
qui s’empoisonnent les macaronis et l’existence
dans Affreux, Sales et Méchants d’Ettore Scola

Cette sage jeune fille
refusant le mariage pour ne pas abandonner sa mère
dans Fin d’automne de Yasujiro Ozu

Ces premiers feux dits de l’amour
qui vacillent sous les flammes de désirs inattendus
dans La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

Ces oncles de circonstance
flairant le grisbi et ne dédaignant pas le lancer de pruneaux
dans Les Tontons flingueurs de Georges Lautner

Ce jeune ouvrier agricole
désireux de s’expatrier vers des cieux qu’il croit plus cléments
dans Alyam Alyam d’Ahmed El Maanouni

Ce quarantenaire émancipé
que son épouse fait passer de l’utilitaire à l’accessoire
dans Le lit conjugal de Marco Ferreri

AVEZ-VOUS VU ?

Cet engagé volontaire
bon soldat puis déserteur et dont le sort est fixé d’avance
dans Pour l’exemple de Joseph Losey

Ce corbeau idéologique
dont les croassements font des couacs au cœur des tristes topiques
dans Uccellacci e Uccellini de Pier Paolo Pasolini

Ce centenaire accompli
racontant par le menu son édifiante éducation chez les Indiens
dans Little Big Man d’Arthur Penn

Ce paysage intérieur
d’un intellectuel louvoyant entre deux exils sans retour
dans Nostalghia d’Andreï Tarkovski

Ces deux professionnels
commandités pour abattre un homme au bout de son rouleau
dans Les Tueurs de Robert Siodmak

Cette traversée cahoteuse
d’un fils accompagnant son père en route pour La Mecque
dans Le Grand voyage d’Ismaël Ferroukhi

Ce véritable journaliste
que la Camorra et ses affidés ne pouvaient laisser vivre
dans Fortapàsc de Marco Risi

Ces braqueurs d’opérette
cernés par une armada de policiers, de médias et de badauds
dans Un après-midi de chien de Sidney Lumet

Ce parcours grevé d'embûches
qu'entreprend de sillonner un candidat à l'émigration
dans Bako, l'autre rive de Jacques Champreux

Cette femme sicilienne
épouse, sœur ou fille flouée par des us honteux
dans Divorce à l’italienne de Pietro Germi

Ce bidasse bondissant
à  la poursuite d’une bien-aimée ravie à l’affection des siens
dans L’homme de Rio de Philippe de Broca

Ces retrouvailles compliquées
entre un fils taciturne et une mère intransigeante
dans Quelques heures de printemps de Stéphane Brizé

AVEZ-VOUS VU ?

Ces dix prisonniers politiques irlandais
qu’une Première ministre anglaise a laissé mourir de faim
dans Hunger de Steve Rodney Mc Queen

Cet intrépide facteur
au guidon de sa tournée à l’américaine
dans Jour de fête de Jacques Tati

Ce jeune militant
qui prit sur lui, sur les siens et sur sa vie de combattre le crime organisé
dans Les Cent pas de Marco Tullio-Giordana

Ce couple en récession
qu’une habile ambiguïté conduit au renouement
dans Nu de femme de Nino Manfredi

Ce magnat impitoyable
désireux de sauvegarder à tout prix son rang et celui des siens
dans Les Grandes familles de Denys de La Patellière

Ces pêcheurs surexploités
dont l’un d’eux voudra s’extraire de sa condition
dans La Terre tremble de Luchino Visconti

Ce représentant de commerce
transmué en assassin pour les beaux yeux d'une jeune délurée
dans Série noire d'Alain Corneau

Ces soldats en débâcle 
livrés à eux-mêmes sur une plage grouillante d'uniformes
dans Week-end à Zuydcoote d'Henri Verneuil

Cette naïve prostituée
victime d'un aigrefin aux allures d'honnête homme
dans Les nuits de Cabiria de Federico Fellini

Ces deux jeunes Québécois 
à la recherche d'un frère terriblement plus que cela
dans Incendies de Denis Villeneuve

Ce pêcheur embarqué
avec une trentaine de migrants vers un périlleux mirage
dans La Pirogue de Moussa Touré

Cette petite gouape
qu'une rencontre aurait pu changer du tout au
dans Accatone de Pier Paolo Pasolini

AVEZ-VOUS VU ?

Ce chanteur de folk
de mécomptes d’artiste en galères quotidiennes
dans Inside Llewin Davis de Joel et Ethan Coen

Ces revolvers qu’un prévôt
abandonne dans la poussière matinale d’un duel au soleil
dans L’homme aux colts d’or d’Edward Dmytryck

Cette lettre à retardement
qui accuse un homme de meurtre cinq ans après les faits
dans La Lame nue de Michael Anderson

Ce soulèvement fleuve
que rien ni personne ne paraît pouvoir endiguer
dans Psaume rouge de Miklos Jancso

Ces flics du Bronx
hommes à tout faire jusqu’à tuer et se faire tuer
dans Le Policeman de Daniel Petrie

Cet homme multiple
avec ses mille et un tours en poche et en tête
dans Le Matamore de Dino Risi

Cet arrogant vibrion
au contact d’un pays trop excessivement étranger
dans Avanti ! de Billy Wilder

Ce quatuor approximatif
dont l’involontaire dindon n’apprécie pas la farce
dans La Métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Deferre

Ce parvenu à découvert
prêt à presque tout pour récupérer épouse et statut social
dans Le Boom de Vittorio de Sica

Ces terroristes groupusculaires
déclarant la guérilla à un Etat qui leur déclara la guerre
dans La Bande à Baader de Uli Edel

Ce citoyen discret
qui chercha un peu trop ce qui ne le regardait pas
dans A chacun son dû d’Elio Petri

Cette fausse nonne
et ce vrai mercenaire au service de la révolution mexicaine
dans Sierra torride de Don Siegel

AVEZ-VOUS VU ?

Ce juriste irréprochable
que ses investigations vont changer en ennemi d’Etat
dans Un héros ordinaire de Michele Placido

Ce survivant d’un lynchage
qui se fait justice sous l’insigne d’une loi sans pitié
dans Pendez-les haut et court de Ted Post

Ce chasseur d’images
redouté de la police comme de la pègre
dans L’œil public de Howard Franklin

Cet amour impossible
entre deux êtres que tout aurait dû unir
dans Le Docteur Jivago de David Lean

Cette existence à l’envers
d’un nourrisson né vieillard et mort en nouveau-né
dans L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher

Ce migrant basique
tiraillé entre vains mirages et vraies réalités
dans I Magliari de Francesco Rosi

Ce retour impromptu
d’un homme dont le passé crie vengeance
dans Un revenant de Christian-Jaque

Cette confusion
d’où va naître un entremêlement de faits et de fantasmes
dans Copie conforme d’Abbas Kiarostami

Cet évadé inquiétant
qui se dit poursuivi mais que l’on prétend dangereux
dans Le Secret de Robert Enrico

Cette jeune prostituée
recueillie puis rejetée par ses éphémères protecteurs
dans La Bella gente d’Ivano De Matteo

Ces vies entières
nourries d’espoirs, de passions, de luttes et de regrets
dans Baarià de Giuseppe Tornatore

Cette multitude anonyme
d’où émergent quelques figures uniques en leur genre
dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné

AVEZ-VOUS VU ?

Cet agent anglais
missionné pour fomenter des dissensions entre les forces en présence
dans Queimada de Gillo Pontecorvo

Ce marginal du Milieu
portant sur sa tête le chapeau de la suspicion
dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville

Cette famille défavorisée 
que la mort soudaine du père dégradera davantage encore
dans Vento di terra de Vincenzo Marra

Ce camp d’internement
où brutalités et sadisme sont l’ordinaire de ses prisonniers
dans La Colline des hommes perdus de Sidney Lumet

Ce vieil entraîneur revêche
aux prises avec une jeune boxeuse jusquauboutiste
dans Million dollar baby de Clint Eastwood

Ce publicitaire excentrique
agrégé bien malgré lui à un sombre nid d’espions
dans La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock

Ces musiciens expatriés
dont la rencontre avec deux compatriotes va bouleverser le quotidien
dans Paris Blues de Martin Ritt

Cette prise d’otages
qui combine tous les chancres de la société libéraliste
dans Rapt à l’italienne de Dino Risi

Cet hôtel isolé
où un écrivant se coupe des siens par sa folie meurtrière
dans Shining de Stanley Kubrick

Ce quotidien heureux
cabossé par un drame familial inattendu
dans La Nostra vita de Daniele Luchetti

Ces soldats français
livrés à eux-mêmes au milieu de la jungle indochinoise
dans La 317ème Section de Pierre Schoendoerffer

Ce profileur avant la mode
tendant patiemment sa toile autour d’un assassin en série
dans L’Etrangleur de Boston de Richard Fleisher

AVEZ-VOUS VU ?

Cet employé dévoué
au point de prêter son studio aux frasques de ses supérieurs
dans La Garçonnière de Billy Wilder

Ce chômeur subtilisant
un vélo pour remplacer celui qu’on lui a dérobé
dans Voleurs de bicyclettes de Vittorio de Sica

Cette dessinatrice de mode
atteinte de ce mal atavique qui peut la changer en animal
dans La Féline de Jacques Tourneur

Cet hurluberlu tonique
en liberté au centre d’un cheptel d’aoûtiens convenus
dans Les Vacances de M. Hulot de Jacques Tati

Ce fils indigne
délaissant un père moribond pour un trafic juteux
dans Le Cycle de Dariush Mehrjui

Cette femme seule contre toutes et tous
obtenant gain de cause au nom de la dignité
dans L’Affaire Josey Aimes de Niki Caro

Cet écrivain en panne
subjugué par une montre d’origine présidentielle
dans Kennedy et moi de Sam Karmann

Cette brigade ferroviaire
qu’un gang de ravisseurs met sens dessus-dessous
dans Midi, Gare Centrale de Rudolph Mate

Cette suite croisée
de particuliers au vif de leurs quotidiens
dans On connait la chanson d’Alain Resnais

Ces doux-viveurs
qui s’efforcent de paraître tels qu’ils ne sont pas
dans Ces messieurs-dames de Pietro Germi

Cette erreur sur la personne
qui déclenche un cas de conscience au rasoir
dans Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa

Ce prisonnier libéré
dont le retour sème la discorde au sein de l'IRA
dans The Boxer de Jim Sheridan

AVEZ-VOUS VU ?

Ces membres d’une famille
tout au long d’un anniversaire à couteaux tirés
dans La Chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks

Cette jeune déplacée
fuyant un camp d’internement pour une prison plus insidieuse
dans Stromboli de Roberto Rossellini

Ces conflits incessants
entre un enfant d’apparence odieuse et sa dévouée gouvernante
dans The Nanny de Seth Holt

Cette violence des taudis
fécondée par la société de l’abondance et de l’exclusion
dans Los Olvidados de Luis Bunuel

Ce commerçant jovial
seul à connaître les raisons de son inexplicable générosité
dans L’étrange monsieur Victor de Jean Grémillon

Cette jeune Turque
fuyant un enfer pour en trouver un autre
dans L’Etrangère de Feo Aladag

Ce mécanicien naviguant
aux prises avec ses machinistes, ses principes et une révolution
dans La Canonnière du Yang-Tse de Robert Wise

Ceux d’Hollywood
condamnés, emprisonnés et empêchés de travailler
dans La Liste noire d’Irwin Winkler

Ces jeunes pensionnaires
à la merci de tous les bons vouloir des clients
dans L’Apollonide de Bertrand Bonello

Ce sans-gêne incontinent
dont la loghorrée dissimule de noirs desseins
dans La Chambre de l'évêque de Dino Risi

Cette résistible ascension
d’une femme à la conquête d’une forteresse familiale
dans L’héritage Ferramonti de Mauro Bolognini

Ce joueur de poker
qui tombe de son petit nuage sur un os bien moëlleux
dans Le Kid de Cincinatti de Norman Jewison

AVEZ-VOUS VU ?

Cet ouvrier à la chaîne
cahoté de menus boulots en détentions provisoires
dans Les Temps modernes de Charles S. Chaplin

Ce bourgeois bien rangé
que la fascination d’un modèle conduit au cauchemar
dans La Femme au portrait de Fritz Lang

Cet immigré napolitain
au pays des montres en or et des trains qui repartent à toute heure
dans Pain et chocolat de Franco Brusati

Ce bon sauvage
prévenant les civilisés de quoi leur avenir sera ou ne sera pas fait
dans Derzou Ouzala d’Akira Kurosawa

Ce jeune écrivain transplanté
au cœur de l’étrange faune de Savannah
dans Minuit dans le jardin du bien et du mal de Clint Eastwood

Cette Justice sans foi
aux ordres d’un gouvernement lui-même sous la loi d’un Occupant
dans Section Spéciale de Costa-Gavras

Ce jeune adolescent
en danger de vie parmi les ruines d’une Berlin vaincue
dans Allemagne année zéro de Roberto Rossellini

Cette authentique révolutionnaire
dont le seul idéal était le bonheur du genre humain
dans Rosa Luxembourg de Margarethe Von Trotta
 
Ces deux marginaux
chevauchant leurs cylindrées sur des routes hostiles
dans Easy rider de Dennis Hopper

Ce député socialiste
qui éleva la voix contre le régime et que le régime fit assassiner
dans Giacomo Matteotti de Florestano Vancini

Cette jeune fille
jouet d’un diktat parental et psychiatrique
dans Family Life de Ken Loach

Ces escrocs de pacotille
dont l’un achèvera sa carrière lapidé par ses complices
dans Il Bidone de Federico Fellini

AVEZ-VOUS VU ?

Ce cadavre de bandit
rassemblant les pièces d’un puzzle autrement plus complexe
dans Salvatore Giuliano de Francesco Rosi

Cette visite filiale
entre présent et passé, rêves et réalités juste pour se retrouver
dans Elisa vida mia de Carlos Saura

Cet enseignant intérimaire
portant en lui suffisamment de désespoir pour rencontrer la mort
dans Le Professeur de Valerio Zurlini

Cette jeune femme
préparant son grand départ comme on le ferait d’un long voyage
dans Ma vie sans moi d’Isabel Coixet

Ce casse rondement mené
dont le butin prendra son envol sur une piste d’aéroport
dans Ultime razzia de Stanley Kubrick

Ce musicien transparent
qui établit un parallèle entre son instrument et son épouse
dans Ma femme est un violonsexe  de Pasquale Festa-Campanile

Ce journaliste étasunien
témoin engagé et militant de la Révolution russe
dans Reds de Warren Beatty

Ce politicien inoxydable
dont la méphistophélique carrière n’a pas fait tomber ses masques
dans Il Divo de Paolo Sorrentino

Ce meurtre basique
et tout ce qui s'ensuit après la mort de celui qui était de trop
dans La Reconstitution de Théodore Angelopoulos

Cette colocataire idéale
qui devient peu à peu le portrait craché de l’autre
dans JF cherche appartement de Barbet Schroeder

Ces villageois rescapés
d’un massacre pour ressortir vivants d’autres épreuves
dans La Nuit de San Lorenzo de Paolo et Vittorio Taviani

Ce rockeur en déveine
dont le break en famille est loin d’être de tout repos
dans Ciao Stefano de Gianni Zanasi

AVEZ-VOUS VU ?

Cet homme au bout de lui-même
surpris par la mort à un rendez-vous qui n’était pas le sien
dans Profession Reporter de Michelangelo Antonioni

Cette femme assassinée
que le retour parmi les vivants conduit à l’arrestation du meurtrier
dans Laura d’Otto Preminger

Ce soldat de la Légion
déserteur sur commande puis mercenaire d’une cause fatale
dans L’insoumis d’Alain Cavalier

Ces jeunes Colombiennes
chargées comme des mules au service de trafiquants
dans Maria pleine de grâce de Joshua Marston

Ce timide employé
heureux en amour mais dont le mariage va abîmer le quotidien
dans Alfredo Alfredo de Pietro Germi

Cette jeune secrétaire
et ses vingt-neuf mois au fin fond du bunker hitlérien
dans La Chute d’Oliver Hirschbiegel

Ces deux amants
que les préjugés religieux ne réussiront pas à séparer
dans Just a kiss de Ken Loach

Cet inconnu à l’harmonica
venu d’un lointain passé qu’il refermera sur sa proie
dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone

Ce casse millimétré
qu’un intermédiaire véreux dégrade jusqu’au fiasco
dans Quand la ville dort de John Huston

Ce concepteur de camping-car
que mille avatars et autant d’avanies vont priver d’exposition
dans Trafic de Jacques Tati

Cet animateur de radio
subissant les assauts et les assiduités d’une auditrice exclusive
dans Un frisson dans la nuit de Clint Eastwood

Cet aristocrate flamboyant
retiré sur son Aventin en attendant que tout redevienne comme avant
dans Le Guépard de Luchino Visconti

AVEZ-VOUS VU ?

Cette chute d’un caïd
sur les impairs de sa bouillante épouse et de son avide ami d’enfance
dans Casino de Martin Scorsese

Ce hâbleur suffisant
destin d’un étudiant inhibé lors d’une virée initiatique
dans Le Fanfaron de Dino Risi

Cet homme effacé
qui laisse sa femme accusée du meurtre de son amant
dans The Barber de Joël et Ethan Coen

Ces quatre amis
descendant une rivière et voyant s’ouvrir les portes de l’enfer
dans Délivrance  de John Boorman

Cet inspecteur irascible
percé à jour par le suspect dont il voulait obtenir les aveux
dans The Offence de Sidney Lumet

Cet adolescent bolognais
qui met sa vie en jeu pour supprimer celle d’un dictateur
dans Les Trois derniers jours de Gianfranco Mingozzi

Ces bombes humaines
au nom d’un Dieu cannibale et d’une cause dévoyée
dans Paradise Now d’Hany Abu-Assad

Cet agrégat d'individus
aux prises avec leurs propres eux-mêmes
dans Prisoners de Denis Villeneuve

Ce parfait sosie
d’un truand engagé à son insu pour être exécuté à sa place
dans Johnny Stecchino de Roberto Benigni

Ces deux aventuriers
qui par vengeance et appât du gain piègent un redoutable gangster
dans L’Arnaque de George Roy-Hill

Ces jeunes Allemands
tête haute face aux crocs mortels de la bête immonde
dans Sophie Scholl de Marc Rothemund

Ces matériaux humains
que les tenants du crime formatent à leur convenance
dans Gomorra de Matteo Garrone

AVEZ-VOUS VU ?

Cet officier de police
semant à dessein derrière lui les indices de son crime
dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon d’Elio Petri

Ce sang mêlé
perdant la vie au profit de gens qui l’excluaient de la leur
dans Hombre de Martin Ritt

Ce juge intègre
emporté par des enjeux trop grands pour lui
dans Z de Costa-Gavras

Ces autos-stoppées
dont chaque habitacle révèle des vies sur tranches
dans Le Grand embouteillage de Luigi Comencini

Ce résistant incarcéré
jouant son va-tout pour se soustraire à la sentence
dans Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson

Ces deux couples
l’un qui s’aime, l’autre qui déchante avec vue sur chutes
dans Niagara d’Henry Hathaway

Cette famille de pêcheurs
entre touristes avantageux et clandestins malvenus
dans Terra ferma d'Emanuele Crialese

Ce prédateur impassible
traquant et tuant ses proies au gré de ses pulsions
dans Portrait d’un serial killer de John McNaughton

Ce mari dépressif
qui saborde involontairement le contrat d’un tueur à gages
dans L’emmerdeur d’Edouard Molinaro

Cette ancienne brigadiste
en liberté surveillée et harcelée par l’une de ses victimes
dans La Seconde fois de Mimmo Calopresti

Ce tueur aux gants blancs
professionnel et solitaire dont la survie ne tient qu’à un fil
dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville

Cette liaison contrariée
entre un jeune indolent et une femme mariée sur fond de guerre
dans Eté violent de Valerio Zurlini

AVEZ-VOUS VU ?

Ce couple de trapézistes
touchant le fond d’une Allemagne où croît le bruit des bottes
dans L’œuf du serpent d’Ingmar Bergman

Cette famille si lourde
à porter pour un jeune homme qui a dû grandir trop vite
dans Gilbert Grape de Lasse Hallström

Ces deux anarchistes
réhabilités cinquante ans après avoir grillé sur la chaise électrique
dans Sacco et Vanzetti de Giuliano Montaldo

Cette guerre de libération
à la fois meurtrière et fratricide contre un occupant sans pitié
dans Le Vent se lève de Ken Loach

Ces deux épouses
victimes des rêves cupides ou insensés de leurs conjoints
dans Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi

Ce meurtre d’un architecte
qui met en ébullition toute une faune bourgeoisive
dans La femme du dimanche de Luigi Comencini

Ces feux croisés
entre sœurs, maris, amants et névroses réciproques
dans Hannah et ses sœurs de Woody Allen

Ce duo d’associés
bien décidés à récolter le meilleur en réalisant le pire
dans Les Producteurs de Mel Brooks

Ces gens comme il faut
rattrapés par une sordide affaire de chantage aux mœurs
dans La Victime de Basil Dearden

Ce bourreau des cœurs
affublé d’un handicap qui accable l’honneur de la famille
dans Le Bel Antonio de Mauro Bolognini

Ces deux déviants
lui alcoolique suicidaire, elle prostituée en rupture
dans Leaving Las Vegas de Mike Figgis

Ce rescapé des camps de rééducation
retrouvant une épouse amnésique et une fille qui l'avait dénoncé
dans Coming Home de Zhang Yimou

AVEZ-VOUS VU ?

Ces jeunes délinquants
grandis à l’ombre des coups fourrés de gouvernements carnivores
dans Romanzo criminale de Michele Placido

Ce couple verrouillé
qui ne communique plus que par billets interposés
dans Le Chat de Pierre Granier-Deferre

Cette famille en perdition
suspendue à l’arrivée d’un fils par qui tout doit renaître
dans Le Retour de l’enfant prodigue de Youssef Chahine

Ce groupe de carabiniers
servant de boucliers aux balles terroristes et mafieuses
dans L’escorte de Ricky Tognazzi

Ces deux sœurs allemandes
Antigone à leur manière pointant du doigt l’Etat-Créon
dans Les Années de plomb de Margarethe Von Trotta

Ce probable déserteur
fuyant la violence comme on louvoie de mal en pis
dans Jeremiah Johnson de Sydney Pollack

Cet industriel sacrifié
sur l'autel des intérêts politiques et pétroliers d’Etat à Etat
dans L’Affaire Mattei de Francesco Rosi

Cet aller simple
au cours duquel celle que l’on vise n’est pas celle que l’on croit
dans L’énigme du Chicago-Express de Richard Fleischer

Cette fuite en avant
d’une femme au cœur d’une vie qu’elle n’imaginait pas
dans Alice n’est plus ici de Martin Scorsese

Cet attardé mental
qui tue de nouveau pour sauver les seuls vrais amis qu’il a eus
dans Sling blade de Billy Bob Thornton

Ce révolutionnaire dissocié
que ses compagnons remettent en selle contre son gré
dans Allonsanfan de Paolo et Vittorio Taviani

Cette guerre civile
ses dehors héroïques et ses dessous peu recommandables
dans Land and freedom de Ken Loach

AVEZ-VOUS VU ?

Ce quiproquo
qui va transformer un vagabond en bienfaiteur
dans Les Lumières de la ville de Charles Chaplin

Cet enfant rebelle
recadré par la religion et prisonnier de ses croyances
dans Miracle à l'italienne de Nino Manfredi

Ce flic intègre
qui voulut éradiquer la corruption du corps de la police
dans Serpico de Sidney Lumet

Cette combinaison
de particuliers réclusionnaires de leurs petits egos respectifs
dans Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen

Ce père tranquille
cahoté par les vents tournants de l'Histoire
dans Les Années difficiles de Luigi Zampa

Cet homme aguiché
par une femme qui pourrait aussi bien être la sienne
dans Notre histoire de Bertrand Blier

Cette partie pipée
entre ceux qui décident, ceux qui propagent et ceux qui meurent
dans Lions et agneaux de Robert Redford

Ce gosse des bas-fonds
promis à la peine capitale et qui atteindra le sommet du noble art
dans Marqué par la haine de Robert Wise

Cet antiquaire
un rien gigolo accusé du meurtre de sa maîtresse
dans L'Assassin de Elio Petri

Ces réfugiés fuyant
l'Allemagne nazie pour une Suisse aux lois inhospitalières
dans La Barque est pleine de Markus Imhoof

Cette revenante
suite à quinze ans d'incarcération pour infanticide
dans Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel

Cette mère de famille
s'octroyant une vacance qui changera bien des vies
dans Pain et tulipes de Sivio Soldini

AVEZ-VOUS VU ?

Cet enlèvement imprévu
qui fait s'entrecroiser deux civilisations contraires
dans La Forêt d'émeraude de John Boorman

Cette vie entière
dédiée à la libération par la non-violence
dans Gandhi de Richard Attenborough

Ce scénariste parmi d'autres 
victime des foudres d'une inquisition made in USA
dans Dalton Trumbo de Jay Roach

Ce juge papal quasi-démissionnaire
dont une nouvelle inattendue va bouleverser la vie
dans Au nom du pape roi de Luigi Magni

Ces braqueurs hors-normes
pour un butin des plus inattendus
dans Inside man de Spike Lee

Ce portrait d'un président
qui ne s'embarrassa ni de scrupules ni de remords 
dans Nixon d'Oliver Stone

Ces deux femmes
que tout oppose réunies par une double rupture
dans Just like a woman de Rachid Bouchareb

Ce quidam en déroute
qu'un retour sur ses pas va remettre sur pieds
dans Paris-Texas de Wim Wenders

Cette histoire vraie
d'un Hutu qui sauva plus d'un millier de Tutsis du génocide
dans Hôtel Rwanda de Terry George

Ce candidat novice
qui voit sa campagne passer de l'authenticité à la composition
dans Votez Mc Kay de Michael Ritchie

Cet officier en avant-poste
fraternisant avec une tribu de Sioux jusqu'à devenir l'un d'eux
dans Danse avec les loups de Kevin Costner

Ce jeune migrant déterminé
et cet homme défait qui tente de le prendre en charge
dans Welcome de Philippe Lioret

AVEZ-VOUS VU ?

Cet évadé en déveine
que ses concitoyens aimeraient revoir tant mort que vif
dans La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn

Ces femmes diolas
résistant aux pillages de l’armée coloniale française
dans Emitaï, dieu du tonnerre d’Ousmane Sembene

Ces témoignages contradictoires
et supplétifs autour d’une affaire de viol et de meurtre
dans Rashomon d’Akira Kurosawa

Cette épouse volage
avec un mari aux quatre cents coups et un village à ses trousses
dans La Femme du boulanger de Marcel Pagnol

Ce combat sans merci
entre une armée d’occupation et un réseau de résistants
dans La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo

Cet inoubliable escalier
où une foule anonyme passe de vie à trépas
dans Le Cuirassé Potemkine de Sergueï M. Eisenstein

Ce candidat ministériel
suscitant les assauts d’un sénateur voué à sa perte
dans Tempête à Washington d’Otto Preminger

Ces moments d’Italie
vus au travers d’une famille un rien volcanique
dans Mon frère est fils unique de Daniele Luchetti

Ce Président en fin de vie
qu’un jeune ambitieux apprécierait de mettre à table
dans Le Promeneur du Champs-de-Mars de Robert Guédiguian

Ce soldat mutilé
homme-tronc ne tenant plus à la vie que par un fil
dans Johnny got his gun de Dalton Trumbo

Ce lieutenant de police
dont la route croise celle d’un politicien ambitieux
dans Bullitt de Peter Yates

Cette double passion
d’un enfant pour un art et d’un jeune homme pour une adolescente
dans Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore

AVEZ-VOUS VU ?

Cette boucherie mondialisée
et ses deux mobilisés basiques morts d’avoir voulu en réchapper
dans La Grande Guerre de Mario Monicelli

Ce modeste mécanicien
aux commandes de sa locomotive et au train de sa dulcinée
dans Le Mécano de la Général  de Buster Keaton

Cette émigrante mexicaine
au pays du dieu dollar et du cauchemar climatisé
dans Bread and Roses de Ken Loach

Ces démarcheurs pressurés
dont l’un cèdera à la tentation des fiches miracles
dans Glengarry de James Foley

Ce couple en débandade
l’un à l’autre liés comme une carpe à un lapin
dans Panique à Needle Park de Jerry Schatzberg

Ces trois amis
que la vie sépare et dilue au gré des choix et des vicissitudes
dans Nous nous sommes tant aimés d’Ettore Scola

Ce chaland qui passe
avec deux jeunes mariés, un vieil original et des problèmes d’hommes
dans L’Atalante de Jean Vigo

Ces cisterciens de Tibéhirine
pris entre les feux de la confusion et de la violence
dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois

Cet agglomérat de traders
qui ont une nuit devant eux pour circonscrire une débâcle
dans Margin Call de J.C. Chandor

Ces jeunes appelés
plongés au centre d’une guerre qui ne les regardait pas
dans R.A.S. d’Yves Boisset

Cette famille de paysans
qu’une caisse d’or transforme en générations de maudits
dans Fiorile de Paolo et Vittorio Taviani

Ces deux enfants
recyclant à leur manière le traumatisme de la guerre
dans Jeux interdits de René Clément

AVEZ-VOUS VU ?

Ce paisible juré
armé de sa persévérance pour sauver la vie d’un jeune accusé
dans Douze hommes en colère de Sidney Lumet

Ce repas de fiançailles
regorgeant de plats, d’invités, de préjugés et de sous entendus
dans Histoires de garçons et de filles de Pupi Avati

Cette belle Japonaise
offrant sa peau aux aiguilles du maître et son intimité à son assistant
dans La Femme tatouée de Yoichi Takabayashi

Ce politicien intraitable
tenant entre ses mains et en son coffre la clef de son successeur
dans Le Président d’Henri Verneuil

Ce louvoyant périple
de soldats entre deux feux d’un pays en pleine débandade
dans La Grande pagaille de Luigi Comencini

Ce sang froid
tuant père et mère avant de semer sa trajectoire de cadavres
dans Roberto Succo de Cédric Kahn

Ces deux indésirables
venus d’un passé pesant assouvir une vengeance rampante
dans Les Visiteurs d’Elia Kazan

Ce citoyen engagé
dont les carrières de journaliste et de conjoint bousculent l’idéalisme
dans Une vie difficile de Dino Risi

Cette habile domestique
guidant ses désirs au gré de ses seuls intérêts
dans Le Journal d’une femme de chambre de Luis Bunuel

Ce distingué médecin
dont la bourgeoisie locale cultive la compagnie jusqu’au jour où…
dans Les Lunettes d’or de Giuliano Montaldo

Cette femme en lutte
contre les mauvais vents patronaux et autres marées maritales
dans Norma Rae de Martin Ritt

Cette jeune sorcière
gibier des maccarthistes et chasseresse d’immigrants nazis
dans Une femme en péril de Peter Yates

AVEZ-VOUS VU ?

Cette mère de famille un rien désaxée
qui crée plus de problèmes qu’elle n’en peut affronter
dans De l’influence des rayons gamma...de Paul Newman

Ce rescapé du Vietnam
livré à ses fantasmes et à ses fantômes
dans Héros de Jeremy-Paul Kagan

Cette jeune femme
convoitée par un aréopage de mâles plus ou moins dégénérés
dans Quoi ? de Roman Polanski

Cet ouvrier plus que modèle
qu’un accident métamorphose radicalement
dans La Classe ouvrière va au paradis d’Elio Petri

Cette descente en torche
des images d’Epinal propagées sur les Etats-Unis
dans Underground d’Emile de Antonio

Ce fils de paysan
empruntant les chemins d’une mauvaise vie
dans La Viaccia de Mauro Bolognini

Cette galerie de personnages
plus ou moins inspirés de situations vécues par l’auteur
dans Harry dans tous ses états de Woody Allen

Ces parents unis
jusqu’aux fatales questions qui fâchent
dans Une famille formidable de Mario Monicelli

Ce manège à trois
qu’un duo pervers transforme en machine infernale
dans Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot

Cette actrice réfractaire
qui ne voulait pas se conformer au moule d’Hollywood
dans Frances de Graeme Clifford

Ces deux amies
plongées dans une escapade qui vire à la catastrophe
dans Thelma et Louise de Ridley Scott

Ce professeur sans histoires
posément broyé par la machine de l’apartheid
dans Une saison blanche et sèche d’Euzhan Palcy

AVEZ-VOUS VU ?

Ce syndicaliste inflexible
qui atteindra les sommets en assouplissant son échine
dans F.I.S.T. de Norman Jewison

Cet entrecroisement destructeur
entre le septième art et son ennemie intime
dan Le Voleur de savonnettes de Maurizio Nichetti

Cette gavroche de Ryad
se jouant du dogme comme de l'autorité
dans Wadjda de Haifar Al-Mansour

Ce patron de cabaret
exécuteur d'un contrat contre le réglement d'une dette
dans Meurtre d'un bookmaker chinois de John Cassavetes

Ces migrants africains
en butte aux inclémences de leur pays d'écueil
dans Les Bicots-nègres, vos voisins de Med Hondo

Ce petit pyromane
qui tombe entre les mains d'un meurtrier en fuite
dans Rapt de Charles Crichton

Ce jeune lieutenant
affecté dans une forteresse isolée en attente d'un ennemi qui se fait attendre
dans Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini

Cette prise d'ôtage
qui met tout un microcosme en ébullition
dans Jours de 36 de Théodore Angelopoulos

Ce truand sulfureux
que ses amis s'empressent de confier à un inconnu
dans Classe tous risques de Claude Sautet

Cet avion sous la neige
dont la cargaison va causer d'irrépressibles dommages
dans Un plan simple de Sam Raini

Ce jeune homme
aux dents longues et à l'aplomb démesuré
dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

Cette Colombine de passage
à corps et coeur perdus pour atteindre à l'empyrée des stars
dans La Carrière d'une femme de chambre de Dino Risi

 AVEZ-VOUS VU ?

Cet élément providentiel
qui transforme deux parallèles en destins croisés
dans High Art de Lisa Cholodenko

Cette créatrice-née
qu’exigences artistiques et entourages abusifs mèneront à l’asile
dans Camille Claudel de Bruno Nuytten

Ces jeunes amoureux
glissant d’une passion saisonnière à une morne vie à deux
dans Un été avec Monika d’Ingmar Bergman

Ce chasseur d’images
redouté autant de la police que de la pègre locales
dans L’œil public d’Howard Franklin

Cette femme déphasée
en roue libre vers une sorte de grand nulle part
dans Wanda de Barbara Loden

Ces dures vies de mondines
aggravées par l’intrusion d’un braqueur violent
dans Riz amer de Giuseppe de Santis

Ce jeune mathématicien
ennemi d’une violence que ses agresseurs le forcent à employer
dans Les Chiens de paille de Sam Peckinpah

Ce fonctionnaire soumis
que l’assassinat de son fils transmue en pitoyable prédateur
dans Un bourgeois tout petit, petit de Mario Monicelli

Ces jeunes danseuses
qui sont autre chose que des corps offerts aux regards des clients
dans Dancing at the Blue Iguana de Michael Radford

Ce combat contre l’impunité
livré par les familles des victimes d’un attentat sanglant
dans Omagh de Pete Travis

Ces deux cow-boys
à rebours de l’imagerie profusément diffusée
dans  Le Secret de Brokeback Mountain d’Ang Lee

Cet attentat meurtrier
trop rapidement dévolu aux sempiternels anarchistes
dans Piazza Fontana de Marco Tullio-Giordana

AVEZ-VOUS VU ?

Cette lutte à mort
entre ceux qui ont appelé à la guerre et ceux qui y ont été appelés
dans Les hommes contre de Francesco Rosi

Cet assassin d’enfants
dont les gangsters interrompent la série pour reprendre leurs affaires
dans M le Maudit de Fritz Lang

Cette fin de régime
avec enjeux personnels et règlements de comptes collectifs
dans Le Procès de Vérone de Carlo Lizzani

Cet agent discipliné
qui va néanmoins et malgré lui s’écarter de sa ligne d’horizon
dans La Vie des autres  de Florian Henckel Von Donnersmarck

Ces cinq jeunes voyous
tels les doigts d’une main jusqu’à l'excroissance de l’un d’eux
dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone

Cette avocate de talent
porte-parole d’un père accusé de crimes contre l’humanité
dans Music-Box de Costa-Gavras

Ce profiteur de biens juifs
que l’irruption d’un homonyme conduit tout droit en enfer
dans Monsieur Klein de Joseph Losey

Cet intellectuel logorrhéïque
au désespoir d’affronter autant de problèmes qu’il sait s’en créer
dans Manhattan de Woody Allen

Cette privée d’emploi
qui tourne à son profit les lois de la jungle libéraliste
dans C’est un monde libre de Ken Loach

Cette rhapsodie de méfaits
interprétée par un ramas de délinquants dénués de bornes
dans Pulp fiction de Quentin Tarantino

Cette famille modeste
déchirée mais solidaire à travers quarante années d’Italie
dans Nos meilleures années de Marco Tullio-Giordana

Cet homme défait
s’inventant un personnage auquel ses proches se mettent à croire
dans L’emploi du temps de Laurent Cantet

AVEZ-VOUS VU ?

Cet artiste troublé
à en mourir par la blonde beauté d’un jeune adolescent
dans Mort à Venise de Luchino Visconti

Ce couple dépareillé
face aux exigences d’un malfaiteur lunatique et atrabilaire
dans Cul-de-sac de Roman Polanski

Ce général frappé de démence paranoïde
et ce scientifique aux accents nazillards prononcés
dans Docteur Folamour de Stanley Kubrick

Cette expatriée volontaire
qui s'éprend d'un amour fou pour un pays, ses autochtones et un aventurier
dans Out of Africa de Sydney Pollack

Ces deux êtres si opposés
qui n’auraient jamais dû se connaître et que tout va rapprocher
dans Une journée particulière d’Ettore Scola

Ce romancier déjà célèbre
qui passera à la postérité grâce au traitement d’un fait divers
dans Truman Capote de Bennett Miller

Ce caporal écartelé
entre une squaw blanche et sa loyauté envers les tuniques bleues
dans Soldat bleu de Ralph Nelson

Ce lieu de tournage
terrain d’un chassé-croisé de déconsidérations mutuelles
dans Le Mépris de Jean-Luc Godard

Cette étudiante enceinte
dont l’amie porte à bout de bras l’avortement clandestin
dans Quatre mois, trois semaines, deux jours de Cristian Mungiu

Cet époux indélicat
planifiant un rapt pour rattraper une carambouille
dans Fargo de Joël et Ethan Coen

Cet enquêteur meurtri
par le serment fait à une mère de retrouver l’assassin de sa fille
dans The Pledge de Sean Penn

Ces deux rebelles
prétextes à une vision lucide et prémonitoire des Etats-Unis
dans Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni

 

DOCUMENTAIRES

Cette chronique aiguisée
d'une grève donnée à vivre au jour le jour
dans Harlan County USA de Barbara Kopple

Ce monde de rêves
où l'argent n'en finit plus d'aller à l'argent
dans Capitalism, a love story de Michael Moore

Cet argumentaire approfondi
qui met sérieusement à mal la théorie officielle du 11 septembre
dans Loose Change de Dylan Avery

Cette enquête au cordeau
jusqu'au coeur de la stratégie de la tension
dans L'Orchestre noir de Jean-Michel Meurice (Fabrizio Calvi et Frédéric Laurent)

Ces attentats élaborés
par une super-puissance en garantie de sa main mise sur un continent
dans Le Réseau Gladio de Wolfgang Schoen et Frank Gutermuth

Cette multinationale criminelle
qui n'en finit plus d'étendre son empire meurtrier
dans Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin

Cette mise à nu d'un système
dont les rouages ont mis la planète en coupe réglée
dans Les Quatre cavaliers de Ross Ashcroft

Ces Aborigènes australiens
esclavagisés, sous-hominisés et massacrés
dans Utopia de John Pilger

Ces théoriciens sectaires
adeptes d'un libéralisme absolutiste et meurtrier
dans La Stratégie du choc de Michael Winterbottom et Mat Whitecross 

Cette recherche fouillée
qui met en lumière les vrais desseins de l'Ogre Sam
dans The New american century de Massimo Mazzucco

Ces gardiens du temple
évangélistes au quotidien du prêt-à-penser informatif
dans Les Nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Ce réquisitoire sans concession
contre un pouvoir central clanique, corrompu et assassin
dans Farenheit 9/11 de Michael Moore

Ces criminels de guerre étasuniens
qui autorisèrent des techniques d'interrogatoires extrêmes
dans Tortures made in USA de Marie-Monique Robin

Ce culte intéressé de Pluton
qui a déjà valu et vaudra encore quelques enfers humains incontrôlables
dans Terres nucléaires de Kenichi Watanabe

Ces journalistes intégrés 
qui violent l'information au profit de la propagande
dans La Guerre invisible de John Pilger

Cette descente pointue
au coeur d'un espionnage impérialiste
dans Echelon, le pouvoir secret de David Korn-Brzoza

Ce schizophrène surdoué
qui engendre des faux comme d'autres enfantent les toiles
dans Le Faussaire de Sam Cullman et Jennifer Grausman

Ces multinationales semencières 
déployant leur stratégie meurtrière contre la biodiversité 
dans La Guerre des graines de Stenka Quillet et Clément Montfort

Cet angle de vue inédit
d'un désastre humain sciemment orchestré
dans Guerre de Bosnie, les combattants d'Allah d'Olivier Pighetti

Cette immersion dans l'envers de Maïdan 
pour remettre certaines réalités à l'endroit
dans Les Masques de la révolution de Paul Moreira

Ces instants d'années
de la philosophe-ouvrière Simone Weil
dans Le Stelle inquiete d'Emanuela Piovano

 

 

 

 SERIES EN STOCK


Le Prisonnier
un numéro 6 qui se refuse à l’être   

Les Soprano
des affaires de « famille » au quotidien  

L’homme à la valise
un ex-agent voué aux enquêtes inavouables  

Breaking Bad
deux trafiquants imprévisibles et déjantés

X-Files
la vérité n’est pas tellement ailleurs que cela

Homeland 1,2,3
une taupe qui ne venait pas du froid

Sur écoute
une unité de flics spécialement décalés

Six feet under
une saillante phratrie de croque-morts

Des agents très spéciaux
pour ne pas dire davantage encore

Dexter
un particulier d’un genre plutôt atypique

Boss
tous les coups tordus sont recommandés

True Detective 1
un duo dépareillé mais très efficient

The Night of
l'initiation aux enfers d'un présumé coupable 

Gomorra 1 et 2
deuil pour deuil, sang pour sang et le tout à l'avenant

The Young Pope 
un pontife hors du commun et des impératifs de la réalité

 

A SUIVRE...

et en attendant, pour compléter cette filmothèque, rendez-vous sur l'onglet Apartés à la rubrique Une question de cinémas.

 

Bibliothèque

                                                                                                 "Le roman, c'est la clef des chambres interdites de notre maison".

                                                                                                                                                                               Louis Aragon

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce journaliste désemployé, père adoptif d’un palmipède neurasthénique rescapé d’un zoo qui traîne ses angoisses entre le réfrigérateur et la baignoire, tonton improvisé d’une gamine tendance zaziste dont le géniteur s’est volatilisé, auquel le directeur d’un quotidien propose de rédiger des nécrologies anthumes sur des gens célèbres, lesquelles vont s’avérer un rien prémonitoires pour les personnalités à qui elles sont destinées et fort périlleuses pour leur rédacteur et sa petite troupe, dans Le Pingouin d’Andreï Kourkov…

L’histoire de ce jeune homme issu de cette « classe de gens pauvres » empêchés d’étancher leur soif sociale par les barrages verrouillés des possédants, contraints d’user de subterfuges et d’expédients plus ou moins astucieux pour tenter au mieux de parvenir et qui, presque arrivés à l’acmé de leurs ambitions, redescendent d’un bloc, d’un seul, tous les barreaux d’une échelle si longanimement gravie à cause d’un inéluctable coup de pistolet donné ici au milieu d’une messe dominicale, dans le Le Rouge et le Noir de Stendhal…

L’histoire de ce traîne-patins vivant une morne existence entre un travail sans intérêt et des loisirs réduits à leur plus simple expression jusqu’à passer en un tournemain de l’ombre à la lumière pour avoir détourné le manuscrit d’une pièce inédite dont l’auteur vient de décéder, le projetant de facto sous les feux de la rampe et de l’actualité mais aussi sous la dépendance de deux femmes aussi opposées l’une à l’autre que le jour sait l’être à la nuit et qui vont, chacune à leur manière, le conduire à sa perte, dans Eva de James Hadley Chase…

L’histoire de ce paysan sans terre qui, sans les pouvoirs ensorceleurs d’une vieille thaumaturge (détournant de sa route un attelage dépareillé) et les dons héphaïstiques d’un vieux charron (armant le braconnier pour qu’il remporte le combat des labours) n’aurait jamais pu rencontrer sa future épouse (devenue bête de somme d’un affreux rémouleur), l’aimer et fonder une famille pour donner au paradis perdu d’un hameau provençal la chance de tendre vers une nouvelle humanité, dans Regain de Jean Giono…

L’histoire de ce sergent du régiment des lanciers de Parme, accusé de cambriolage dans les bureaux de l’état-major, qui nie bec et ongles être l’auteur dudit forfait, malgré les éléments qui semblent le désigner comme unique coupable et que le tribunal militaire s’acharne à raccorder en sa seule défaveur, à charge pour lui de prouver une innocence très compromise, tant les faits parlent d’eux-mêmes contre sa personne, y compris des bribes de son passé qui ne plaident guère pour lui dans, La Dernière cartouche de Remigio Zena…

L’histoire de cet homme moyen en tout, archétype du quidam prosaïque qui, cherchant à obtenir un sauf-conduit pour quitter une France occupée afin de rallier l’Angleterre, va attirer sur lui l’attention d’abord, la suspicion ensuite, se peaufinant, de rendez-vous artificiels en contacts maladroits, une silhouette de suspect à part entière pour devenir, en guise d’homme de l’ombre, l’ombre de l’homme qu’il aspirait à être et le genre de coupable tout trouvé d’un régime qui n’en demandait pas tant, dans Le Piège d’Emmanuel Bove…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet ancien lieutenant de police qui, lié par le serment fait à une mère éplorée de retrouver le véritable assassin de sa fille, va franchir les limites de la légalité et de la raison jusqu’à prendre la gérance d’un poste à essence en compagnie d’une femme et de sa fillette blonde, ainsi que les aime le meurtrier en série dont il a repéré le manège et le territoire, guettant ainsi sa proie par procuration, mais qu’un événement imprévu l’empêchera cependant de ferrer au tout dernier moment, dans La Promesse de Friedrich Dürrenmatt…

L’histoire de ce biographe qui passe avec armes et bagages du côté du diariste pour une traversée d’ontologie sur un fil de rasoir, levant l’ancre pour une destination inconnue, un voyage expérimental dont les ports d’attache et d’arrivée sont lui-même, libre et condamné à la fois, avec cette sensation et non plus ce sentiment que l’essentialité devient contingence, que l’existence n’est plus nécessité, et qui saisit soudain d’où lui est venue cette sorte d’écoeurement douceâtre qu’il ne comprenait pas, dans La Nausée de Jean-Paul Sartre…

L’histoire de ce frère puîné d’une famille de paysans pauvres des Langhe piémontaise que son père, un jour de marché, place chez un métayer trois années durant au cours desquelles à moitié affamé par ses employeurs, voué aux tâches les plus ingrates, il se sentira comme une bête parmi les bêtes, malgré l’arrivée d’une jeune et jolie servante dont il tombera amoureux et qui ne restera pas insensible à ses gestes aussi bien attentionnés qu’intentionnés, sans pour autant changer sa condition humiliante, dans Le Mauvais sort de Beppe Fenoglio…

L’histoire de cet étudiant, possédé de lui-même, prétendant se suffire à soi seul, qui n’a pas été engendré par des parents mais par l’idée qu’il a en lui de ce qu’il doit faire pour devenir celui qu’il sait pouvoir être et qu’une vieille usurière et sa sœur paieront de leurs vies au bout d’un ruminement torturé, d’un duel serré de six semaines le transfigurant en un meurtrier qui a moins préparé son crime qu’il ne s’y est préparé par-delà les désordres intérieurs qui l’ont assailli, dans Crime et châtiment de Fédor Dostoïevski…

L’histoire de cette jeune Allemande jusqu’alors sans problèmes qui, un dimanche d’hiver, en pleine période carnavalesque, abat deux journalistes (l’un chez elle de plusieurs balles, l’autre dans un petit bois à la périphérie de la ville) avant de venir se constituer prisonnière au commissariat, suite à une errance de sept heures « à la recherche infructueuse d’un remords introuvable » et qui, pour la seconde fois de sa brève existence, va servir d’offrande aux taureaux de Balaam, dans L’honneur perdu de Katharina Blum d’Heinrich Böll…

L’histoire de cet aspirant, affecté pendant la période dite « la drôle de guerre » à l’avant-poste d’une maison- forte, vivant presque comme en famille avec trois de ses subordonnés, dans une sorte de vacance à la fois inquiétante et quasi-irréelle face à un no man’s land massif, hercynien, d’où l’ennemi, un jour mauvais, irrépressiblement, surgira, fondant sur ses proies à travers un de ces jeux de massacre que les hommes d’en haut font subir à l’envi aux hommes d’en bas, dans Un balcon en forêt de Julien Gracq…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce vingtenaire au physique d’Apollon qui abandonne son Sud originel pour tenter sa chance à Hollywood mais qui va très tôt comprendre qu’entre le petit théâtre de sa bourgade géorgienne où il jouait au sein d’une troupe d’amis et le nœud de vipères que constitue la capitale de l’industrie filmique existe un gouffre, celui-là même qui sépare la réalité vraie des idées reçues et transforme le paradisiaque « rêve américain » en un irréfragable « cauchemar climatisé », dans J’aurais dû rester chez nous d’Horace McCoy…

L’histoire de cet homme affublé d’une disgrâce faciale, engagé pour abattre un ministre, qui exécute froidement son contrat, perçoit son dû avec des billets marqués, se rue à la poursuite de ses commanditaires, traqué par la police mais aidé par une jeune femme, parfaite inconnue qui, malgré le confinement qu’il lui a fait subir, ne le repousse pas, l’amenant à reconsidérer ses positions anthropophobes, à se confier jusqu’à la confidence, sans pour cela lui permettre d’échapper aux doigts de son destin, dans Tueur à gages de Graham Greene…

L’histoire de cet ex-capitaine des Guides de cavalerie, chassé de l’armée pour dettes et malversations, condamné pour escroqueries, bigamie, détournement de mineurs, recel et vente de drogues, dont la route (une nuit de l’hiver 1944, à Camogli, petite station balnéaire proche de Gênes) va croiser celle d’un officier supérieur abattu par les Allemands lors d’un débarquement manqué, et faire de cet escroc pitoyable le héros auquel personne n’aurait pu croire, y compris lui-même, dans Le Général Della Rovere d’Indro Montanelli…

L’histoire de ce fils de cabaretiers normands qui, après deux échecs au baccalauréat, a accompli cinq ans de service militaire avant d’être rendu à la vie civile, végétant comme employé de bureau à la Compagnie des chemins de fer du nord, jusqu’à cette soirée de juin où il croise inopinément, place de l’Opéra, un ancien camarade de régiment lequel, en lui mettant l’eau à la bouche et le pied à l’étrier, va lui permettre de monter à l’assaut des femmes et, à travers elles, de la société, dans Bel-Ami de Guy de Maupassant…

L’histoire de ce détective privé parmi les plus courus de la troposphère romanesque, chef de file des « durs à cuire », dont le patronyme désigne l’action de défricher, de débroussailler, qui appelle un chat un chat (to call a spade a spade) et dont la méthode d’investigation consiste à « lancer une clef anglaise dans les rouages d’une machine en marche », ce qui ne plaît pas forcément à tout un chacun et particulièrement à ce quarteron de chasseurs de trésor à la manque forcé de lui rendre les armes, dans Le Faucon maltais de Dashiell Hammett…

L’histoire de cet homme de quarante-cinq ans, marié, père de quatre enfants, exerçant la profession de directeur du bureau parisien d’une entreprise italienne de machines à écrire qui, deux ans avant de monter dans ce train qui doit l’emmener à Rome, a fait la connaissance d’une jeune veuve trentenaire, secrétaire d’un attaché militaire à l’ambassade de France qui est devenu sa maîtresse et à qui il va annoncer son intention de rompre avec épouse et progéniture pour vivre à ses côtés, dans La Modification de Michel Butor…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cette enseignante qui a le don d’aimanter les mâles et les donner à voir tels qu’ils sont, honteux ou médiocres, trop jeunes ou déjà faisandés, comme le refoulé patron de la station-service, l’introverti conseiller agronome, le maquignon obscène, le politicien aux dents longues, sans compter leurs épouses ou maîtresses qui en perdent le sommeil et jusqu’aux coquelets dont l’un, en y laissant la vie, scellera la rupture entre l’enseignante et les autochtones, dans Haute-tension à Palmetto d’Erskine Caldwell…

L’histoire de ces occupants d’un immeuble sis au 11, rue Simon-Crubellier, et parmi eux de cet homme mi-melvillien mi-larbaudiste qui a décidé de « saisir un fragment constitué du monde », consacrant dix ans de sa vie à s’initier à l’aquarelle, vingt autres à peindre des marines autour du globe, vingt encore à reconstituer dans l’ordre ses pièces, non à la manière d’un Moïse, involontaire inventeur de la première puzzèlerie littéraire, mais d’une façon totalement élaborée, calculée, dans La Vie mode d’emploi de Georges Pérec…

L’histoire de ce berger, contrebandier à ses heures qui, par une nuit du mois de mars, au retour d’une expédition, se fait arrêter par les douaniers, en blesse un, s’enfuit, pour devenir tour à tour colporteur d’images dans les Carpates, gardien de chevaux en Hongrie, jardinier à Prague, revenant sans cesse à son point de fuite pour repasser inlassablement les frontières jusqu’à l’amnistie qui lui permet de recouvrer sa condition de berger tandis que résonne le cliquetis des armes, dans Histoire de Tönle de Mario Rigoni-Stern…

L’histoire de ce médecin d’apparence exemplaire, que la bonne société londonienne révère, qui s’invente un breuvage pour se travestir en un monstre hideux et brutal sachant pertinemment que ce nabot clopinant et meurtrier n’est que le for intérieur de son propre lui-même, sa face cachée, son grimage nocturne et obscur, l’alibi parfait de ses pulsions et de sa répulsion, une créature évanescente qui paraît et s’évanouit à son seul et unique bon vouloir, dans Le Cas étrange du docteur Jekyll et de Mr Hyde de Robert-Louis Stevenson…

L’histoire de cet aristocrate, de mère balte et de père prussien, mercenaire de causes pas toutes perdues mais toujours liées aux intérêts de sa caste originelle, bien qu’il en nie le principe au profit exclusif de déterminants strictement humains, blessé devant Saragosse, et qui met à profit son temps immobile pour se donner à un face à face avec lui-même d’où sourdent souvenirs d’amitiés équivoques, de jalousies rentrées mais tenaces, de passions ambigües et dévoreuses , dans Le Coup de grâce de Marguerite Yourcenar…

L’histoire de ce jeune bourlingueur dont le courage et les poings sauvent un rupin d’une bande de voyous et qui, pour l’amour fou qu’il porte à la sœur du rescapé, va s’employer à passer de son état « sauvage », étranger aux mœurs de la bourgeoisie, à celui de « civilisé », étudiant d’arrache-pied, poliçant manières et langage pour finir par trouver sa voie et s’y donner à fond malgré la réprobation de tous jusqu’à ce que la roue tourne enfin en sa faveur, déclenchant chez lui la seule réaction possible, dans Martin Eden de Jack London…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet employé de bureau on ne peut mieux quelconque qui, en l’espace de dix-huit jours, a inhumé sa mère à Marengo et abattu un Arabe sur une plage d’Alger, acte pour lequel il encourt la peine capitale qu’il ne fera rien pour contourner, bien au contraire, car cet homme à part en tout et pour tout, n’est pas de ceux qui usent et abusent de procédés dilatoires mais un individu prisonnier de sa propre innocence, une innocence d’homme premier, autrement dit de sociétalement intolérable, dans L’Etranger d’Albert Camus…

L’histoire de cet agent littéraire qui, suite à quelques déboires, réceptionne un tapuscrit anonyme accompagné d’une lettre lui laissant carte blanche en cas d’acceptation, tombe en arrêt devant l’intérêt scabreux du sujet et se met en tête de monter un coup médiatique avec les complicités d’un éditeur réputé mais ruiné et d’un prête-nom érudit mais impubliable, assuré de mettre sur le marché le best-seller des best-sellers, à moins que des éléments contraires ne viennent gripper la mécanique, dans La Grande poursuite de Tom Sharpe…

L’histoire de ce réseau communiste italien, sous le régime fasciste, dont un membre fait appel à un ami médecin pour cacher dans sa villa un prisonnier politique évadé, lequel pourrait s’avérer, au bout du compte, un agent infiltré de la police secrète voire un militant retourné par elle (ce qui reviendrait au même), car son évasion du train prête à de telles suspicions qu’elle poussera ses camarades à mener une enquête serrée qui débordera de bien des façons le cadre des enjeux immédiats, dans Le Rayon d’ombre de Giuseppe Pontiggia…

L’histoire de cet homme que la vie a mis à sac, qui s’est retrouvé changé en demandeur d’emploi avec, pour confident, un appareil-photo périmé avec lequel il passe le plus clair de son temps, fixant sur la pellicule de sa pièce de musée des paysages urbains et des portraits de citadins de tous âges et origines jusqu’au jour où apparaissent sur ses rouleaux des personnes qu’il n’a jamais tenues au bout de son objectif et dont trois puis quatre d’entre elles ont été assassinées par un tueur en série, dans L’Affreux joujou de Pierre Siniac…

L’histoire de ce jeune athlète, espoir du demi-fond allemand, pour qui l’avenir semblait tout tracé dans les couloirs des pistes d’athlétisme si la guerre n’était venue défigurer son quotidien et qui, en lui ôtant un bras, lui avait ôté plus que la vie, au point d’en faire un marginal volontairement anonyme jusqu’à ce que son entraîneur le retrouve et tente de l’extraire de son néant mental et physique pour reconstruire pied à pied le champion qu’il avait déjà modelé pour les mêmes desseins, dans La Ligne droite d’Yves Gibeau…

L’histoire de cet agrégat d’individus disparates, en déroute et en transit, du jeune maquisard largué par les siens à l’agent britannique travesti en industriel belge, du résistant en fuite meurtrier d’un milicien au Juif dissimulé sous un pseudo passe-partout, de l’épouse qui a voulu se rapprocher d’un mari prisonnier à l’inspecteur révoqué par le Régime mais récupéré par la Résistance, d’une fille à soldats dont le conjoint se bat sur le front de l’Est à la saphiste  patronne des lieux, dans Les Clients du Central Hôtel d’André Héléna…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet avocat d’affaires malmarié, sans enfant, de caractère doux et pondéré qui, lisant dans le journal la relation d’un fait divers concernant l’assassinat sauvage de l’épouse d’un libraire, élabore un scénario à partir duquel il fait du couple en question le miroir de son ménage et du mari l’assassin de son épouse, se voyant lui-même en capacité de perpétrer le même schéma tactique qu’a, selon lui, conçu l’autre mari, à ceci près que notre homme ne possède pas tout à fait l’étoffe du rôle, dans Le Meurtrier de Patricia Highsmith…

L’histoire de ce détective, employé d’une agence de police privée dont le patron vient de prendre sa retraite, qui va profiter du temps qu’il a devant soi pour se mettre en quête d’un passé qu’une soudaine et totale amnésie lui a fait perdre de vie en cours de route faisant de lui-même sa propre énigme, une sorte d’incognito personnel en provenance de nulle part qu’il doit absolument débusquer afin de combler ses arriérés identitaires dont il n’a plus la moindre idée, dans Rue des Boutiques obscures de Patrick Modiano…

L’histoire de cet officier nouvellement promu laissant derrière lui mère et ville pour rallier le  lieu de sa première affectation et ce qu’il imagine être le théâtre d’une vie vraie, loin de ces interminables soirées de l’Académie militaire royale mais qui, chemin faisant sur la route le conduisant au fort, rencontre un capitaine qui, de questions en réponses, va singulièrement doucher ses espérances jusqu’à ce que lui-même fasse la douloureuse expérience de l’attente, du vide et de la consumation, dans Le Désert des Tartares de Dino Buzzati…

L’histoire de ce désespéré qui, ayant perdu au jeu son ultime pièce d’or, envisage d’attendre la nuit pour mettre fin à ses jours, pénètre dans le magasin d’un antiquaire quelque peu méphistophélique lequel, au milieu de son fatras de trésors, lui présente un morceau de crin grenu qui possèderait aussi bien le pouvoir d’exaucer les vœux de son possesseur que celui de réduire le cours de son existence pour chaque désir accompli et que le jeune homme va s’employer à user jusqu’au dernier, dans La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac…

L’histoire de cet écrivain, auteur d’un roman unique et référentiel, qui a goûté de la prison pour avoir jadis refusé de porter l’uniforme puis qui, délaissant son talentueux clavier, s’en est allé poser des bombes pour finir déchiqueté par l’un de ses propres engins, et dont l’un de ses amis, lui-même écrivain, tente de reconstituer la trajectoire en recomposant l’un après l’autre les rouages familiaux, amoureux, professionnels, amicaux de cette mécanique humaine quand elle était encore en état de marche, dans Léviathan de Paul Auster…

L’histoire de ce jeune garçon élevé dans la terreur d’un Père implacable qui, à la mort de son géniteur, sous l’impulsion d’un officier, va passer d’un ordre mystique à une mystique de l’Ordre, d’un Dieu unique à la Nation comme unique église, obéissant jusqu’à l’obséquiosité envers ses supérieurs, figé dans ses préceptes et leurs principes, tranchant comme un rasoir avec ses semblables, étranger à toute sensibilité ou sensualité, rouage glacialement détaché jusqu’à l’horreur humaine, dans La Mort est mon métier de Robert Merle…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet homme poignardé à l’aube, devant chez lui, au lendemain d’une cuite phénoménale, un meurtre dont tous ou presque au village savaient qu’il allait se commettre tant les deux frères qui s’étaient mis en tête de le perpétrer n’avaient fait montre d’aucune réserve à cet égard, autant de gens qui n’avaient pas bougé pour l’empêcher ou un peu trop tard, à contretemps, par rancœur ou parce qu’ils n’y avaient pas cru, facilitant ainsi la tâche des deux assassins, dans Chronique d’une mort annoncée de Gabriel Garcia-Marquez…

L’histoire de ce bouc-émissaire né sous le signe de la balance, mort sous les balles d’un tueur commandité par un aréopage de comploteurs, de ce coupable tout trouvé que l’on suit dans le désordre de sa vie entre New-York et Moscou, La Nouvelle Orléans et Atsugi, Fort Worth et Minsk, via Mexico, à travers ceux qui l’ont connu et côtoyé, apprécié ou décrié, jusqu’à ce 22 novembre 1963, à Dallas, où tout s’est joué pour lui en l’espace de quelques brèves heures depuis longtemps préméditées par d’autres, dans Libra de Don Delillo…

L’histoire de ces vies que les médias ont pris la fâcheuse habitude d’enfiler comme autant d’accroches à leurs menus quotidiens quand chacune d’elles vaut qu’on s’y attarde pour leur propre singularité collective et les douleurs sociales et intérieures qui s’en dégagent tels ce groupe d’immigrants en fraude, ce duo d’adolescents en fuite, cette femme en couches dans son mobile-home, cette anamnèse d’un amour broyé par un camion, cette gamine violentée par des barbares, dans La Ronde et autres faits divers  de Jean-Marie Gustave Le Clézio…

L’histoire de ce voyageur, médecin et célibataire, de retour après seize années loin de ses bases, qui s’installe dans une chambre d’hôtel, déambule en ville avec une nonchalance quasi-méthodique, se rend au cimetière où est inhumé un poète géniteur d’hétéronymes dont l’un n’est autre que le patronyme de ce voyageur lequel existe (dit-il) indépendamment de l’autre créature dont le père spirituel délaisse de temps à autre son éternelle demeure pour lui rendre visite, dans L’Année de la mort de Ricardo Reis de Jose Saramago…

 L’histoire de ce Préfet du département qui, dès le 17 juin 1940, dans une ville en proie à la panique et au pillage, submergée par une vague de réfugiés, traversée par des militaires battant en retraite, la Wehrmacht sur les talons, va se retrouver seul responsable ou presque face à un ennemi qui lui ordonne de signer un protocole truqué accusant de viols et de meurtres les troupes noires de l’armée française et qui, déjà au prix de sa vie, malgré les coups et les humiliations, refusera de se soumettre, dans Premier combat de Jean Moulin…

L’histoire de ce carnage dans un autobus urbain où huit passagers trouvent la mort et un neuvième est gravement atteint par un tueur apparemment solitaire, armé d’une mitraillette, que doivent stopper au plus vite, sous la pression des médias, les enquêteurs de la brigade criminelle, prétexte des auteurs à une descente en règle au cœur de la société suédoise présentée alors comme un modèle social sans que ne lui échappent pour autant les violences individuelles et collectives, dans Le Policier qui rit de Maj Sjöwall et Per Walhöö…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce bootlegger affublé d’une avanie sexuelle qui, après avoir assassiné un attardé mental, violente la fille d’un juge avec un épi de maïs, crime dont est accusé à tort un ancien militaire qui a déjà tâté du pénitencier, qui pratique également la contrebande d’alcool et se verra condamné pour ce forfait qu’il n’a pas commis puis lynché par la foule qui le brûlera vif quelque temps avant que le vrai coupable ne soit à son tour arrêté et exécuté pour le meurtre d’un agent de police, dans Sanctuaire de William Faulkner…

L’histoire de ce chargé de cours à l’université, membre du Parti depuis la Révolution d’octobre qui, dans les années 30, à l’instar de dizaines de milliers de militants, se voit accusé de trotskisme, subit les purges staliniennes, est embastillé en compagnie d’autres révolutionnaires dans des basses fosses fétides et surpeuplées, interrogé par l’absurde jusqu’à l’extorsion d’aveux, déporté vers des camps pour y être « refondu » comme on le ferait d’un vulgaire morceau de plomb, dans S’il est minuit dans le siècle de Victor Serge…

L’histoire de ce couple de quinze ans d’âge qui s’est constitué sur un coup de dés, qui a joué à s’aimer, à se déchirer, à boire, à déjouer pour tenter d’étourdir les habitudes qui tuent à feu doux, à l’insu, allant plus d’une fois chasser chacun pour soi leurs proies pour la soif et qui, au crépuscule d’une union qui n’en finit plus de se déliter, invite à ses cours du soir, comme par défi pour un ultime combat aussi singulier que douteux, une jeune institutrice, fraîche et entière qui portera le duo à l’implosion, dans Les Mauvais coups de Roger Vailland…

L’histoire de ce jeune Anglais de la haute noblesse, militaire bardé de décorations et de fort belle prestance sur qui paradoxalement fantasme en éloges comme en craintes la bonne société de cette ville allemande où il est venu s’établir chez le professeur chargé de l’instruire en grec, lequel va se muer en narrateur d’une série de meurtres irrésolus, sans lien ni mobile apparent, jusqu’à ce qu’une lettre testamentaire ne vienne lever le voile sur ce plat qui ne sait être mangé que froid, dans Justice sanglante de Thomas de Quincey…

L’histoire de cet ancien officier de renseignements, retiré du circuit, vivant à l’écart de tout, en harmonie avec sa compagne et le fils de celle-ci, soudain victime d’une sorte d’attentat sans frais, puis de menaces plus ou moins diffuses, engendrant une tension de plus en plus palpable et le réveil de vieux réflexes qu’il aurait voulus oublier mais que certains, l’incitent à retrouver avec cet appel pernicieux à une partie de colin-maillard où toutes les chausse-trapes sont permises, dans Un cheval mort dans une baignoire de Francis Ryck…

L’histoire de ce primo-adolescent, poète à ses heures, brouillé avec ses maîtres, conscient du décalage existant entre lui et les autres, à commencer par ce prénom si différent de ceux de ses condisciples, ce camarade pour lequel il éprouve une affection particulière, cette jolie fille dont il s’éprendra alors qu’elle ne songe qu’à l’ignorer, jusqu’à ce que d’aucuns déboires parentaux conjugués à une découverte de lui-même le placent sur les rails d’une destinée qui deviendra peu à peu sa vraie vie, dans Tonio Kröger de Thomas Mann…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce solitaire en tout y compris dans la guerre qu’il mène sans relâche contre ces créatures qui ne daignent se montrer qu’à la tombée du jour pour l’agresser, l’ayant contraint de transformer sa demeure en forteresse bardée de planches afin d’échapper à ces buveurs de sang qui, chaque nuit, viennent le hanter, le harceler, le poussant même à penser qu’il pourrait en finir en devenant l’un des leurs tout en gardant bien vivant l’espoir qu’il ne soit pas le dernier homme normal, dans Je suis une légende de Richard Matheson…

L’histoire de cette jeune et jolie adolescente, fille plus ou moins illégitime d’un avocat fortuné qui, rejetée par sa famille et spoliée de sa dot va passer de couvent en couvent, aux contacts successifs de nonnes cupides et démoniaques puis d’une mère supérieure adepte d’un ascétisme prosélyte pour finir dans un ordre conventuel débordant de délices en tous genres qu’un confesseur réprimera durement jusqu’à transposer ce paradis inattendu en un purgatoire totalitairement infernal, dans La Religieuse de Denis Diderot.

L’histoire de ce jeune homme, petit par la taille mais non par l’ambition, engagé comme chasseur dans un hôtel, qui va mettre à profit son apprentissage pour assimiler les bienfaits du papier monnaie, gravir les échelons d’un hôtel l’autre jusqu’à ce que, détesté par ses compatriotes pour cause de germanophilie déclarée et par amour pour une belle Allemande, il s’adonne à une collaboration sans frein, marque de son irrésistible ascension comme de sa chute finale, dans Moi qui ai servi le Roi d’Angleterre de Bohumil Hrabal…

L’histoire de cette assistante taxidermiste, jadis salariée dans une usine de fabrication de sodas qu’elle a dû quitter suite à la perte d’un bout de doigt, qui se retrouve dans ce laboratoire où, tandis que son patron s’emploie à naturaliser des spécimens, elle est employée à réceptionner la clientèle, travail d’apparence paisible, n’était le comportement du patron à son égard ainsi que le mystère autour de celles qui l’ont précédées à ce poste et qui toutes ont disparu sans laisser de traces, dans L’Annulaire de Yoko Ogawa…

L’histoire de cet agent en plongée dans un quartier bouillant de Los Angeles, déguisé en éducateur social, afin d’enquêter sur les menées subversives d’activistes de tout poil, et plus particulièrement les groupuscules pro-hitlériens qui ont ouvert une sorte de front intérieur actif pour y livrer une guerre où toutes les armes sont de sortie et où l’on met sa peau en jeu aussi sûrement que sur les navires qui croisent parallèlement le feu contre les Japonais à des milliers de kilomètres de là, dans Boulevard des trahisons de Thomas Sanchez…

L’histoire de ce jeune marin, propulsé capitaine de vaisseau, qu’une machination ourdie par un redoutable trio va transformer en « hôte » du Château d’If où il fera la connaissance d’un certain abbé dont l’esprit déductif lui permettra d’apposer des noms sur ces gens qui l’ont réduit à l’état de numéro 34 jusqu’à ce qu’au décès dudit abbé il prenne sa place dans le sac destiné à être jeté à la mer, retrouve le trésor dont lui a parlé le vieil homme et s’en serve pour assouvir sa vengeance, dans Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas…

 AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce jeune Algérien qui déchire les affiches d’un négrier incitant ses compatriotes à aller travailler en France au service de l’organisation allemande Todt, qui est pris sur le fait par les hommes de main du collaborateur, qui ressent comme une telle humiliation ce qu’on lui fait subir qu’il ne songera plus qu’à se venger et, malgré son engagement aux côtés de résistants français, ne perdra jamais de vue sa cible privilégiée, dans Les Hauteurs de la ville d’Emmanuel Roblès…

L’histoire de ces êtres automatiques, si peu vivants, créés en laboratoire et conditionnés dès leur plus jeune âge pour répondre à des réflexes comportementaux en parfaite symbiose avec leur position sociétale prédéterminée, dont la pensée est fondée sur le formatage des esprits et qui sont d’emblée divisés en castes supérieures et inférieures au sein d’une société où règne la prédestination et à laquelle seuls quelques Sauvages mis en réserves échappent encore dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley…

L’histoire de cette jeune femme, mariée et mère de deux enfants, qui tente de remonter le temps familial autour de cette grand-mère un peu raide, violée à l’âge de douze ans et rejetée par tout son village jusqu’à devoir le quitter pour une ville où elle ne trouva jamais ses repères, de cette mère aujourd’hui agonisante sur son lit d’hôpital qui n’a jamais lésiné pour se départir de ses proches, d’elle-même enfin qui veut comprendre pourquoi il n’est jamais donné de se défaire de ses racines, dans Hannah et ses filles de Marianne Fredriksson…

L’histoire de ces hommes, chairs à canons et bêtes à boucherie, mobilisés pour une Première mondiale, crevant de peur dans leurs tranchées, avec pour compagnies les rats, les obus et la mort, de ces hommes qu’une propagande effrénée des deux côtés du fleuve a transformé en tueurs méconnaissables, de ces hommes jetés vivants sur ces fronts qui furent leurs enfers, dont douze millions ne revinrent pas, de ces hommes tombés aux champs d’horreurs d’intérêts privés sous couvert de patriotisme, dans Le Feu d’Henri Barbusse…

L’histoire de ce romancier anglais qui, quelques semaines après que la Première guerre mondiale a été déclarée, se voit sollicité par les services secrets de son pays et se retrouve en poste à Genève, honorable correspondant livré à lui-même, aux contrôles de la police locale et aux risques du métier, avant d’être expédié à Naples flanqué d’un Mexicain logorrhéique dans le but de s’emparer de documents à ce détail près que les choses ne vont pas se dérouler comme prévu, dans Mr Ashenden agent secret de Somerset Maugham...

L’histoire de ce presque sexagénaire un rien hypocondriaque et simulateur que son analyste incite à rédiger des mémoires et qui, au fur et à mesure de cette confession écrite, au travers d’étapes qu’il considère comme déterminantes aussi bien dans son existence sociale que pour son univers intime apparaît le plus souvent, au sein de la toile d’araignée que constitue ce passé, comme un homme coupé en deux egos tout à la fois distincts et superposés, vraiment confus et  faussement résolus, dans La Conscience de Zeno d’Italo Svevo...

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cette rédactrice de magazine, passagère d’une voiture pilotée par un sénateur très en vue, promise à une aventure avec lui dans les heures qui suivent la réception où ils ont fait connaissance, n’était ce virage en épingle qui fait perdre au conducteur le contrôle du véhicule, lequel décolle du bitume pour amerrir sur un plan d’eau où il coule à pic avec le sénateur qui réussira à s’en extraire tandis que sa passagère demeurera prisonnière de l’habitacle, seule avec ses souvenirs, dans Reflets en eau trouble de Joyce Carol Oates…

L’histoire de cet homme depuis le temps des tritons, des amitiés enfantines, des expériences chimiques, des colères noires du père, de l’école de commerce en passant par les parties de bridge, les premiers ébats, la mort de la mère comme premier choc irréversible, au temps de l’embauche à l’usine textile, où son logeur lui apprend qu’un assassinat a frappé la famille de son employeur, et de ce mariage avec la sœur de la défunte dont l’absence est  tout aussi inabrogeable, dans Un meurtre que tout le monde commet d’Heimito Von Doderer…

L’histoire de ces rencontres ponctuées d’intrigues au cœur d’une ville d’eaux et au cours de cinq journées plus ou moins longues selon les cas de chacun des protagonistes dont les rapports s’entrecroisent pour mieux se mêler, s’entrelacent pour mieux se diluer, le tout mû par une suite de tromperies des uns envers les autres mais aussi à l’encontre d’eux-mêmes, jusqu’à ce qu’une mort survienne, une sorte de meurtre sans vrai meurtrier mais avec une vraie victime, dans La Valse aux adieux de Milan Kundera…
 
L’histoire de cette vidéo, dont le titre et la jaquette n’illustrent en rien le contenu, qu’un homme aux abois remet à sa maîtresse, et qui va causer la mort de la jeune femme, mettre son entourage en danger de vie, à commencer par son jeune fils à qui elle a confié l’objet le suppliant de se rendre dans un commissariat où l’officier de police qui l’intercepte, amateur de grands classiques, va les prendre en charge, lui et son meurtrier colis, tout en lançant ses appâts, dans Ville de la peur de René Belletto…

L’histoire de ces paysans pauvres d’un village des Abruzzes, aussi durs au mal que résignés sur leurs sorts, habitués à courber l’échine tant au travail que devant les responsables de leur condition qui, après des générations d’allégeance à la terre et aux multiples pouvoirs locaux et nationaux, finissent par ruer dans les brancards, via leurs épouses d’abord, le jour où un étranger venu de la ville les persuade de signer une pétition destinée à leur couper l’eau sous le nez au profit du tout puissant podestat, dans Fontamara d’Ignazio Silone…

L’histoire de ce jeune homme obstiné, tel qu’il se qualifie lui-même, qui titube sur une plage déserte, une tache rouge sur son polo blanc occasionnée par cette balle qui l’a frappé en pleine poitrine, sans doute tirée par le fusil d’une de ces femmes qu’il a connues, sous divers prénoms, à un moment donné de sa vie et de la leur, en des circonstances particulières, dont sept d’entre elles avaient peut-être une bonne raison d’appuyer sur la détente, à moins qu’il ne s’agisse de tout autre chose, dans La Passion des femmes de Sébastien Japrisot…
 
AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce duo de journaliers louant leur force de travail de ranch en ranch, désassortis mais solidaires, l’un vif et débrouillard, l’autre aussi cyclopéen qu’attardé mental, aimant caresser souris et chiots jusqu’à leur briser la nuque, liés par une amitié qu’aucune adversité ne vient démentir, l’un et l’autre rêvant d’un lopin de terre où ils cultiveraient de quoi se nourrir mais qui, à cause d’une femme en chaleur et des mains meurtrières du colosse verront leur rêve virer au cauchemar, dans Des souris et des hommes de John Steinbeck…

L’histoire de ce nobliau génois qui s’en va guerroyer contre les Turcs, moins par conviction que par esprit de bon voisinage avec d’autres aristocrates, qui livre sa première bataille en vrai preux chevalier, avant qu’un boulet ennemi ne vienne le couper en deux par le milieu faisant de lui un cas plein d’intérêt pour les médecins au chevet de cette moitié d’homme et une véritable plaie pour ses familiers et ses gens, car la partie revenue intacte de croisade n’est rien moins que sa mauvaise part, dans Le Vicomte pourfendu d’Italo Calvino…

L’histoire de ce cordonnier, trimant dans son échoppe, qui prend conscience de sa condition et, emballé par les discours d’un médecin, s’engage dans la voie du socialisme, ce qui lui vaut la perte de clients mais la solidarité de quelques voisins, avant que ne pointent les dissentiments, une fois les élections gagnées de haute lutte, et que les ambitions personnelles se fassent jour, tandis que de la capitale parviennent la nouvelle de l’assassinat de Jaurès et l’écho des bruits de bottes, dans La Maison du peuple de Louis Guilloux…

L’histoire de ce scénariste qui, après avoir lié connaissance dans un train avec une superbe créature, dont la famille se résume à un oncle mutilé et une sœur atrocement défigurée, est victime d’une chute sur la voie et, en l’absence de place à l’hôpital, se voit étrangement pris en charge par la belle voyageuse qui l’emmène chez les siens, l’y installe avec, pour garde-malade cette sœur à face de cauchemar, jusqu’à ce qu’une suite de détails de plus en plus troublants ne viennent s’accumuler à son détriment, dans Coma de Frédéric Dard…

L’histoire de ce sergent des parachutistes, rappelé en Algérie après avoir déjà accompli deux ans de service militaire dans ce département alors français qui, non seulement n’y rembarque pas la fleur au fusil tant il a vu comment l’on y traitait les autochtones mais qui, de surcroît, apprenant qu’une exécution sommaire se prépare, libère le prisonnier et s’enfuit en sa compagnie pour une traversée sous tension d’une semaine lors de laquelle les deux hommes tenteront d’échapper aux recherches, dans Le Désert à l’aube de Noël Favrelière…

L’histoire de ce détective engagé par une épouse afin de retrouver son mari disparu depuis six mois et qui, au gré de ses investigations déambulatoires, d’un café d’apparence banale à un beau-frère déroutant, de l’entreprise où le volatilisé exerçait en tant que chef des ventes à l’entrepôt d’un conseiller municipal en affaires avec ladite entreprise, d’une hypothèse bâtie sur une disparition de fait à une hypothèque basée sur une disparition aux dépens, glisse d’une enquête de routine à une quête de soi, dans Le Plan déchiqueté d’Abê Kôbô…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet adolescent désenchanté qui joue divinement de la guitare, fait la connaissance de l’ex-petite amie d’un garçon de la bande devenu infirme à la suite d’un accident de moto, sort avec elle d’une manière aussi désoeuvrée que ce qu’il a pris l’habitude de vivre, en se buvant sans soif, se met à vivoter de travaux à la sauvette avant de rallier Rome comme un caprice où, en plein régime fasciste, l’attend une vie de devoirs et d’implications à laquelle il ne s’attendait pas, dans Le Camarade de Cesare Pavese…

L’histoire de ces solitudes bien ancrées dans leurs contextes familiaux, exigües jusqu’à l’écrasement, qu’illustrent les mines grises et les mentalités plombées de ce vieux pervers effrayant un duo de collégiens sur les chemins buissonniers, de cet oncle oublieux au point de regagner trop tard le domicile pour permettre à son neveu de tenir une promesse faite à sa voisine, de ce père qui se défoule sur son garçonnet des humiliations subies pendant la journée et autres portraits au rasoir, dans Gens de Dublin de James Joyce…

L’histoire de cet homme de ménage qui, d’entre tous les bureaux dont il a la charge, a élu pour lui-même le trois- pièces douillet d’un expert en contentieux où il se plaît à passer le plus clair de ses nuits, s’activant par ailleurs afin d’en disposer le plus longtemps possible car, au contraire des autres bureaux, celui-ci ne comporte aucune trace d’activité diurne, à ceci près qu’un soir, décrochant une toile, il met à jour un mécanisme qui, en lui ouvrant une porte, referme sur lui un piège irréversible, dans Le Coucou de Georges-Jean Arnaud…

L’histoire de ces trente premières années du XXème siècle étasunien relatées à travers un collage d’actualités et un défilé de personnages, tels ce militant qui rallie les rangs de la révolution mexicaine, cet ambulancier-volontaire lors du premier conflit mondial qui finira par courir après le dieu-Dollar, cette idéaliste engagée que l’exécution de Sacco et Vanzetti laissera laminée, ce socialiste juif emprisonné pour ses menées pacifistes, cet arriviste déguisé en conciliateur du capital et du travail, dans la trilogie U.S.A. de John Dos Passos…

L’histoire de cet adepte de la réincarnation qui veut trouver un corps digne de l’âme de son idole, de ces ex-militants sur le retour qui renouent pour sauver un camarade de la mort et finissent par se déchirer, de cette faune périphérique grouillante où dominent les figures d’un amour-foudre, de ce jeune tagueur noctambule témoin d’un meurtre ou de cet autre piégé par la police chargée de le protéger, de ce basketteur en fin de carrière pensant plus aux paniers des filles qu’à celui des adversaires, dans Démons ordinaires de Marc Villard…

 L’histoire de ce jeune homme d’excellente famille, vertueux jusqu’à l’excès qui, à la veille de quitter la ville où il vient d’achever de brillantes études de philosophie, est pris d’un tel coup de foudre à la vue d’une jeune et jolie inconnue qu’il l’enlève, s’installe avec elle à Paris, se rendant compte que si sa princesse aime son charmant prince, elle aime mieux encore le luxe et le lucre, faisant endosser à cet amant naïf et possédé la tenue du crime et de la déchéance, dans Manon Lescaut d’Antoine-François Prévost…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce voyageur de commerce, célibataire, vivant au domicile familial et qui, un matin, ne se souvient pas d’avoir entendu sonner le réveil, ne rejoint pas les siens au petit-déjeuner, reste bouclé dans sa chambre au risque de compromettre son emploi, alors même qu’il ne peut décemment pas se montrer tel quel, ni aux siens qui l’en conjurent, ni au gérant qui le vitupère car, ce matin même, au sortir d’un rêve agité, son corps d’homme s’est retrouvé changé en un énorme cafard, dans La Métamorphose  de Franz Kafka…

L’histoire de ce quatuor d’activistes qui, le même jour, souillent au whisky le smoking d’un ambassadeur britannique, sabordent un concert punk à la grenade, salopent au cadmium le stand de la British Airways, signant leurs forfaits du nom d’Arthur Rimbaud, contraignant les policiers à s’immerger dans l’œuvre du poète, jusqu’à ce que l’un d’eux finisse par lever une hase sur d’hypothétiques héritiers d’une Lorraine qui voulut bouter l’Anglais hors du french royaume, dans Nous avons brûlé une sainte de Jean-Bernard Pouy…

L’histoire de ce jeune Etasunien promu au rang de cadre syndical qui, sous le coup de la fierté, imagine sa vie changer de la nuit au jour mais qui, à peine ressaisi, se fait à l’idée de la tâche qui le guette, non pas tant pour venir à bout du travail que lui confiera son organisation que pour affronter le regard de l’ouvrier blanc, parce que Blanc avant d’être ouvrier au cœur d’une nation dont l’emphase égalitariste est inversement proportionnelle à ses mœurs journalières, dans La Croisade de Lee Gordon de Chester Himes…

L’histoire de cette communauté paysanne du sud suédois, symbole d’une classe sociale pauvre, tributaire des volontés seigneuriales, fermes contre château, deux points cardinaux radicalement opposés, deux points de vue totalement irréconciliables, les uns corvéables et imposables à merci, l’autre imbu de sa force qui fait droit, entre rites et superstitions pour les uns, commandement absolu pour l’autre, de la soumission à l’attentisme via la résistance, une saisissante métaphore de tous les âges dans A Cheval ce soir de Wilhelm Möberg…

L’histoire de ces deux coups de feu émis par un calibre douze ou une escopette à canons sciés qui provoquent la mort d’un homme sur le marchepied d’un autobus ainsi que l’égaiement des passagers peu enclins à servir de témoins, début d’un jeu serré de questions précises sans réponses claires pour les carabiniers et leur capitaine, un homme du Nord qui croit défendre certaines valeurs par opposition aux coutumes autochtones où le silence est vital et le mutisme de rigueur, dans Le Jour de la chouette de Leonardo Sciascia…

L’histoire de ces deux galeristes établis en Californie, l’un Juif, l’autre (d’origine allemande) qui décide de regagner son pays, à la veille de la victoire électorale des Nazis, deux amis, comme deux frères, dont l’étroite entente va se désagréger au fil d’un échange épistolaire sans merci dû aux propos adhésifs que le « rapatrié » tient à l’endroit du régime et que son correspondant ne peut cautionner, le poussant mot après mot à livrer ce faux-frère à la souricière qu’il semble tant apprécier dans Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce souverain égyptien démomifié, transbahuté en plein vingtième siècle, ressuscité par la grâce de trois enfants qui ont réussi à percer à jour les souterrains de l’Histoire et qui vont le guider dans la découverte d’une époque qu’il tente d’interpréter mais qui lui échappe, d’un monde qu’on lui offre mais qu’il repousse, et dont la route va croiser le destin d’une cantatrice née dans un camp nazi, vouée à muter en cette Vierge révélatrice de la seule véritable histoire sainte, dans Le Rire du Pharaon de François Coupry…

L’histoire de cet officier d’infanterie en demi-solde qui, sur le navire le ramenant vers sa Corse natale, fait la connaissance d’un colonel irlandais et de sa fille avec lesquels il se lie d’amitié jusqu’à ce que, quelques jours après son arrivée sur l’île, sa sœur (sorte d’Electre alfiérienne dédiée corps et âme à la vengeance et n’ayant de cesse qu’elle s’accomplisse) ne le pousse à procéder, selon les règles insulaires, à l’exécution des meurtriers de leur père, bouleversant le cours de bien des événements, dans Colomba de Prosper Mérimée…

L’histoire de ces survivants d’un holocauste techniquement programmé, passés de l’état de matricules à celui d’ombres mouvantes, libérés par les troupes soviétiques de l’un de ces camps qui les destinaient à la mort et qui, plus ou moins mal accompagnés et fagotés, vont entreprendre une vacillante marche sur les routes d’Europe centrale, de casernes en camps de regroupement, de coups durs en interludes cocasses, avec pour unique objectif une renaissance pour ne pas dire une résurrection, dans La Trêve de Primo Levi…

L’histoire de cet abonné aux verres de trop que le privé le plus médiatique du roman noir a pris l’habitude de ramasser à un coin de rue jusqu’au jour où le bonhomme, qui s’est remis en ménage avec son ex-épouse, débarque chez ledit privé pour se faire conduire au Mexique, craignant d’être accusé du meurtre de cette même légitime dans le pavillon où elle recevait ses mâles invités, point de départ pour l’investigateur de son enquête la plus personnelle et la plus douloureuse, dans The Long Goodbye de Raymond Chandler…

L’histoire de ces pionniers de l’aérospatiale, pilotes d’exercices périlleux, proies faciles d’aveugles ténèbres, en prise directe sur l’épopée au quotidien et sous la férule intraitable d’un patron rigoriste dont la poigne de fer dissimule la main d’un maître organisateur balayant d’un geste l’appréhension de l’inconnu pour que ses hommes écartent à leur tour d’un haussement d’épaules ce sentiment de peur qui peut les saisir à tout moment et leur faire rebrousser chemin, dans Vol de nuit d’Antoine de Saint-Exupéry…

L’histoire de ces deux rescapés de la Première boucherie mondialisée, l’un ayant sauvé l’autre d’une mort promise puis celui-ci dévoué corps et âme à son sauveur affreusement mutilé, lui ce fils de presque personne face à cette progéniture de richissime industriel qu’il va materner comme un fils ou un frère jusqu’à ce que, entre ce mort à peine vivant et ce vivant revenu d’entre les morts, se propage l’idée d’une embrouille tout aussi subtile que dénuée de scrupules dans Au revoir, là-haut de Pierre Lemaître…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet aristocrate russe, officier aspirant qui rêve d’une vie de plaisirs à Saint-Pétersbourg, se voyant déjà parader au sein de la Garde impériale, et que l’on expédie au fin fond d’un trou perdu, siège d’une lointaine et stratégique forteresse où il rencontrera néanmoins l’amour, cependant que le bruit de graves dangers sourd des campagnes où les paysans, rameutés par les Cosaques de l’Oural, sont entrés en rébellion menaçant l’Empire sur son flanc oriental, dans La Fille du capitaine d’Alexandre Pouchkine…

L’histoire de cette rencontre fatale, entre deux jeunes délinquants en quête d’un braquage au volant d’un coupé Ford volé et deux jeunes policiers en patrouille à bord de leur berline Plymouth banalisée, au cours d’une confrontation qui tourne à l’avantage des deux délinquants, lesquels entraînent leurs prises dans un champ d’oignons, abattent l’un des policiers tandis que son partenaire réussit à s’enfuir sans plus jamais s’extraire de son sentiment de culpabilité, dans Le Mort et le Survivant de Joseph Wambaugh…

L’histoire de cet adolescent qui, pour s’être vanté d’un méfait qu’il n’a pas commis tombe sous la coupe d’un petit-maître-chanteur l’obligeant à abandonner le monde lumineux de la droiture et de la transparence pour celui de l’interdit et de la duplicité, quand la venue d’un nouveau condisciple, plus âgé, mieux accompli, étranger aux autres et qui force le respect, le dépossèdera de son extorqueur, lui permettant de tracer son sillon au risque de trajectoires inenvisagées mais toutes personnelles, dans Demian d’Herman Hesse…

L’histoire de ce couple parti à vau-l’eau, de la femme enfuie chez une amie et du mari qui, un jour plus laid que les autres, enfourche son vélomoteur pour gommer la distance séparant la ville où il vivait avec elle de la ville où elle vit chez cette amie, soit quatorze heures d’affilée  sur une selle, surgit dans l’appartement, frappe de dix coups de tournevis un jeune homme qui se trouve au mauvais endroit, retient trois personnes en otages durant quinze autres heures avant d’être maîtrisé par ses victimes, dans Un fait divers de François Bon…

L’histoire de ces jeunes gens à peine sortis de l’école et précipités sur l’étal d’une boucherie mondialisée, chairs à canon d’un théâtre d’opérations où des millions d’hommes qui ne se connaissent pas s’entretuent au profit d’une poignée d’autres qui se connaissent mais ne s’entretuent pas, deux camps d’apparence irréconciliable que le cynisme des uns et l’ignorance des autres invitent au meurtre de masse, vu sur fond de tranchées tombales et d’assauts morticoles, dans A l’Ouest rien de nouveau d’Erich-Maria Remarque…

L’histoire de ces dix journées, de la première où chacun parle de ce que bon lui semble à la dernière où l’on se fait l’écho de gens qui se sont dépensé sans compter, en passant par celles où l’on rappelle le souvenir de ceux qui ont évité le pire ou qui ont connu des amours malheureuses, d’autres qui se sont tiré d’un mauvais pas grâce à un bon mot ou des tours de passe-passe, le tout raconté par sept femmes et trois jeunes gens rassemblés à la campagne, loin de la pestilence qui sévit en ville, dans Le Décameron de Giovanni Boccaccio…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cette jeune femme qui largue ses maris plus vite qu’un marin ses attaches portuaires, fille du plus grand flic de New-York, amante d’un autre flic que son père aime mieux qu’un fils, à quoi s’ajoute l’intrusion du gang dit des Sucettes, garnements qui s’attaquent à des épiceries, molestent les commerçants pour leur propre compte ou commandités par une tribu de maquereaux du Bronx à qui le plus grand flic de New-York voue une haine sans partage, dans Marilyn la dingue de Jérôme Charyn…

L’histoire de ce pays vaincu, occupé par les Alliés après l’avoir été par les Allemands, où la peste éclate le jour même de l’entrée triomphale des troupes « libératrices », où de jeunes garçons offrent leurs corps pour deux dollars, où la dignité pour ne pas mourir a été supplantée par l’humiliation pour survivre, où les ventres criant famine réveillent les plus bas instincts, où des mères vendent la chair de leur chair au marché des enfants, de Naples à Florence via Rome, d’un enfer l’autre, dans La Peau de Curzio Malaparte…

L’histoire de cet ouvrier-boulanger, consciencieux, effacé, qui n’en a pas moins occis une concierge dans sa loge pour la dépouiller de son argent mais qui, étrangement, est beaucoup moins obsédé par son crime ou le remords qu’il est obnubilé par cette idée fixe, assiégeante, que quelqu’un s’est aperçu de son absence du fournil à l’heure exacte du meurtre, une de ces filles qui tapinent dans la rue, par exemple, et plus particulièrement l’une d’elles qui colle à ses basques comme de la glue, dans L’homme traqué de Francis Carco…

L’histoire de cet étudiant en médecine qu’un chirurgien charge d’opérer une enquête de proximité sur son frère (un artiste-peintre célibataire vivant à l’écart du monde dans une auberge de haute-montagne), de lui remettre un rapport millimétré sur son emploi du temps aussi bien que ses opinions, ses projets, et dont les vingt-sept jours passés à côtoyer le vieil homme seront pour ce jeune et secret rapporteur autant de découvertes envoûtantes sur l’univers mental de son objet d’étude, dans Gel de Thomas Bernhard…

L’histoire de ce montagnard, né d’une union par voie postale, taciturne au point de faire seul ou presque son maquis durant l’Occupation, ainsi qu’il le restera ou peu s’en faut après la mort du père et le départ du frère cadet qui ne montera plus guère « là-haut » visiter un aîné dont il a honte et une mère qui déboussole, au grand dam de l’épouse du taiseux qui a son compte de la vie au fond de ce trou oublié de Dieu et du monde fors, bien entendu, de la mort, dans L’épervier de Maheux de Jean Carrière…

L’histoire de cette cliente d’une pension de famille azuréenne, épouse prévenante et réservée, mère de deux fillettes qui, du soir au lendemain, abandonne mari et enfants pour un jeune et distingué amant débarqué la veille même, se montrant à tous sous son meilleur jour, provoquant par cette fugue, outre les opinions d’usage à l’emporte-pièces, la confession plus inattendue d’une digne et vieille dame anglaise à l’un des pensionnaires parmi les plus conciliants, dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig…

 AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet homme en détresse, rongé à mort par une solitude maladive, organique, qui le pousse dans une fuite en avant continue, possédé par une voie intérieure qui le rend prisonnier de lui-même, convulsé par des souvenirs irrémédiables, tandis qu’autour de lui s’agitent d’autres pantins de la vie comme cette prostituée minée par l’amour et la tuberculose, ce jeune déserteur capable de meurtre pour compter aux yeux d’autrui ou ce matelot dépassé par ce tableau hallucinant, dans Le Rôdeur de Pierre Herbart…

L’histoire de ces deux jumeaux que leur mère conduit à la campagne pour les confier à une grand-mère qu’ils n’ont jamais vue, afin de les tenir à l’écart des dangers et restrictions sévissant en ville, et entre qui s’instaure des rapports de défis et de cruautés réciproques dont les deux garnements se servent pour s’endurcir jusqu’à l’amoralité au contact de cette aïeule avare et meurtrière, notant scrupuleusement jour après jour, fait après méfait, leur maturation vers le cynisme le plus glacial, dans Le Grand cahier d’Agota Kristof…

L’histoire de cette révolte qui lève contre l’un des plus puissants symboles de l’empire britannique, qui lève comme une pâte patiemment travaillée, fomentant troubles et attentats, décrétant une grève généralisée, déclenchant l’état de siège, qui lève malgré pressions et répressions, au-delà des jeux et enjeux auxquels se livrent les puissances étrangères, et à l’épicentre de laquelle domine la figure emblématique d’un délégué de l’Internationale au profil de révolutionnaire universel, dans Les Conquérants d’André Malraux…

L’histoire de cet exilé volontaire qui, depuis neuf longues années de trente heures quotidiennes et de vingt mois annuels, survit au cœur d’un lacis qu’il est presque le seul à avoir su pénétrer sans pour autant l’apprivoiser, un dédale de huit zones à dangerosité variable, un circuit complexe de chausse-trappes plus ou moins mortelles, d’animaux peu ou prou redoutables et qu’une escouade de congénères terriens veut ramener chez lui, de gré ou de force, dans L’homme dans le labyrinthe de Robert Sylverberg…

L’histoire de cette multitude anonyme observée à travers les portraits de deux cent trente-sept de ses composantes, sans omettre seconds rôles et figurants qui les aident à prendre corps, avec leurs petitesses et leurs grandeurs d’âme, leurs vérités masquées sous le fard des apparences où l’infiniment petit devient définitivement capital pour montrer ce que l’homme qui se donne à voir tel qu’il paraît peut encore cacher en lui de plus vraisemblablement authentique, dans Nouvelles complètes de Luigi Pirandello…

L’histoire de cet agent immobilier qui, un après-midi de partie fine manquée, repère dans la vitrine d’une brocanteuse, une feuille de carton bouilli peint à l’huile qu’il acquiert pour une bouchée de pain au regard de ce qu’il pressent avoir décroché et, à partir de quoi plus rien désormais ne va compter dans un quotidien qui comptait déjà pour peu, ni métier, ni femme, moins encore ce mal qui le ronge et qu’il néglige au profit d’une quête qui donnera un sens à sa vie fut-ce au prix de sa mort, dans Lumière de soufre de Georges Arnaud…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce peintre et de cet officier suivant deux belles inconnues sur la plus célèbre perspective du globe pour des dénouements fort divers, de ce barbier découvrant dans son pain le nez d’un assesseur de collège lequel en constate la disparition à son réveil, de cet autre peintre acquérant un tableau qui lui apporte gloire et fortune tout en pervertissant son talent, voire de ce fonctionnaire mis au supplice pour se payer un manteau qu’il ne portera qu’une seule journée, dans Nouvelles de Pétersbourg de Nicolas Gogol…

L’histoire de cette poignée d’adolescents dont la plupart ont déjà tâté de la maison de correction qui, lors d’un cours du soir, violent, torturent et assassinent l’institutrice sous l’empire d’un anis lactescent et, d’autre part, cet enquêteur décalé de la police milanaise qui se forge sur l’affaire une idée très différente de celle du tout-venant et se met en quête d’une voie moins simpliste que celles des réalités toutes faites avant que ne surgisse une vérité plus vraie encore que l’évidence, dans Les Enfants du massacre de Giorgio Scerbanenco…

L’histoire de cette jeune musulmane à qui son père n’adresse plus la parole depuis que son corps est devenu impur, dont la mère cuisine le traditionnel traquenard et qui, de sa chambre, en attente d’un avenir écrit par d’autres, cultive un jardin personnel de pensées sauvages, visionnaires, huysmaniennes, recomposant un passé fait de souvenirs aussi heureux qu’horribles, fabulant et fantasmant, anticipant et amplifiant, observant surtout à l’abri des œillades indiscrètes les va-et-vient de la rue, dans La Voyeuse interdite de Nina Bouraoui…

L’histoire de ce frère aîné au caractère plutôt sinistre, agressif, gros buveur, revenu en mille morceaux d’un double divorce, père d’une gamine exigeante, foreur de puits en principal, chef de police à temps partiel d’une localité sans apprêt, titubant sur le fil d’une dépression chronique ponctuée de noires colères et qui se trouve soudain en prise frontale avec un accident de chasse mettant en scène son meilleur ami comme suspect et une huile syndicale en habit de victime, dans Affliction  de Russell Banks…

L’histoire de cette infirmière qui, à la fin de la Deuxième guerre mondiale, quitte Londres et son métier pour épouser un récent veuf, père de trois enfants, sergent de police, installé dans un village irlandais où, plus ou moins acceptée par les enfants, en retrait de tout, subissant les contraintes d’une communauté christicole et retardataire, elle s’étiole de jour en jour au rythme des travaux ménagers et des soirées sans relief jusqu’à ce mal lent et obstiné qui viendra porter le coup fatal, dans La Caserne de John McGahern…

L’histoire de cette famille de la bonne société ferraraise, issue de la communauté israélite, avec laquelle le narrateur a tissé des liens privilégiés, notamment avec la fille cadette, en cette époque où sévissait déjà le régime mussolinien, d’abord comme dictature ordinaire puis racialiste, avec ses lois discriminatoires qui conduiront inéluctablement nombre de membres de la communauté à disparaître au fond des camps d’extermination allemands, dans Le Jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce jeune veuf et fils-père, avec sœur et aïeule à charge, qui délaisse l’emploi précaire de chauffeur de taxi clandestin et profite d’une pénurie de substances toxiques pour se lancer dans le lucratif mais périlleux commerce du cannabis malgré les impondérables, la concurrence, la police, les religieux, les coutumes et sa passion pour une fort bien moulée veuve, avec cette envie de décrocher n’était l’appât d’une proposition en or massif et les mauvaises surprises qui vont de pair, dans La Vie en spirale d’Abasse Ndione…

L’histoire de cette adolescente romantique, actrice dans un premier film à succès, en vacances avec sa mère-mentor de Cannes à Rome via Paris, qui s’éprend intimement puis ouvertement d’un homme marié qui la tient d’abord à distance avant de lui céder du terrain, au risque de désagréger son couple déjà en voie de démolition malgré sa façade rassurante, au cœur d’un beau monde entre deux guerres, lui aussi en voie de destruction, où d’aucuns ont toujours plus à perdre que d’autres, dans Tendre est la nuit de Francis Scott Fitzgerald…

L’histoire de ce délinquant incarcéré dès ses seize ans, puis militaire au régime sec, déménageur, casseur de cailloux sculptant corps et mental à la mesure du bloc de haine qu’il porte en lui, faisant de sa personne un véritable fauve, un prédateur sans frein avec, pour unique horizon, la vengeance mijotée contre ce policier qui, huit ans auparavant, lui a fracassé la mâchoire à coups de crosse, et qu’il s’est mis en tête de lui servir froidement même s’il doit emprunter des chemins détournés, dans Prothèse d’Andreù Martin…

L’histoire de cette jeune épouse divisible en moult multiples, de ce décret international bouleversifiant les lois temporelles et humaines, de cet intraitable père de famille à qui son charitable fils évite de lui rendre la leçon qu’il lui avait administrée, de cette vieille bigote apprenant à ses dépens que l’accès aux portes célestes n’est pas aussi évident qu’elle a cru y contribuer sa vie durant et, pour commencer, de cet employé ministériel de troisième classe qui se découvre le pouvoir de traverser les murs, dans Le Passe-muraille de Marcel Aymé…

L’histoire de ce meurtre que l’on enterre avec la victime puis que la rumeur publique exhume et exhibe transformant un paisible cultivateur, étranger à l’affaire, en un bouc-émissaire idéal que l’on arrête, que l’on juge mais que l’on relaxe au grand contentement de ceux qui l’avaient dénoncé, à l’exception de lui-même qui va s’employer à obtenir la révision d’un procès que personne ne tient à revivre tant les habitants sont satisfaits de « leur » sympathique meurtrier, dans La Famille du forgeron de Massimo Bontempelli…

L’histoire de ce producteur qui, pour une série d’émissions télévisées, cherche un certain type de femmes, s’attachant aux pas plus particuliers de l’une d’entre elles, une ex-chanteuse qui avait enregistré avec succès deux quarante-cinq tours, voyant se dessiner une carrière de future vedette jusqu’à ce qu’elle passe, suite à la mort suspecte de son agent et amant, des pages arts et spectacles à la rubrique des faits divers puis qu’elle disparaisse de la circulation, totalement volatilisée, dans  Les Grandes blondes  de Jean Echenoz…


AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce critique redouté, sûr de lui comme sur son quant à soi et qui, au soir d’une existence en pointillés et d’un réveillon en solitaire, croise son destin sous les traits d’un skinhead qui tente de le racketter, qu’il frappe, mais qui le gratifie d’une mortelle boutonnière à ceci près que, reprenant conscience, une fraction de seconde plus tard, c’est lui qui tient le couteau ensanglanté en même temps que son propre cadavre gît au sol en lieu et place de son agresseur, dans Le Corps de l’autre de Georges-Olivier Châteaureynaud…

L’histoire de cet ouvrier-typographe qui, après avoir reçu une lettre de son père l’enjoignant à souhaiter la fête à sa mère de vive-voix, se retrouve presque malgré lui en route vers son île natale, d’abord sans destination précise, puis en direction du village où vit seule cette mère qu’il n’a plus revue depuis quinze ans et qui, au fil d’un dialogue à bâtons rompus et de deux étranges tournées, de souvenirs égarés en secrets bien gardés, voit ressurgir en lui des pans entiers de ses années enfouies, dans Conversation en Sicile d’Elio Vittorini…

L’histoire de cette femme mariée à un ex-lotisseur que le Jeudi noir a balayé comme un fétu de paille, depuis sans emploi mais avec une maîtresse, double situation que sa légitime ne peut supporter, qu’elle lui signifie, se retrouvant seule avec ses deux filles et qui, après maints démarchages réussit à se faire embaucher dans un restaurant avant d’en ouvrir trois bien à elle, malgré le décès brutal de sa cadette, jusqu’à sa rencontre avec un séduisant doux viveur et aux manigances de sa fille aînée, dans Mildred Pierce de James Mallahan Cain…

L’histoire de ce haut magistrat dont le décès donne aussitôt lieu, du côté de ses collègues, à une composition de chaises musicales à propos de mutations ou d’avancements respectifs, ainsi qu’un vrai soulagement quant au fait que le défunt soit un autre qu’eux-mêmes et l’occasion de dépeindre ce que fut sa vie, son ascension professionnelle, son habileté à naviguer dans la bonne société jusqu’à ce que la maladie vienne le frapper à son insu, prenant peu à peu toute la place, dans La Mort d’Ivan Illitch de Léon Tolstoï…

L’histoire de ce pensionnaire qui a abandonné volontairement les siens pour rejoindre un établissement où seules prévalent discipline et éducation, pour ne pas dire dressage, où la brutalité du directeur contraste avec les manières de sa sœur, où l’on apprend à obéir sans rechigner, où les règles de vie sont à ce point contraignantes qu’elles autorisent à jouir de l’art de les transgresser, où l’on réfléchit sur ce que l’on est réellement, tandis que se profile une réalité qu’on n’envisageait pas, dans L’Institut Benjaminta de Robert Walser…

L’histoire de cette épouse que les gendarmes réveillent pour lui annoncer qu’elle est veuve d’un mari victime d’un accident, qu’un inspecteur embarque pour la capitale où un commissaire l’informe que feu son conjoint avait braqué la succursale bancaire qui l’employait, à quoi s’ajoute l’impulsive maîtresse de ce mari soupçonnant l’inspecteur de n’être pas tout à fait blanc-bleu dans cette affaire, encore qu’il pourrait s’agir du détective que l’épouse avait engagé pour filer l’époux volage, dans Noces de soufre de Jean Amila…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce père et de sa fille, lui plutôt âgé, elle plus toute jeune, l’un à peine avare, l’autre un brin maniaque, épiés d’aussi près que leurs propres ombres pourraient le faire par une sorte d’observateur des moindres faits et gestes (qu’il remarque ou projette), elle se laissant mieux capter que lui d’autant que lorsqu’il se laisser aborder mieux vaut s’en défier, deux personnages qu’un romancier suivrait à la trace tel un enquêteur collé à leurs semelles mais qu’il sera contraint de laisser filer, dans Portrait d’un inconnu de Nathalie Sarraute…

L’histoire de cette famille respectable et respectée dont les quatre membres, présents au moment de la tragédie survenue en cette matinée du dimanche 15 novembre 1959, ont trouvé la mort donnée par deux repris de justice qui tenaient à réaliser un coup de plusieurs millions de dollars avant de s’expatrier pour le Mexique, et qui repartiront bredouille de chez leurs victimes, signant leur forfait d’un quadruple meurtre sinon sans mobile du moins sans raison apparente, dans De sang froid de Truman Capote...

L’histoire de ce prêtre qui, jadis, avait été sollicité par l’archevêché afin d’intercéder auprès des troupes cosaques ralliées aux Nazis pour qu’elles mettent un terme aux razzias et autres violences commises sur les populations du nord-Frioul et qui, ayant rédigé un compte-rendu de sa mission, éprouve le besoin de le compléter, notamment à propos de la figure controversée de cet officier antibolchevique qui entraîna ses hommes à la poursuite d’une chimère jusqu’à leur perte, dans Enquête sur un sabre de Claudio Magris…

L’histoire de ce maître-assistant d’université, obsédé par la perfection en matière de criminalité et qui, bien avant d’assassiner son épouse, expose comment il a réussi à étrangler une prostituée, à faire violenter une adolescente, à supprimer le fiancé de sa future victime en prenant pour cobayes des filles de mauvaise vie, sans être inquiété pour autant, à moins qu’un petit inspecteur de rien du tout ne vienne interrompre la série ou, au contraire, la proroger plus délictueusement encore dans Mes crimes imparfaits d’Alain Demouzon…

L’histoire de ce jeune homme qui, au plan de carrière envisagé par ses parents et suite à une déconvenue amoureuse, choisit momentanément l’évasion et la solitude sur une presqu’île où il se lie avec un pêcheur de pieuvres et sa fille dont l’inquiétante réputation a franchi la langue de terre, surtout celle de cette fille qui a la mer pour pays et un dauphin pour amant mais que le jeune homme, comme aspiré par un irrésistible tourbillon convoitera jusqu’au défi inéluctable dans Une jeune fille nue de Nikos Athanassiadis…

L’histoire de cette héritière, séparée d’un mari qui lui mène la vie dure, à qui son avocat conseille un garde du corps, un ancien boxeur déchu qui devient son garde du cœur en protection rapprochée, tandis qu’un inspecteur, caustique et usagé, remonte lentement la piste d’un assassin qui a découpé le sein d’une gamine avant de le déposer chez une juge, et qui pourrait être ce peintre surgi d’un passé décomposé à condition de se fier aux apparences, dans Chronique sentimentale en rouge de Francisco Gonzalez-Ledesma…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cette famille quart-mondiste d’origine portoricaine dont deux des enfants vivent à New-York et deux autres sont demeurés à San-Juan où vit également leur mère, tour à tour domestique, prostituée, détenue, qui a appris à se battre avec une lame à rasoir dissimulée dans la bouche et, quoique quadragénaire, qui vient de prendre pour sixième époux un  jeune homme de dix-huit ans, à quoi s’ajoutent une myriade de témoignages sur cette tribu tératologisée, dans La Vida d’Oscar Lewis…

L’histoire de ce versificateur errant, à l’écart et au creux d’une foultitude de semblables, mêmes et différents, qui ne dédaigne pas profiter des largesses d’une sœur ou de la générosité d’une ancienne camarade d’université, la tête pleine d’idées confuses, nourrissant des pensées torrides à l’égard d’une jeune bonne, de ce vagabond tout d’une pièce, prompt à rebondir ailleurs que sur le bon sens commun, malheureux d’être ce qu’il est sans savoir au juste ce qu’il voudrait être, dans La Ruche de Camilo Jose Cela…

L’histoire de ce résistant de dix-sept ans enrôlé dans la guerre de l’ombre par un camarade de la mine, co-auteur d’un sabotage, d’un coup de main, d’une expédition punitive, pris et torturé par des miliciens et qui, trois ans après la Libération, se voit accusé de meurtre en compagnie de son supérieur, lequel sauvera sa tête tandis que son subordonné sera condamné à sept ans de réclusion sous les coups de boutoir d’un procureur qui officiait sous le régime pétainiste, dans La Mort n’oublie personne de Didier Daeninckx …

L’histoire de ces figures historiques dont tout le monde a entendu parler (Lénine, Castro, Villa, Ho-Chi-Minh, Guevara…) vues à travers des aventures singulières, cocasses, dramatiques, ainsi que ces figurants plus ou moins méconnus, comme cette candidate à la Maison-Blanche, en 1872, surgie d’un trou de l’Ohio pour finir dans un trou carcéral ou de l’une des filles de feu-Marx (initiales E.M.A.), traductrice de la Bovary de Flaubert qu’une union indélicate poussera au suicide, dans Le Jardin de Bakounine de Philippe Videlier…

L’histoire de ce jeune et doué citoyen afro-étasunien dont le père s’est hissé au sommet de sa hiérarchie à force de volonté et qui, s’il connait sur le bout des doigts la trajectoire paternelle, ignore le secret enfoui dans le tréfonds familial, un de ces replis aussi innommable que rédhibitoire qui va lui barrer tout net l’entrée de cette académie militaire de Colorado Springs à laquelle il aspirait tant et dont il va vouloir connaître la réalité vraie dans Jusqu’à ce que mort s’ensuive de Roger Martin…

L’histoire de cet adolescent aux cheveux blonds et aux épaules carrées (dont la mère tient une maison de passe maquillée en salon de manucure) qui, un soir, décide de poignarder un sous-officier allemand avec un couteau prêté par un trafiquant à peine plus âgé, afin de lui dérober le revolver qu’il a repéré dans l’étui du ceinturon, non pour commettre un acte de résistance, car ce jeune homme ne procède d’aucune appartenance collective, mais simplement pour supprimer un homme, dans La Neige était sale de Georges Simenon…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet employé de banque revoyant une femme qui s’était donnée à lui cinq ans auparavant, lui fixant rendez-vous dans la pinède de leur première étreinte où, après quelques tergiversations, elle s’offre une seconde et (croit-il) dernière fois, comme pour refermer une parenthèse, à ceci près qu’elle le relance, à l’exemple de la fille facile qu’elle n’est pas, avant d’être travaillée par le désir confus d’une attache qu’elle sait impossible et l’obsession d’un glissement vers une mauvaise vie, dans Une liaison de Carlo Cassola…

L’histoire de ce père et de ce fils qui s’ouvre le jour des obsèques de l’épouse-mère, la découverte par le fils de la maîtresse du père, de sa jalousie particulière à l’encontre de cette femme et des liens troubles qui s’installent entre eux, ce sentiment de haine qui va l’habiter jusqu’au paroxysme tandis que le veuf inventorie les effets de la morte avec les souvenirs qui s’y rapportent, pendant qu’au-dessus de ces vies déchirées plane l’ombre de la disparue, dans L’Enfant brûlé de Stig Dagerman…

L’histoire de cette femme coiffée d’un extravagant chapeau que l’on rencontre à un comptoir, avec qui l’on engage la conversation, qui se laisse même inviter au restaurant puis au spectacle, une femme qu’on remarque et qui, au moment fatidique, lorsqu’on aurait vitalement besoin d’elle parce que votre femme a été étranglée en votre absence et que vous êtes le seul et unique suspect, non seulement cette femme se dissout dans le paysage mais personne ne se souvient d’elle à vos côtés, dans Lady Fantôme de William Irish…

L’histoire de cet enquêteur, rescapé amochi de la guerre civile espagnole, déclaré inapte pour la Deuxième hécatombe globalisée, dont l’une des manies consiste à se laisser déporter vers l’ouest dès qu’il se met à extravaguer sur cette antique cité mésopotamienne où il a atterri le jour qu’il a reçu une balle de base-ball en plein front et qui, après trois mois de vaches étiques, s’est débusqué une affaire tranchant sur l’ordinaire comme lui sur ses collègues détecteurs, dans Un privé à Babylone de Richard Brautigan…

L’histoire de ce vieil homme, au crépuscule de ses plaisirs intimes qui, sur les conseils d’un ami, se met à fréquenter avec assiduité une étrange maison où, en « client de tout repos », comme la maîtresse des lieux surnomme ces pratiquants, il paie pour passer une nuit complète auprès d’une jeune fille plongée dans le plus profond des sommeils, s’aidant de ces corps abandonnés, pour se remémorer, entre fantasmes et lentes méditations, les amours de sa vie, dans Les Belles endormies de Yasunari Kawabata…

L’histoire de cette employée de librairie dont le compagnon flirte à son avantage avec une formule magique, mais aussi de cet employé des postes dont la langue s’orne de l’image du Christ, et encore de ce comptable qui se découvre le don de changer des pommes maraudées en fruits d’or, voire de cette enseignante surprenant chez elle l’un de ses anciens élèves en tenue de cambrioleur ou de ce gardien de cimetière aux prises avec une désévanouie en quête d’un collier, dans Nouvelles des enchanteurs de Jacques Bens…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de cet universitaire atteint par un âge qui ne devrait pas encore l’affaiblir au point de ne plus pouvoir satisfaire les appétits sexuels de son épouse mais qui doit se rendre à l’évidence, cependant qu’épris d’elle, il s’essaie à créer contours et détours pour pallier les pannes fatales dont il est la première victime, abusant de traitements chimiques, de photos plus ou moins crues, pour découvrir que la jalousie pourrait être le vrai moyen de revigorer l’un en satisfaisant l’autre, dans La Confession impudique de Junichiro Tanizaki…

L’histoire de ce couple pris de remords après avoir tout tenté pour abandonner leur bébé, de ces délinquants déroutés par la conduite du chauffeur qu’ils étaient censés braquer, de ce beau-frère dominateur dont on se défait sur une entourloupe, de ce mari laissé en plan par son épouse passant en revue les raisons de ce départ sauf la bonne, de ce commis sur la réserve embarqué par un fanfaron dans une virée qui tourne au désastre et d’une trentaine d’autres cas aussi piteux que misérables, dans Nouvelles romaines d’Alberto Moravia…

L’histoire de ce peintre en mal de créativité, veuf d’une épouse aimée, génitrice de leurs sept enfants, qui raconte à l’une de ses filles ce que fut leur mère – à cette fille plutôt qu’à ses autres enfants, peut-être parce qu’elle subit, avec un de ses frères, les outrages du régime, peut-être mieux parce qu’elle est celle qui ressemble le plus à sa mère – et qui d’anecdotes courantes en souvenirs prégnants délivre ses sentiments et ressentiments à l’égard de la vie, de son métier, de l’entourage dans Dame en rouge sur fond gris de Miguel Delibes…

L’histoire de cette faune venue en baver un par un au fond d’un trou minier argentifère du sud de la France, dirigé par un Anglais manchot et alcoolique, fourmilière de Sans-papiers ni plus rien, la plupart délogés de leurs pays respectifs par les régimes secs qui y sévissent, entre ceux qui rêvent encore et ceux qui n’espèrent plus grand-chose, tous exploités jusqu’au détroussement, mal vus des autorités légales, comme échoués sur cette « île flottante attachée à la queue du diable », dans Les Javanais de Jean Malaquais…

L’histoire de ces deux garçons et de cette jeune fille issus de la bourgeoisie triestine, trois adolescents étrangers aux problèmes du monde, tout voués à leurs premiers émois au travers de gestes équivoques, d’allusions plus ou moins intentionnelles, de non-dits lourds de sens, de désirs brûlants en pâles atermoiements, jusqu’à ce qu’un intrus mieux armé pour ce type de joute n’emporte la décision qu’elle attendait d’un autre, quelques heures avant le drame final, dans La Vie ardente de Pier-Antonio Quarantotti-Gambini…

L’histoire de cet homme qui a décidé de parler, de confesser ce qu’il nomme une crise, qui choisit de le faire par tous les moyens dont il dispose et qu’il lui sied, fabulation et simulacre inclus, la vérité n’étant jamais où on l’attend ni où l’on veut bien l’entendre, de cette crise qui s’ouvre dans un dancing avec l’invitation lancée à une étrangère, entraînant chez notre sujet une érection orale, une logorrhée clinique qu’interrompra l’éclat de rire de la dame sans parler du retournement final, dans Le Bavard de Louis-René des Forêts…

AVEZ-VOUS LU ?

L’histoire de ce jeune brigadiste étasunien venu se jeter corps et biens dans la guerre civile espagnole, parce que c’est en ces années de peste brune que se joue le futur immédiat de l’humanité, au cœur même de cette lutte à mort, classe contre classe, que ses promoteurs franquistes conduisent avec le fanatisme sauvage des guerres de religion, face à des troupes républicaines légalistes mais sous équipées, et lui-même rongé par des problèmes d’homme et de nostalgie, dans Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway…

L’histoire de cet agent secret, ni penseur ni philosophe, utilitariste basique, grossièrement dit espion ou contre-espion selon le camp pour lequel on opère dans cette guerre de l’ombre, froide, où tous les mauvais coups sont permis, aussi bien par ceux d’en face que par les siens, lui justement qui avait payé pour le savoir, pion parmi les pions, lui que ses supérieurs paraissaient avoir relégué dans les oubliettes mais qui voulait sa revanche à n’importe quel prix fut-ce celui de sa vie, dans L’espion qui venait du froid de John Le Carré…

L’histoire de ce brillant Sujet s’apprêtant à se lancer sur les traces de Dante dont il a choisi de faire le centre de sa thèse, quand la guerre (la drôle de…suivie de la débâcle) retrousse ses babines voraces, renvoie les projets aux calendes, promulgue des décrets antisémites, prologues à une chasse ethnique plus radicale encore qui expédie le brillant Sujet et sept dizaines de milliers de ses congénères français et apatrides dans des camps où certains sont prêts à tout y compris à l’inimaginable, dans L’anus du monde de Daniel Zimmermann…

L’histoire de cette couturière à domicile, veuve quasi-quinquagénaire qui, suite à la lecture d’une petite annonce matrimoniale, se retrouve dans le pavillon et le lit d’un récent veuf presque soixantenaire, flanqué d’un fils de trente ans, d’un genre plutôt verrouillé, pour tout dire bizarroïde, vivant à moitié reclus dans le souvenir amoureux de sa mère, et avec lequel, à la mort soudaine de son père à lui et de son mari à elle, la double veuve va devoir, si l’on peut dire, composer, dans Belle-mère de Claude Pujade-Renaud…

L’histoire de cet industriel qui a profité du premier conflit mondial pour s’enrichir dans le commerce des armes et son assassinat imputé à des anarchistes décidés à venger la mort d’un journaliste qui aurait été tué par des hommes de main dudit industriel, mais aussi de ce dandy trafiquant d’armes victime de l’incendie de son usine et d’un agrégat de personnages dont les destins se croisent au sein d’une capitale catalane minée par les grèves, les attentats, la répression, dans La Vérité sur l’affaire Savolta d’Eduardo Mendoza…

L’histoire de ce carré de jeunes gens accusés de vols et d’un double meurtre que leur meneur a reconnus et dont le récit est rapporté, dans toutes ses anfractuosités, par un de leurs amis ou, tel qu’il se définit lui-même, sinon un ami au sens où on l’entend communément, une connaissance  « d’un certain degré et d’une certaine nature » qui, sans les apprécier plus que cela et réciproquement, a eu quelque chose en commun, d’étroit, de secret même dont une jeune femme aurait été l’enjeu intime, dans Procès à Volosca de Franco Vegliani…

 

QUELQUES ESSAIS ESSENTIELS
La plupart des ouvrages suivants possèdent un point commun : ils n'ont bénéficié d'aucune publicité de la part des médias.

Howard ZINN
Une histoire populaire des Etats-Unis 
qui place les spécialistes français des USA face à leurs manques ou à leurs mensonges...

François-Xavier VERSCHAVE
La Françafrique et Noir silence
qui concentrent les exactions et les crimes de guerre commis par le pays dit des Droits de l'Homme...

Annie Lacroix-Riz
Industriels et banquiers sous l'Occupation
qui énonce comment ces deux corporations ont su mettre à profit chacune des années de guerre...

Dominique LORENTZ
Une Guerre
qui dévoile comment un accident d'avion peut cacher un assassinat en cas de désobéissance affairiste...

Charles WRIGHT-MILLS
L'Elite du pouvoir
qui analyse méthodiquement la collusion des hommes-liges du complexe militaro-industriel étasunien...

Hannah ARENDT
Eichmann à Jérusalem
qui éclaire d'un point de vue affranchi les tenants et aboutissants de la solution finale...

Curzio MALAPARTE
Technique du coup d'Etat
qui dépeint les putschs européens en traçant de leurs auteurs des portraits au rasoir...

Michel PINCON et Monique PINCON-CHARLOT  
La Violence des riches
qui décrit, exemples à l'appui, l'univers impitoyable des castes dominantes...

Moisei OSTROGORSKI
La démocratie et les partis politiques
qui expertise la véritable raison d'être de ces agrégats plus ou moins opportunistes...

Hubert DESCHAMPS
Histoire de la traite des Noirs de l'Antiquité à nos jours
qui pose un regard à cru sur la mise en esclavage de centaines de millions d'êtres humains...

Jean VERMEIL
L'autre histoire de France
qui détaille un concentré d'horreurs méconnues ou volontairement ignorées des manuels d'histoire...

Daniele GANSER
Les Armées secrètes de l'OTAN
qui met à nu les filières du terrorisme étasunien en Europe

Jean STERN
Les Patrons de la presse nationale
qui atteste l'incompatibilité d'humeur entre millionnaires et information

Duncan CAMPBELL
Surveillance électronique planétaire
qui révèle les systèmes de l'espionnite à la sauce étasunienne

Maxime VIVAS
La Face cachée de Reporters sans frontières
qui prouve comment un poisson volant pourrit de la tête...

Jacques R. PAUWELS
Le Mythe de la bonne guerre
qui implose la légende séculaire des Etats-Unis sauveurs de tout le monde...

Robert JAULIN
La Paix blanche
qui démontre le passage des massacres d'Indiens à leur assimilation ou de génocides en ethnocides...

David YALLOP
Le Pape doit mourir
qui meten lumière des réalités aussi vraies que dérangeantes mais qui restent toujours bonnes à dire...

Philippe BURRIN
La France à l'heure allemande
qui embrasse durant quatre années d'occupation les divers comportements au sein de la société...

Eric HAZAN
L'Invention de Paris
qui déambule au coeur d'une capitale décalée ou enfouie, brassant acteurs anonymes ou connus...

Pierre DEFFONTAINES
L'homme et sa maison
qui perquisitionne toutes les formes d'habitats depuis la nuit des temps...

Yves BENOT
Massacres coloniaux
qui tord le cou aux thèses révisionnistes sur la soi-disant colonisation positive...

Catherine CLAUDE
L'Enfance de l'humanité
qui démonte les fausses routes sur la prétendue sauvagerie de l'Homme Premier...

Olivier RAZAC
Histoire politique du barbelé
qui déroule la fildeférique voie de ce faiseur d'enclos s'appliquant aux animaux comme aux hommes...

Mathieu RIGOUSTE
La Domination policière
qui dénoue la mécanique d'une violence commandée et impunie...

Maurice RAJSFUS
Drancy, un camp de concentration très ordinaire
qui présente sans détours la gestion quotidienne d'un univers concentrationnaire à la française...

Gérard BAUDSON
La Planète de l'Oncle Sam
qui décrypte les manoeuvres des Etats-Unis pour garder une main ferme sur son ordre mondial...

Norman G. FINKELSTEIN
L'industrie de l'Holocauste
qui expose la façon dont une horreur humaine a pu glisser dans l'affairisme le plus vulgaire...

Michael HOWARD
La Guerre dans l'histoire de l'Occident
qui remonte le temps des conflits pour mieux nous conduire à ceux de notre époque...

Zeev STERNHELL
La Droite révolutionnaire
qui explique avec toute la rigueur nécessaire les véritables origines du fascisme, ce virus bien français...

Marc FERRO (sous la direction de)
Le Livre noir du colonialisme
qui examine au cas par cas cinq siècles d'esclavagisme et d'extermination...

Henry David THOREAU
La Désobeïssance civile
qui s'affirme comme le plus vibrant plaidoyer dédié à la non-collaboration...

 

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Les ouvrages suivants possèdent deux propriétés communes : la pédagogie et le décalage.

Giuseppe PONTIGGIA
Le Jardin des Hespérides
qui affine en l'élargissant le goût de lire par l'acuité de ses réflexions et son choix de la diversité...

Robert-Louis STEVENSON
Essais sur l'art de la fiction
qui dénote une singulière vision du problème et un amour immodéré pour le roman vrai...

Linda LÊ
Tu écriras sur le bonheur
qui invite à des séjours éclairants sur une pluralité de continents romanesques...

Julien GRACQ
En lisant, en écrivant
qui rapporte les préférences et les influences d'un auteur une fois sa propre oeuvre achevée...

Italo CALVINO
Pourquoi lire les classiques
qui incite à la nécessité de s'y plonger tout en mettant son érudition à la portée de tous...

Léon TROTSKY
Littérature et révolution
qui dame le pion aux critiques professionnels par sa liberté de ton et ses remarques avérées...

Emile VUILLERMOZ
Histoire
de la musique
qui confère à cet art majeur l'extrême attention et toute la précision qu'il mérite...

Alberto MANGUEL
Une histoire de la lecture
qui affiche une connaissance encyclopédique sans pour autant décourager le lecteur de la partager...

Régis DEBRAY 
Allons aux faits 
qui rend plus intelligible un certain réel et son lecteur plus intelligent...

Marc PETIT
Eloge de la fiction
qui déjoue les poncifs engrangés et ressassés autour de cette notion...

Jacques CABAU
La Prairie perdue
qui présente une histoire du roman étasunien à travers ceux des auteurs qui l'ont réellement faite...

Stefan ZWEIG
Essais III
qui combine avantageusement indices biographiques et observations critiques d'une rare acuité...

Jean-Paul SARTRE
Qu'est-ce que la littérature ?
qui pose quelques questions essentielles tout en y répondant didactiquement...

Jean-Pierre BERTIN-MAGHIT (sous la direction de)
Une histoire mondiale des cinémas de propagande
qui interroge toutes les formes et forces de manipulations par l'image...

Gilles DELEUZE
L'Image-temps et L'Image-mouvement
qui expriment sur le cinéma des analyses fort éloignées des sentiers battus de la critique...

A SUIVRE...

et en attendant, pour compléter cette bibliothèque, rendez-vous sur l'onglet Apartés, à la rubrique Le Roman en questions.